Land frontalier avec la Pologne et la République tchèque, espace partagé entre la plaine de l’Elbe et la « Suisse saxonne », riche duché monarchisé par Napoléon, fief industriel meurtri par l’Histoire, la Saxe gagne à être connue. Et la dynamique Dresden, entre vitrine historico-touristique, ville universitaire et vive contre-culture, est des plus agréables à vivre.

L’anémique lien avec Strasbourg a peu souvent permis de dépasser les déclarations d’intention. De rares voyages scolaires, une bourse pour l’échange universitaire méconnue des étudiants, d’anciennes collaborations des orchestres philharmoniques respectifs,… Sans prétendre à l’exhaustivité, les initiatives pour la découverte mutuelle tendent à se faire rares.

En 2010, le partenariat sera vieux de 20 ans. Les deux villes choisiront-elles de le redécouvrir et de consommer enfin leur hyménée ? Celui-ci compte encore trop peu de témoins avertis chez les habitants respectifs.

Sans nuire à ses efforts pour gonfler sa stature européenne, rejoignant le transfrontalier local avec la position de Stuttgart également jumelée avec Strasbourg et Dresden, ce partenariat ne peut que servir Strasbourg en la projetant vers une Europe centralement élargie.

Si le Maréchal de Saxe se repose en l’église Saint-Thomas, la Belle Strasbourgeoise, elle, ne s’abandonne pas facilement aux sirènes de la Florence de l’Elbe.

  • Une maigre présentation du partenariat sur le site de la ville de Strasbourg: le lien
  • Et la version de la ville de Dresden, quelque peu plus riche: le lien
  • Avec un catalogue des échanges entrepris dont l’ampleur surprendra plus d’un strasbourgeois germanophile, mais qui ne semble pas pouvoir concerner une large population et dont l’auteur conteste le dopage : le lien

(Photo: Wasserhaus à Dresde)