Après que les étudiants grévistes ont été évacués de la faculté de sciences humaines de Strasbourg dans la nuit de vendredi à samedi, on apprend que les sans-abris seront amenés à quitter le centre-ville. Les contrôles s'intensifient considérablement alors que Michèle Alliot-Marie, ministres de la Défense vient contrôler le dispositif de sécurité strasbourgeois et frontalier.

La presse étrangère se plaît jusqu'ici plus à commenter la volonté française de retourner dans le commandement armé de l'OTAN et la fin d'une "exception française" que le sommet lui-même . "La France abandonne sa ligne Maginot pour rejoindre l'OTAN", titre the Independant. Nos voisins s'étonnent d'ailleurs du résultat des sondages quant à la position de la population française face à cette décision. "Des sondages surprenants: il est étonnant que les Français ne soient pas contre le retour au sein de l'OTAN. Cette réintégration ne pourra pas faire l'objet d'un sujet de campagne électorale à la veille des élections européennes", déclare Gerd Krönke dans la Süddeutsche Zeitung. Si ce n'est pas pour la France, la Neue Züricher Zeitung rappelle quant à elle que "en particulier la Linkspartei voit dans le sujet (l'OTAN) une parfaite accroche pour les campagnes électorales" (ndlr: année d'élection multiples en Allemagne). Entre le rappel du choix de de Gaulle il y a plus de 40 ans et le soulignement du symbolisme de l'acte français alors que les relations avec les USA ne sont pas des plus enviables historiquement à ce sujet, la presse étrangère conclut unanimement que le retour de la France dans le commandement armé relève du "non-problème" et de l'évidence. Much Ado About Nothing, diraient les Anglais - Beaucoup de bruit pour rien. "Mais alors, si finalement la décision 'historique' de retourner à plein titre dans l'OTAN ne change rien, pourquoi y a t il un débat si retentissant?" se demande la Stampa.



Le responsable est tout trouvé pour les journalistes européens: "Général Sarkozy" (Süddeutsche Zeitung). La presse se délecte de commentaires amusés sur le personnage du président francais. "Le projet de Sarkozy est d'en faire (ndlr: de la réintégration de la France dans l'OTAN) une nouvelle scène de son activisme frénétique face à un Obama néophyte de la politique internationale". Il "lui fournit une nouvelle occasion favorable de dominer la scène médiatique"; conclusion de la presse italienne. "La croisade de M. Sarkozy pour confronter les mythes nationaux avec l'abattage des "vaches saintes" de la politique francaise", déclare The Independant. Et la presse allemande de conclure: "L'egotiste de l'Elysée cherche à valoriser son propre rôle".



Documentation et recherche: Véronique Strobel, Julie Beckrich, Lena Morel
Rédaction: Lena Morel

(Photo: FlickR/ctruongngoc)