ngocLiem Hoang Ngoc (Socialistes et Démocrates), nouveau député européen PS de la circonscription Grand Est est « Ulcéré" par ce qu'il estime être un "accord technique. Un accord qui brouille le message politique ». Il regrette par ailleurs que « le changement de nom (du groupe politique - celui-ci n'étant plus appelé "Parti socialiste européen" mais "Socialistes et Démocrates") n’est pas non plus de nature à clarifier les choses ».

Il a aussi constaté ce matin un « divorce entre l’atmosphère consensuelle entre parlementaires européens et le ressenti des peuples (qui doutent du projet européen)».
Il reste cependant combatif pour la législature qui débute aujourd’hui et pense qu’il y aura des marges de manœuvre dans les commissions. « La crise rebat les cartes et ouvre la voie à ceux qui défendent ,comme moi, la régulation des marchés financiers »

lunacekL’autrichienne, Ulrike Lunacek (Les Verts) a salué l’élection de Jerzy Buzek : « C’est une personne qui a mérité les applaudissements. Il était membre de Solidarnosc dans la résistance et pour certains sujets il a été un député courageux qui n’a pas hésité de voter à l’encontre de sa fraction. L’élection de ce polonais protestant a illustré en quoi la religion n’a pas joué pour ce vote ».
Elle a aussi reconnu les prises de position passées du nouveau président du Parlement européen : «en tant que polonais il a adopté des points de vues en faveur des homosexuels. C’est donc un homme connu pour son libéralisme. Il y aura là beaucoup de défis à affronter pour lui. C’est un homme qui s’est engagé pour le droit des minorités ».

La nouvelle eurodéputée verte a tout de même regrettée qu’une femme n’ait pas été élue à la présidence du Parlement européen : « bien évidemment j’aurais préféré qu’une femme soit à sa place. Mais pour sa concurrente (Eva Britt Svensson, Gauche Unitaire Européenne) ses idées ne m’ont pas toutes convaincues. C’est pour ça que je ne lui ai pas donné ma voix. »

datiRachida Dati (Parti Populaire européen) a, quant à elle, insisté sur le symbole et l’importance de l’élection de Jerzy Buzek : « C’est un moment qui honore l’Europe orientale mais aussi le parcours d’un homme, une personnalité une résistance. »

Interrogée sur l’absence de français dans le bureau du Parlement européen, qui devrait être élu cet après midi, elle nous a confié qu’il s’agissait d’un « choix politique et (d’) une stratégie élaborée en groupe et assumée ».

Photo : @ European Parliament / Pietro Naj-Oleari