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  <title>Le CLANdestin européen</title>
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  <description>L'Europe vue par Babel Strasbourg</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 22:58:47 +02:00</pubDate>
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    <title>Schengen efface les frontières, mais renforce les coopérations douanières</title>
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    <pubDate>Mon, 18 Aug 2008 08:00:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>L'Europe en marche(s)</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Strasbourg, le 18 août 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Lucie Dupin&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/police.jpg&quot; alt=&quot;police.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Effacées par Schengen, les frontières intérieures de l’Europe ne constituent plus de barrières aux déplacements. Une certaine coopération entre les forces de l’ordre frontalières est tout de même opérationnelle sur de nombreuses tranches de frontières terrestres.
Le centre franco-allemand de coopération policière et douanière (C.C.P.D)  de Kehl, ville frontière avec Strasbourg, est le premier à avoir vu le jour et reste un exemple en la matière.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;De la convention d’application des accords de Schengen, signée en 1995, jusqu’à la création d’un centre de coopération policière et douanière au bord du Rhin, il n’y a qu’un pas. Ou plutôt qu’un accord, celui de Mondorf-les-bains. Datant de 1997, celui-ci permet une coopération franco-allemande en zone frontalière.
Le centre a d’abord été installé à Offenburg en 1999 puis a été déplacé à Kehl en 2002. L’équipe se compose d’une soixantaine de policiers et gendarmes allemands et français. Ils travaillent dans une ambiance bilingue au quotidien, pré-requis pour intégrer le personnel.
Ces équipes binationales n’interviennent  pas sur le terrain. Il s’agit d’un service de soutien qui constitue une interface entre deux systèmes juridico-administratifs distincts.
Le centre devient alors une passerelle pour coordonner les procédures pénales et judiciaires des deux pays, à l’aide d’outils européens, tels que le mandat d’arrêt européen (1).
L’atout de la coopération réside principalement dans la continuité de la répression, indépendamment des frontières. Le centre ne se substitue pas aux mécanismes mondiaux et européens tels Interpol Europol. Il a au contraire une vocation régionale et bilatérale. Ce service opère en effet sur la zone frontalière qui regroupe trois départements français et deux Länder allemands, soit environ 500 km.
Les missions du centre ne se cantonnent cependant pas exclusivement au local. Toute enquête au cours de laquelle surgissent des barrières linguistiques peut être épaulée par le C.C.P.D. Le cas récent d’une mineure allemande, retrouvée dans le métro parisien sans autorisation de sortie du territoire, a ainsi reçu le soutien de Kehl concernant la partie allemande de l’enquête.
Le C.C.P.D n’est pas le seul organe du genre. Il en existe sur toutes les frontières terrestres de la France et de l’Allemagne, nés à la suite d’accords bilatéraux spécifiques. Son organisation et son fonctionnement servent néanmoins d’exemple à la création de nouveaux, par exemple aux frontières germano-tchèque et germano-polonaise.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Le développement de la coopération policière transfrontalière a certes facilité l’accès à de nouveaux territoires d’action. Cette ouverture nécessite cependant une maîtrise totale des règles de droit, applicables de part et d’autre des frontières, pour minimiser le risque de fautes professionnelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(1) Institué par la décision cadre 2002/584/JAI, du 13 juin 2002, ce mandat d'arrêt permet une simplification des procédures d'extradition entre États membres de l'Union européenne. Il est défini comme toute décision judiciaire adoptée par un État membre en vue de l'arrestation ou de la remise par un autre État membre d'une personne aux fins de&amp;nbsp;: l’exercice de poursuites pénales&amp;nbsp;; l’exécution d’une peine&amp;nbsp;; l’exécution d’une mesure de sûreté privative de liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Centre de coopération policière et douanière&lt;/strong&gt;
Hafenstraße 5, D-77694 Kehl,
Tél.: +33 (0)3 90 23 13 61
et +49 (0) 7851/8895-400&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>« Nous avons besoin de médias qui traitent des questions européennes! »</title>
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    <pubDate>Thu, 14 Aug 2008 20:00:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Stammtisch</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Kerstin Acker&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.IMG_2655_s.jpg&quot; alt=&quot;IMG_2655.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Anka Wessang est directrice du &lt;a href=&quot;http://www.club-presse-strasbourg.com/&quot;&gt;Club de la Presse de Strasbourg&lt;/a&gt; et a accepté de nous parler de ce qui fait l’identité toute particulière de ce  Club. L’association, créée en 1978 et présidée aujourd’hui par Vladimir Wasak (journaliste à Arte,) organise des débats, rencontres et manifestations diverses et compte parmi les instances qui animent la vie publique alsacienne. Le Club de la Presse de Strasbourg n’hésite d’ailleurs pas à s’exprimer sur des thèmes qui ne seraient probablament pas traités dans d’autres médias.