Finalement , le projet historico-photogrpahique mériterait de s’étendre géographiquement (frontière 1, frontière 2): il est incontestable que la disparition physique des frontières dans l’espace Schengen a laissé derrière lui un paysage bien particulier. Les bâtiments douaniers frontaliers sont les premiers témoins d’un temps révolu, tout comme le Check Point Charly de Berlin témoigne du temps du rideau de fer. Le sens du “beau” des habitants ou passants serait aujourd’hui tenté de détruire ces murs décrépis aux yeux souvent crevés. En Alsace, certains passages frontaliers ont intégralement disparu (comme vers le Pont Pierre Pfimlin), d’autres conservent les stigmates voire survivent comme entre Kehl et Strasbourg. Mais si de leur vivant ces bâtiments n’ont pas susciter notre intérêt esthétique et ont plutôt laissé la place à une certaine appréhension, on peut aujourd’hui les observer d’un autre oeil, moins lié à l’affect, et nous intererroger sur ce que représenterait leur destruction.

Ils sont un morceau d’histoire contemporaine. Et comme le souhaite aussi Ctortecka et Jostmann, ces postes frontières laissés à l’abandon peuvent nous amener à réfléchir au sens de Schengen.