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment est né le Club de la Presse de Strasbourg ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Club de la Presse de Strasbourg est né il y a trente ans de la volonté de journalistes de créer une association inter-profesionnelle qui leur permettrait de se rencontrer. Au fur et à mesure, le Club de la Presse s’est développé et a intégré d’autres acteurs de la vie strasbourgeoise, tant des entreprises que des associations, ce qui nous permet de compter  aujourd’hui 650 membres. Cela offre toutes sortes de passerelles entre les professions&amp;nbsp;: les journalistes ont la possibilité de nouer des contacts dans tous les domaines et réciproquement. Si le Club est aujourd’hui ouvert à différentes professions, il reste bien sîr dirigé par des journalistes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est aujourd’hui la vocation du Club de la Presse de Strasbourg ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Club de la Presse rassemble les Strasbourgeois autour des questions d’actualité&amp;nbsp;: nous organisons des débats, des conférences, nous animons aussi la vie publique, en essayant d’alerter les personnes sur des questions qui ne seront peut-être pas traitées dans les médias. Notre but est aussi de nous questionner sur la profession de journaliste entre autre par l’organisation de débats, permettant ainsi aux gens de venir s’exprimer à cette occasion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels liens entretenez-vous avec «&amp;nbsp;Reporters sans frontières&amp;nbsp;» ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes le relais logistique de «&amp;nbsp;Reporters sans frontières&amp;nbsp;» depuis plusieurs années. Nous permettons aux journaliste-correspondants de compter sur un local, sur un réseau, sur une adresse postale et en général sur toute les chose logistiques que le Club de la presse peut mettre à disposition. Nous entretenons évidemment d’excellentes relations avec eux et nous les soutenons justement dans leur initiative sur les JO de Pékin. Nous allons très prochainement accrocher des panneaux à ce sujet sur la façade du Club de la presse et nous essayons de faire part au plus grand nombre de toutes leurs initiatives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Club de la Presse Strasbourg est membre de la fédération des «&amp;nbsp;press clubs européens ». Quels avantages en tirez vous pour votre travail européen ?&lt;/strong&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/logo_cp.gif&quot; alt=&quot;logo_cp.gif&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le principal est d’avoir des contacts et des relais dans d’autres capitales européennes, ce qui nous permet de faire réagir des journalistes étrangers sur des questions qui peuvent contenir un aspect européen ou soulever une problématique européenne&amp;nbsp;: autrement dit, de ne pas avoir exclusivement le point de vue d’un journaliste français. Nous avons la chance au Club de la Presse de Strasbourg de pouvoir compter sur des membres très «&amp;nbsp;européens&amp;nbsp;» : sur les 150 membres journalistes, un bon tiers sont des journalistes étrangers en France (Allemands, Anglais, Espagnols, Italiens, Turcs...). C’est une richesse interne. Nous constatons d’ailleurs chez nos membres une grande volonté de faire connaître toutes les institutions présentes à Strasbourg (Parlement, Conseil etc.) et un vif intérêt pour les questions europénnes car ils y sont confrontés quotidiennement. Nous avons aussi la chance d’avoir des médias (les DNA et l’Alsace) où l’Europe a une vraie place.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A-t-on une responsabilité supplémentaire quand on est le Club de la Presse de la capitale européenne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous n’avons peut être pas de responsabilité particulière à proprement parlé puisque nous sommes une association&amp;nbsp;: on y adhère ou pas. Je ne pense pas que nous ayons une mission vis-à-vis de la société en géneral. Mais il est vrai qu’à Strasbourg nous nous intéressons d’avantage aux questions européennes, ne serait ce que par la proximité que nous avons avec les institutions européennes. L’Europe n’est pas aussi présente dans les autres villes francaises, mais bien souvent la population ne s’y intéressera pas d’elle même&amp;nbsp;: elle ne se rend pas forcément dans les institutions européennes strasbourgeoises alors que nous avons tout sur place. En tant que journaliste, de nombreuses possibilités s’offrent à nous et nous essayons d’en profiter pleinement et d’en faire profiter aussi la population strasbourgeoise. Nous avons besoin de médias qui traitent des questions européennes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les Géorgiens de Strasbourg se mobilisent au carrefour de l’Europe</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/08/14/Les-Georgiens-de-Strasbourg-se-mobilisent-au-carrefour-de-lEurope</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Aug 2008 00:55:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>L'Europe vue d'ici</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Lucie Dupin et Gabriela kukuckova&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Strasbourg, le 13 aout 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.Georgiens-Conseil_Europe_s.jpg&quot; alt=&quot;Georgiens-Conseil_Europe.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Les tensions en Ossétie du Sud existent depuis que cette province séparatiste pro-russe a proclamé son indépendance vis-à-vis de la Géorgie en 1992. La majorité des Ossètes aspire à rejoindre la Fédération de Russie. La situation s’est aggravée le 7 août quand deux soldats géorgiens ont été tués et trois grièvement blessés dans la région de l’Ossétie. Cela a provoqué une vaste intervention aérienne et terrestre géorgienne qui voulait «&amp;nbsp;rétablir l’ordre constitutionnel sur l’ensemble du territoire».&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La Russie est entrée dans le conflit le 8 août. Le premier ministre Vladimir Poutine a annoncé des &quot;mesures de rétorsion&quot; contre les Géorgiens, qui d’après lui, ont de facto lancé les hostilités. Le Président russe, Dmitri Medvedev, pour sa part, a averti que son pays ne laissera pas &quot;impunie&quot; la mort de ses &quot;compatriotes&quot; en Ossétie du Sud. La Russie a envoyé des renforts en Ossétie du Sud pour y appuyer les séparatistes. L'aviation russe est intervenue, multipliant les raids hors de la région ossète. La Géorgie, quant à elle, a accusé la Russie d’être entrée sur son territoire et de viser un oléoduc stratégique reliant l'Asie à l'Europe.
Le 12 août, les troupes russes ont reçu l’ordre de stopper leur avancée en Ossétie du Sud. Le déplacement de Nicolas Sarkozy, représentant de l’Union européenne, dans la zone du conflit, s’est concrétisée par un plan de paix accepté par les deux parties. La situation reste cependant plus que tendue, les opposants s’accusant mutuellement de poursuivre les combats.
C’est dans ce contexte que Café Babel Strasbourg a rencontré des manifestants géorgiens, mobilisés depuis les premiers affrontements.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Face au Conseil de l’Europe, la communauté géorgienne de Strasbourg et d’Alsace soutient son pays depuis le début des conflits.  Porte-drapeaux, distributeurs de tracts, porte-paroles de ce mouvement spontané se relaient pour «&amp;nbsp;montrer à l’Europe que les Géorgiens de France se mobilisent pour leur cause ». C’est ce que déclare avec verve une jeune géorgienne. Elle défend les positions pacifistes du rassemblement formé à Strasbourg, au cœur du quartier européen, à deux pas des consulats. Le mouvement de soutien, mobilisant une soixantaine de Géorgiens s’est rapidement organisé à travers le réseau de la communauté strasbourgeoise. Aux lycéens, étudiants et travailleurs d’origine géorgienne installés en France, s’ajoutent des sympathisants de la cause géorgienne, qui pensent aux familles restées sur place et à celles parties au pays pour les vacances avant les affrontements. Les actions d’occupation de l’espace public visent à sensibiliser les passants sur les enjeux et issues du conflit. Tandis que certains distribuent une note explicative sur la situation en cours, d’autres agitent de grands drapeaux rouges et blancs. Quelques coups de klaxons timides en signe d’approbation sont lancés sur l’avenue qui longe le quartier européen. Le soutien semble plus marqué du côté des membres du consulat de Géorgie. Les jeunes manifestants affirment que l’on se déplacerait régulièrement pour apporter les dernières nouvelles. La plus récente signale un plan de paix soutenu par l’UE. Cette annonce ne laisse pourtant pas dupes les jeunes qui portent la voix du mouvement. Cela ne les fera pas plier boutique immédiatement. Au contraire, ils sont prêts à rester présents dans les rues de Strasbourg jusqu’au retour à une situation totalement apaisée. Une action générale était encore prévue mercredi 13 août.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La ville de Strasbourg réagit</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/08/12/La-ville-de-Strasbourg-reagit</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 19:30:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&quot;Roland RIES assure le Parlement européen de son soutien pour une remise en état rapide de l’hémicycle&quot;. La réaction de M. Roland Ries, maire de la ville de Strasbourg ne s'est pas faite attendre. Dans un communiqué, on apprend que Ie Maire de la ville, &quot;informé du dégât qui s’est produit dans l’hémicycle du Parlement européen, est rentré de congés pour se rendre compte sur place de la situation. Il a tenu à assurer les autorités du Parlement du plein soutien de la Ville et de sa disponibilité pour les assister&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les services de la ville «&amp;nbsp;sont pleinement associés aux réunions techniques du Parlement européen&amp;nbsp;» en vue de remettre l’hémicycle en état.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Roland RIES a également déclaré&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous sommes confiants dans la capacité du Parlement à faire face à cet incident. Nos services sont mobilisés pour l’aider à organiser comme prévu les sessions plénières de septembre.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Urgent : Le ciel nous tombe sur la tête</title>
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    <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 18:46:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Dans la nuit de jeudi à vendredi, une partie du faux-plafond de l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg s’est effondré. Les images de Stras Tv sont édifiantes. Nul doute que certains lobbyistes anti Strasbourg se serviront de l’évènement pour faire valoir leur volonté de longue date&amp;nbsp;: mettre fin aux sessions parlementaires à Strasbourg.&lt;/p&gt;


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&lt;/object&gt;
&lt;br /&gt;Le Parlement européen s'effondre 
&lt;/div&gt;
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    <title>Devenez Membre de Babel Strasbourg</title>
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    <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 15:58:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Rejoignez-nous!</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.roundtable_s.jpg&quot; alt=&quot;roundtable.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous êtes un de nos plus &lt;em&gt;fidèles lecteurs&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Ou peut-être &lt;em&gt;un strasbourgeois&lt;/em&gt; qui aimerait participer à la vie associative de sa ville&amp;nbsp;? Ou encore &lt;em&gt;un fervent sympathisant&lt;/em&gt; de l’association&amp;nbsp;? Ou tout simplement &lt;em&gt;un européen convaincu&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors n’ayez plus aucune hésitation, &lt;strong&gt;devenez membre de Babel Strasbourg&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;*****************************************&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Un Babel Strasbourg pour chacun&amp;nbsp;!&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Les bénévoles de Babel Strasbourg :&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
Vous êtes ou vous désirez devenir bénévole de l’association. Vous aimeriez vous investir dans son développement en rejoignant l’une de nos équipes&amp;nbsp;: La rédaction, L’événementiel, L’administration.&lt;br /&gt;
Pour cela aucun problème, adhérez à Babel Strasbourg et intégrez l’équipe de bénévoles que vous souhaitez.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En adhérent à l’association en tant que bénévole, vous deviendrez &lt;em&gt;un membre actif&lt;/em&gt; de l’association. Vous possèderez par conséquent un droit de vote lors des Assemblée Générale. Vous bénéficierez bien sur de certains avantages&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Vous serez conviés à participer à la vie associative de l’association et aux Assemblées Générales,&lt;/li&gt;
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&lt;li&gt;Vous disposerez d’une carte de membre de Babel Strasbourg.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Les sympathisants de Babel Strasbourg :&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
Vous êtes un sympathisant de notre association et aimeriez participez à son développement sans pour autant devenir bénévole. Et bien&amp;nbsp;! Nous  avons pensé à vous en fondant &lt;strong&gt;le Club Babel Strasbourg&lt;/strong&gt;. &lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/Club_Babel_Strasbourg-pt.jpg&quot; alt=&quot;logo&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Ce club, qui fait partie intégrante de l’association, a pour vocation de réunir toutes les personnes désirant soutenir Babel Strasbourg de façon concrète !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


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&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Vous serez conviés à participer à la vie associative de l’association,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vous serez invités par le Président à assister aux Assemblées Générales,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vous recevrez des invitations pour tous nos évènements (Rencontres de Babel, Rencontres de Babel exceptionnelles,  Week-end spécial, …),&lt;/li&gt;
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&lt;li&gt;Vous disposerez d’une carte de membre du Club Babel Strasbourg.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/Adh_sion1.jpg&quot; alt=&quot;Adh_sion1.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;*****************************************&lt;/p&gt;

&lt;h2&gt;Comment devenir membre de Babel Strasbourg&amp;nbsp;?&lt;/h2&gt;

&lt;p&gt;Comme dans toute association, pour adhérer de Babel Strasbourg  vous devrez vous engagez à&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;respecter les statuts de l’association validés par la dernière Assemblée Générale,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;signer à la charte de l’association Babel Strasbourg,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;et enfin payer une cotisation annuelle.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En acceptant ces trois points vous deviendrez un membre à part entière de Babel Strasbourg et pourrez vous investir à votre guise dans le développement de l’association.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;=&amp;gt; Pour cela vous pouvez &lt;strong&gt;télécharger le bulletin d’adhésion&lt;/strong&gt; (en bas de cette page) et nous &lt;strong&gt;le renvoyer à l’adresse suivante&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Babel Strasbourg – Maison des associations – 1a, place des orphelins – 67000 Strasbourg&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si vous désirez de plus amples informations, n’hésitez pas à nous contacter&amp;nbsp;: &lt;em&gt;strasbourg@cafebabel.com&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/Babel_Strasbourg_Bulletin_adhesion_2008-2009.pdf"
      length="58664" type="application/pdf" />
    
    
          <comments>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/08/11/Devenez-Membre-de-Babel-Strasbourg#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>« Il faut sortir de cette attitude trop défensive et montrer ce que Strasbourg peut apporter à l’Europe »</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/08/07/Il-faut-sortir-de-cette-attitude-trop-defensive-et-montrer-ce-que-Strasbourg-peut-apporter-a-lEurope</link>
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    <pubDate>Thu, 07 Aug 2008 11:22:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>L'Europe vue d'ici</category>
            
    <description>&lt;h5&gt;Strasbourg, Parlement européen, 8 juillet 2008&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Kerstin Acker&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.L300xH223_ries-8-c3280_t.jpg&quot; alt=&quot;L300xH223_ries-8-c3280.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Le 8 juillet dernier, Roland Ries, maire de Strasbourg, s’est rendu au Parlement européen pour s’exprimer sur le programme strasbourgeois de la Présidence française de l’Union européenne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a été accueilli par une habituée, la députée européenne Catherine Trautmann (PSE), également ancien maire de la ville (1989-2001). Cette dernière n’a pas manqué l’occasion de revenir sur le contexte difficile dans lequel s’ouvre la présidence française de l’Union européenne. Elle s’est notamment exprimée sur la crise climatique, sujet d’actualité s’il en est puisque l’adoption d’un paquet de mesures en matière de climat et d’énergie fait partie des quatre priorités de la présidence française.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour entrer de plein pied dans cette présidence française de l’Union européenne, Roland Ries a souhaité mettre en avant deux enjeux importants de la Présidence française pour Strasbourg.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une stratégie sur le long terme&amp;nbsp;: l’Europe à Strasbourg&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«Il faut dépasser une problématique qui a trop longtemps été défensive et qui a largement poussé à des incompréhensions »,&lt;/em&gt; a déclaré Roland Ries. Le maire de Strasbourg a débuté son discours par le brûlant débat du siège du Parlement européen à Strasbourg, revenant sur l’idée du siège unique et de l’accessibilité de Strasbourg&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;l’accessibilité n’est plus un problème aujourd’hui&amp;nbsp;; elle s’est considérablement améliorée avec la mise en place du TGV Est&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Strasbourg est le siège d’une certaine conception de l’Europe&amp;nbsp;: Strasbourg est l’Europe des peuples, l’Europe parlementaire, l’Europe des Droits de l’Homme, par opposition à une autre conception de l’Europe qui est aujourd’hui d’une certaine manière en crise. C’est dans cette deuxième conception que le divorce entre la construction européenne et les citoyens d’Europe est consommé à en croire les votes successifs des Français, Néerlandais et Irlandais».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et Roland Ries de renchérir&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Il faut sortir de cette attitude défensive et expliquer ce que Strasbourg peut apporter à l’Europe.  Il faut partir de l’Europe à Strasbourg pour aller vers l’Europe de Strasbourg! »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une occasion de faire grandir l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau&lt;/strong&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/logo_eurodistrict.gif&quot; alt=&quot;logo_eurodistrict.gif&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Roland Ries a saisi l’occasion pour remettre sur le devant de la scène médiatique ce qui avait constitué un point majeur de sa campagne&amp;nbsp;: le renforcement de &lt;a href=&quot;http://www.eurodistrict.eu/fr/index.php?page=accueil&quot;&gt;l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Strasbourg est le siège de l’Europe des 27 avec le Parlement, des 47 avec le Conseil de l’Europe et des Droits de l’homme avec la Cour européenne des Droits de l’homme. La distinction entre l’Europe à Strasbourg et l’Europe de Strasbourg paraît aujourd’hui particulièrement pertinente. Et c’est dans cet esprit que nous souhaitons que puisse se développer ici un véritable Eurodistrict, un véritable partenariat autour du Rhin.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau se limite aujourd’hui à une zone de coopération transfrontalière mais devrait devenir, à terme, un véritable territoire européen, où cette conception de l’Europe des peuples prendra tout son sens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les quatre axes majeurs du projet Eurodistrict sont l’adoption d’un «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.agenda21france.org/&quot;&gt;Agenda 21&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» (concernant le développement durable) à l’échelle transfrontalière, le renforcement de l’attractivité économique et sociale du territoire, la création d’un espace culturel commun et enfin le rayonnement Strasbourg et l’Ortenau en Europe et dans le Monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;L’objectif est de trouver un statut juridique et fiscal spécifique pour permettre a Strasbourg de jouer pleinement son rôle européen et de lui donner une dimension internationale qui est aujourd’hui encore un peu problématique&lt;/em&gt; », a déclaré le maire strasbourgeois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour faire participer les citoyens à la construction de cet Eurodistrict, Roland Ries envisage une consultation populaire sur les attentes des citoyens des deux côtés de la frontière. Cette consultation, destinée à évaluer l’adhésion de la population autour de ce projet sera menée parallèlement aux élections européennes de 2009.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un programme tourné vers les citoyens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faute de grande réunion ministérielle dans la capitale alsacienne lors de ces six mois de présidence, la ville de Strasbourg a du adapter son programme&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je sais qu’il n’y a pas que Strasbourg en France, mais je trouve qu’à partir du moment où on veut renforcer la vocation européenne et internationale de notre ville il aurait été souhaitable que des manifestations aient lieu ici aussi, plutôt qu’à Brest ou Marseille, des villes qui n’ont à priori pas cette vocation européenne.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faute de recevoir les hauts responsables européens, la ville de Strasbourg a choisi de se tourner vers les citoyens de la région&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;nous essayons d’associer les citoyens à la présidence de l’Union Européenne à Strasbourg. C’est la raison pour laquelle nous avons prévu une série des manifestations gratuites  à destination du grand public.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après le Food Festival (10-13 juillet), manifestation sur les cultures culinaires européennes, les manifestations vont se multiplier à travers la ville. Au cœur de la ville, Place Kléber, se déroulera jusqu’au 30 août une manifestation destinée à familiariser les citoyens avec l’Europe. Le monument historique majeur de la ville, la cathédrale de Strasbourg, sera quant à lui illuminé jusqu’au 31 août sur le thème de «&amp;nbsp;L’Europe depuis 1900&amp;nbsp;» avec des accompagnements musicaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces évènements suffiront-ils à attirer l’attention des strasbourgeois sur ce qui va se jouer en France ces six prochains mois&amp;nbsp;? Une chose est sûre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Strasbourg sera bien présent pendant la présidence française. ». C’est Roland Ries qui l’affirme.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;em&gt;Retrouvez la programmation estivale de Strasbourg sur le site &lt;a href=&quot;http://ete.mairie-strasbourg.fr&quot;&gt;__L’été en couleurs__&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/08/07/Il-faut-sortir-de-cette-attitude-trop-defensive-et-montrer-ce-que-Strasbourg-peut-apporter-a-lEurope#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Baal Novo :  « Les langues, c’est notre cuisine ! »</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/08/04/Baal-Novo-%3A-Les-langues-cest-notre-cuisine</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Aug 2008 09:13:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Stammtisch</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Kerstin Acker&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/theatre-2.jpg&quot; alt=&quot;Baal Novo 1&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Richard Doust, musicien et chanteur, auteur-compositeur, metteur en scène et comédien, est aussi le directeur artistique du Théâtre bilingue &lt;a href=&quot;http://www.baalnovo.com/&quot;&gt;«&amp;nbsp;Baal Novo»&lt;/a&gt; à Strasbourg.
Babel Strasbourg l’a rencontré pour lui parler de son travail et de sa manière de mélanger deux langues sur une scène dans un théâtre qui se veut «&amp;nbsp;saute-frontière ».&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu’est ce que «&amp;nbsp;Baal Novo »?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Baal Novo&amp;nbsp;» est une compagnie de théâtre. Le nom se compose de deux parties&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;BA&amp;nbsp;» pour Baden-Wurttemberg et «&amp;nbsp;AL&amp;nbsp;» pour Alsace, car nous travaillons à cheval sur les deux régions. L’idée originelle était de créer des pièces qui ouvrent la possibilité au public d’écouter une langue qu’ils ne connaissent pas bien, c’est-à-dire la langue du voisin en général.
Nous avons deux buts&amp;nbsp;: sensibiliser un public à la langue du voisin tout en l’accompagnant avec sa langue maternelle et la coopération transfrontalière entre Strasbourg et Offenburg dans le milieu artistique. Celle-ci est possible car il y a également une association «&amp;nbsp;Baal Novo&amp;nbsp;» à Offenburg avec laquelle nous collaborons sur des créations de pièces.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment l’idée de «&amp;nbsp;Baal Novo&amp;nbsp;» est-elle née ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme souvent, cette idée est née de rencontres et d’un désir de travailler au-delà des frontières, de les «&amp;nbsp;repousser ». Le but était de ne pas faire exclusivement du théâtre national mais de tenter de faire un théâtre «&amp;nbsp;européen ».
Et qui dit Europe, dit variété des langues, des gens qui ne se comprennent pas toujours, des cultures différentes etc. Nous souhaitions nous confronter à ce problème&amp;nbsp;: la création d’un théâtre qui met en scène plusieurs langues. Il s’agit donc à la fois d’un théâtre de la compréhension d’un théâtre de la non-compréhension. Et la question qui s’est justement posée à nous est de savoir comment dépasser cette non-compréhension.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors comment faites-vous pour la dépasser&amp;nbsp;? Car si les pièces sont jouées à la fois en allemand et en français, comment le public peut-il comprendre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais c’est justement cela notre cuisine&amp;nbsp;!
C’est un projet expérimental et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a été soutenu par l’Union européenne.
Nous avons essayé et testé tout un tas de techniques, mais le théâtre est un médium très puissant. Il peut offrir beaucoup de possibilités si on sait le manier!
On peut construire le dialogue de telle manière à ce que certaines informations parviennent dans la langue maternelle du public. Nous créons donc des dialogues qui ne dont pas des traductions. Nous avons aussi imaginé des personnages dont les pensées sont projetées sur une partie de la scène. Ce sont des espèces des projections poétiques et non pas du sur titrage. Et bien sûr, rien n’est traduit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les personnages, leurs manières de jouer, vous permettent de saisir naturellement les informations sans forcément comprendre les mots.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les thèmes abordés sont-ils toujours des thèmes transfrontaliers franco-allemands ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si le bilinguisme ou le multilinguisme est toujours une contrainte dans notre théâtre, la vocation première est plutôt de confronter l’histoire française et l’histoire allemande ou de travailler sur des clichés français ou allemands, mais comme un symbole pour toutes les frontières.
Nous avons d’ailleurs créé une pièce intitulée «&amp;nbsp;La clé brisée qui mettait en scène deux filles séparées par un mur et ne parlant pas la même langue. Évidemment dans notre production, les deux langues en question étaient l’Allemand et le Français, mais les cultures représentées par les filles n’étaient pas la culture française et allemande. Elles avaient des costumes qui venaient d’autres pays et cultures&amp;nbsp;: l’un orientale et l’autre indienne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous essayons d’offrir la possibilité d’utiliser ces deux langues voisines comme une métaphore pour toutes les frontières.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont vos prochains projets ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous souhaitons actuellement étendre l’expérience que nous avons acquise pendant trois ans à d’autres langues et créer des liens avec d’autres pays en Europe. Nous sommes en train de lancer une collaboration avec un théâtre en Roumanie, et peut-être en Pologne l’année prochaine. Nous aimerions en toute modestie partager notre expérience avec d’autres théâtres, dans d’autres pays européens, afin de souligner l’aspect européen de ce projet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un autre projet qui reste à étoffer, serait de renfonrcer et d’approfondir les liens directs avec les personnes qui sont en train d’apprendre la langue du voisin, comme l’Allemand en France par exemple. Cela incluerait la création d’une dynamique d’ateliers et des petites pièces mobiles qui pourraient être jouées dans des écoles avec un soutien et un accompagnement des artistes qui interviennent. Nos comédiens comprennent d’ailleurs on ne peut mieux l’enjeu de l’apprentissage d’une langue étrangère. Nos comédiens sont tous des professionnels du métiers mais ils ne sont pas toujours bilingues&amp;nbsp;: ils ont donc parfois une autre notion de la langue et nous essayons de les coacher pour qu’ils puissent bien dire les quelques phrases qu’ils doivent dire dans la langue étrangère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Où peut-on venir vous voir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès la rentrée prochaine, vous pourrez découvrir de nouvelles pièces. Je dois nénamoins avouer que nous ne jouons pas uniquement dans la région&amp;nbsp;: nous avons récemment joué la pièce «&amp;nbsp;Marlène Piaf », qui parle de l’amitié entre Marlene Dietrich et Edith Piaf, dans l’est de l’Allemagne par exemple.
Mais nous avons aussi des pistes pour jouer plus dans divers villes alsacienne.
Vous l’aurez remarqué&amp;nbsp;: nous sommes un théâtre mobile et c’est ce qui fait notre essence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour plus d’informations, consultez le site Internet&amp;nbsp;:
&lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/08/04/www.baalnovo.com&quot;&gt;www.baalnovo.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Échange frites industrielles contre repas bio</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/07/28/Echange-frites-industrielles-contre-repas-bio</link>
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    <pubDate>Mon, 28 Jul 2008 21:01:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Stammtisch</category>
            
    <description>&lt;h5&gt;Strasbourg, juillet 2008&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Kerstin Acker&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.IMG_2637_s.jpg&quot; alt=&quot;Campus Vert&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Jean-François Leduc est le président de l’association étudiante «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://campusvert.u-strasbg.fr/index.php?lng=fr&quot;&gt;Campus Vert&lt;/a&gt; ». Créée en 2005, l'association a la vocation à sensibiliser le public aux questions d’environnement et à promouvoir le développement durable sous toutes ses formes auprès des étudiants, des associations étudiantes et du corps professoral et administratif des établissements d’enseignement supérieur en partenariat avec des acteurs institutionnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Babel Strasbourg a rencontré son président qui a partagé avec nous l'idée que les petits efforts de chacun peuvent faire la différence.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment est née l’idée de «&amp;nbsp;Campus Vert&amp;nbsp;» ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’idée est partie d’une association du Master d’ingénierie environnement à Strasbourg qui a répondu à un appel à projet  de «&amp;nbsp;Greenpeace ». Ce projet s’appelait justement «&amp;nbsp;Campus vert&amp;nbsp;» et s’inscrivait dans le cadre d’une campagne internationale intitulée «&amp;nbsp;Solar génération ». Le but était de mobiliser les associations étudiantes pour lutter contre le réchauffement climatique. Les deux thèmes de cette campagne «&amp;nbsp;Solar génération&amp;nbsp;» étaient l’installation et la promotion des énergies renouvelables sur les campus et les économies d’énergie. Le projet Campus Vert à Strasbourg a donc vu le jour en 2005 grâce à Greenpeace.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les repas bio font partie de vos priorités. Avez-vous l’impression d’avoir obtenu des résultats?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense clairement que oui, même si cela peut paraître être peu de choses que d’organiser un repas bio à l’université ou de faire une journée «&amp;nbsp;Black out ». Il faut pourtant montrer au public que nous existons et que des efforts sont faits. C’est le meilleur moyen de sensibiliser aux questions d’environnement&amp;nbsp;: présenter régulièrement les alternatives possibles et les moyens d’agir dans ce domaine. Un repas bio c’est peut-être pas grand chose mais c’est déjà un premier pas. Et finalement, dans le duel qui opposent frites du restaurant universitaire à un bon repas avec quelques légumes régionaux de saison , le dernier ressort vite vainqueur.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/logo.png&quot; alt=&quot;logo.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous nous expliquer l’idée des journées «&amp;nbsp;Black Out&amp;nbsp;» ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’idée des journées «&amp;nbsp;Black Out&amp;nbsp;» était de prouver à l’administration de l’université que des économies d’énergie et donc d’argent étaient possibles, et ce, avec de moindres efforts. Ces petits gestes «&amp;nbsp;éco-gestes », comme éteindre la lumière ou fermer les fenêtres sont simple mais d’une efficacité redoutable. On a relevé le compteur électrique d’un des bâtiments de l’Université Louis Pasteur pendant 15 jours tout en ayant fait une semaine plus tôt une bonne communication auprès des étudiants sur ce projet. Après ces 2 semaines expérimentales, nous avons obtenu des économies de l’ordre de 10 % en une journée. Ce qui sur une année représente près de 2000 Euros d’économie par bâtiment! La somme est non-négligeable lorsqu’on comptabilise la totalité sur le campus entier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les étudiants réagissent au projet Campus Vert ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous cherchons à sensibiliser le public sur toutes les thématiques autour du développement durable, qui comprend à la fois les économies d’énergie mais aussi un aspect social comme recréer un lien social. Les réactions sont assez variables&amp;nbsp;: certaines personnes sont totalement hermétiques à ces question mais globalement les étudiants sont assez enthousiastes et nous encouragent à continuer. On ne peut bien sûr pas compter sur le soutien de l’ensemble des 50 000 étudiants strasbourgeois, mais les retours sont dans l’ensemble plutôt positifs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont vos prochains projets ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès le mois d’octobre prochain,  nous animerons des stands d’animation sur le campus dans le but de nous faire connaître et de recruter de nouveaux bénévoles. Nous avons également réalisé pour la rentrée universitaire prochaine un petit guide étudiant appelé «&amp;nbsp;Eco-guide&amp;nbsp;» que nous présenterons lors des journées de la mobilité organisées par l’université. Ce guide aborde quatre thématiques autour de la question «&amp;nbsp;Je suis étudiant, comment adopter un comportement éco-citoyen avec mon petit budget étudiant?&amp;nbsp;» : autrement dit les bons plans et bonnes adresses strasbourgeoises pour se déplacer, se loger, consommer et s’engager.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous organiserons également un concours «&amp;nbsp;économies d’énergie&amp;nbsp;» dans une des cités universitaires de Strasbourg. Nous installerons un compteur à chaque étage dans un bâtiment après avoir fait une campagne de sensibilisation le concours se déroulera sur un mois. L’étage qui consommera le moins gagnera un prix qui reste encore à définir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons également prévu d’organiser une semaine de l’environnement sur le modèle de celle que nous avons organisée l’année passée (activités, événements et conférences). Nous travaillerons d’ailleurs en partenariat avec six autres villes en France qui organisent elles aussi de telles actions depuis des années afin de mettre en place une vaste campagne globale. Ce qui nous permettra de profiter de l’expérience de ces diverses associations pour réaliser un programme assez pertinent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et enfin, nous travaillons en étroite collaboration avec l’association «&amp;nbsp;Ecologik&amp;nbsp;» basée à Sciences Po Strasbourg qui organise entre autre une conférences début octobre avec Serge la Touche, fondateur du journal «&amp;nbsp;la décroissance ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et si vous aviez le droit de faire un vœu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour rester réaliste, je souhaiterais que nous cessions cette course effrénée à la consommation et à la croissance et que nous essayions de réfléchir à cette question&amp;nbsp;: comment vivre autrement en limitant au maximum notre impact sur l’environnement. Finalement, il s’agirait  de réapprendre à vivre ensemble.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Strasbourg vs. Bruxelles : à quand la fin de cet éternel combat?</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/07/24/Strasbourg-vs-Bruxelles-%3A-a-quand-la-fin-de-cet-eternel-combat</link>
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    <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 07:42:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>L'Europe vue d'ici</category>
            
    <description>&lt;h5&gt;Strasbourg, le 22 juillet 2008&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Kerstin Acker&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/img-historique-centre.jpg&quot; alt=&quot;img-historique-centre.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;








&lt;p&gt;Strasbourg est sans nul doute une ville où bat le cœur européen, l’origine de l’esprit européen.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais Strasbourg peut-elle encore justifier son statut de capitale européenne&amp;nbsp;? Les détracteurs sont de plus en plus nombreux. Et ils se font notamment entendre autour de la question du maintien du siège du Parlement, bataille ô combien symbolique. Doit-il accomplir l’ensemble de ses travaux à Bruxelles&amp;nbsp;? Les pétitions se multiplient, la contestation s’organise.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En face, la réaction s’est fait attendre. Mais elle est là et bien là.
L’association «&amp;nbsp;One city », fraîchement créée sous le parrainage de la députée Brigitte Fouré (PPE-DE) et sous la présidence de Pierre Savreux et Fabrice Hinschberger (tous les trois d’Amiens) s’est donnée pour but  de «&amp;nbsp;regrouper l’intégralité  des activités du Parlement européen (administration, sessions, commissions…) à Strasbourg ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais cette initiative suffira-t-elle à faire taire les contestations&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'initiative one-city fait réponse à la pétition lancée par Margot Wallström pour un siège unique du Parlement européen à Bruxelles: retrouvez le &lt;a href=&quot;http://www.one-city.eu/fr/index&quot;&gt;site One-City&lt;/a&gt; et son groupe sur &lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/group.php?gid=20750056668&quot;&gt;Facebook&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une pétition adressée au grand public&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marqués par «&amp;nbsp;la tentative de hold up institutionnel dont Strasbourg est victime depuis plusieurs années », les fondateurs de l’association «&amp;nbsp;One City&amp;nbsp;» ont lancé une pétition qui invite les citoyens européens à signer leur initiative. Il faudrait un million de signatures pour qu’elle puisse être remise à la Commission des Pétitions du Parlement européen et prise en compte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’objectif de la pétition&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;faire respecter le traité&amp;nbsp;» selon lequel le siège unique du Parlement européen se trouve à Strasbourg&amp;nbsp;; car «&amp;nbsp;on ne peut pas y toucher, sauf si le départ du siège fait l’unanimité&amp;nbsp;» !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les arguments de l’association pour le siège parlementaire unique à Strasbourg sont simples:
«&amp;nbsp;Strasbourg incarne une certaine conception de l’Europe&amp;nbsp;: l’Europe des peuples, l’Europe de la démocratie, l’Europe des droits de l’Homme&amp;nbsp;; et lorsque le monde  regarde cette Europe, il regarde vers Strasbourg et non vers Bruxelles !»,  s’insurge avec conviction Pierre Savreux, l’un des deux coprésidents de l’association One City. «&amp;nbsp;Si le Parlement Européen quitte Strasbourg, l’Europe perdra ce qui fait aujourd’hui son originalité, ce qui est attractif, ce qui est original. On ne peut pas perdre ça!», ajoute son associé, Fabrice Hinschberger. Selon eux, cette pétition est absolument nécessaire pour «&amp;nbsp;mettre fin au grignotage insidieux de Bruxelles sur Strasbourg ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Strasbourg, source de l’Union européenne »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En terme d’institution, Strasbourg est une capitale de l’Europe&amp;nbsp;: on y trouve entre autres le Parlement européen, le Conseil de l’Europe et la Cour européenne des Droits de l’Homme. Elle joue un rôle considérable dans la communication européenne en suivant les idées modernes de la démocratie et des Droits de l’Homme. Strasbourg est aussi une ville à l’histoire unique, symbole de la réconciliation franco-allemande: quelle autre ville pourrait prétendre avoir changé quatre fois sa «&amp;nbsp;nationalité&amp;nbsp;» en moins d’un siècle&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;On n’est pas anti-Bruxelles, mais aujourd’hui il faut bien reconnaître que le côté cœur de l’Europe à 27 et peut-être un jour à 33 doit revenir à la source, et Strasbourg est la source de l’Union européenne grâce à la réconciliation franco-allemande », précise Pierre Savreux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si le lancement de la pétition «&amp;nbsp;One City&amp;nbsp;» a du succès et si le but  du siège unique du Parlement européen a Strasbourg devait se réaliser, beaucoup de choses deviendraient finalement plus claire et facile. L’association veut réaliser «&amp;nbsp;une modernisation du dialogue au sein du triangle institutionnel tout en assurant la synergie et les contrôles nécessaires entre Commission, Conseil et Parlement ». Cela inclut entre autre une dématérialisation, la possibilité de vidéo-conférences, ou bien la représentation permanente de la Commission et du Conseil européen à Strasbourg.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement il ne faut pas oublier qu’en regroupant l’ensemble des activités du Parlement européen en un siège à Strasbourg, on donnera à l’institution démocratique par excellence de l’UE, un lieu clairement identifiable pour tous les citoyens de l’Union&amp;nbsp;: ils verront Strasbourg comme leur capitale où bat le cœur de l’Europe. «&amp;nbsp;Personne ne conteste à Francfort son statut de siège de la banque centrale européenne, personne ne conteste à Bruxelles son statut de siège de l’exécutif européen et c’est la même chose avec le Luxembourg&amp;nbsp;! Pourquoi devrait-on remettre en cause le statut de Strasbourg&amp;nbsp;? » s’ étonnent en choeur les deux présidents de l’association.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parallèlement, l’association souhaite profiter de cette période de présidence française pour faire entendre ses revendications&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;c’est l’occasion de remettre ce débat sur le devant de la scène médiatique&amp;nbsp;! »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Face à une Europe souvent présentée comme technocratique, Strasbourg constitue pour l’association une bonne alternative en vue de rapprocher l’Europe des peuples, «&amp;nbsp;particulièrement après les votes négatifs successifs au projet de constitution et au traité de Lisbonne ». «&amp;nbsp;Strasbourg incarne le côté positif de la construction européenne », parce que  «&amp;nbsp;qui d’autre mieux que Strasbourg peut incarner la réconciliation franco-allemande, véritable fondement de la construction européenne&amp;nbsp;? ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’association «&amp;nbsp;One City&amp;nbsp;» invite donc tous les citoyens intéressés à signer cette pétition qui sera remise à la Commission des pétitions du Parlement européen. Elle cherche également à réunir plusieurs soutiens de poids pour appuyer sa position. Des discussions ont notamment été engagées avec Catherine Trautmann (membre du PE, PSE, FR) et Bernd Posselt (membre du PE, PPE-DE, DE) dans une démarche transpolitique et transnationale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’association se limite pour l’instant à une action interne au Parlement européen&amp;nbsp;; elle organisera nénmoins une conférence de presse à la rentrée pour véritablement lancer l’initiative auprès des citoyens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une question reste néanmoins en suspens&amp;nbsp;: pourquoi aura-t-il fallu attendre que l’intervention de Picards pour s’engager en faveur de la capitale alsacienne&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Construire l’idéal européen par l’élan citoyen</title>
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    <pubDate>Sat, 19 Jul 2008 18:00:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Billets d'humeur</category>
            
    <description>&lt;h5&gt;Strasbourg, 17 juillet 2008&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Géraldine Canet&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.-Users-geraldine-Documents-EUROPASTRAS-07_articles_ge_raldine-080713-arbre-grece-arrivee_s.jpg&quot; alt=&quot;                               &quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Et si l’Europe des valeurs passait par la réappropriation de l’espace européen par les citoyens européens ?
Cinq étudiants ont tout récemment montré l’exemple en ralliant Lille  à la symbolique Olympie à vélo, pour sensibiliser les peuples d’Europe à l’action “Un arbre pour la Grèce”, en faveur du reboisement des espaces dévastés par les incendies de l’été 2007. Et ont lancé à leur arrivée, le 30 juin 2008, un “Appel à la Fraternité européenne”.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Quelques jours après le départ de la présidence française de l’Union Européenne, après le non irlandais et autres protestations contre la régression sociale en Europe, changeons un instant notre angle de vue, regardons autour de nous puis rapprochons-nous un peu de nous-mêmes...
Imaginons que nous tous, citoyens européens, prenions en main notre avenir et décidions d’agir ensemble sur notre quotidien autour des valeurs de fraternité, de solidarité, d’équité entre les peuples, d’éthique économique, de respect de l’environnement... valeurs mêmes prônées par l’Union Européenne, qui peine parfois à les mettre en œuvre... “par le haut”. Quelle force que ce nouvel élan citoyen ! Quel bel espoir et quel bel exemple pour les générations futures !&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une histoire de cœur, “intégrant les valeurs essentielles telles que la solidarité, le courage, l’enthousiasme”&lt;/strong&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.-Users-geraldine-Documents-EUROPASTRAS-07_articles_ge_raldine-080713-arbre-grece-equipe_goulandris_s.jpg&quot; alt=&quot;-Users-geraldine-Documents-EUROPASTRAS-07_articles_ge_raldine-080713-arbre-grece-equipe_goulandris.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Touchés par les catastrophiques incendies qui ont ravagé la Grèce durant l’été 2007, Guillaume Bouton, Harsh Doshi, Julien Druelle, Chrisophe Goncalves et Romain Renuy, étudiants à l’Ecole Supérieure des Affaires de Lille, créent l’association “Les Citoyens de l’Europe” afin de sensibiliser et de mobiliser les citoyens européens à l’opération “Un arbre pour la Grèce”. Portée par l’association “L’Elan Nouveau des Citoyens”, cette action est notamment soutenue par l’UNESCO, et par de nombreuses personnalités dont l’ancien directeur du Tour de France Jean-Marie Leblanc, les animateurs Nikos Aliagas et Stéphane Bern, la Présidente du Musée d’Histoire naturelle d’Athènes Niki Goulandris, le vice-ministre grec des Affaires étrangères Théodoros Kassimis...
Pour nos cinq jeunes cyclistes qui s’apprêtent à traverser la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie, pour un parcours total de 1800 km, cet engagement sera l’occasion de montrer que, grâce à des gestes simples, l’Europe de la fraternité entre les peuples peut se concrétiser, “&lt;em&gt;car nous aspirons à renforcer l’Europe des citoyens, unis autour des valeurs d’entraide et de solidarité&lt;/em&gt;”, écrivent-ils.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;“Soutenir l’idéal de fraternité européenne par une action concrète et symbolique”&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un périple de plusieurs semaines et devant l’enthousiasme des populations rencontrées, “Les Citoyens de l’Europe” décident, avec “L’Elan Nouveau des Citoyens”, de lancer le 30 juin un “Appel à la Fraternité européenne”. A quelques heures du départ de la présidence française de l’Union européenne, ils annoncent leur volonté d’“&lt;em&gt;œuvrer pour que dans un an, se tiennent à Athènes les premières assises de la fraternité européenne&lt;/em&gt;”. Leur arrivée est accueillie de façon triomphale et félicitée par le Maire d’Olympie et Madame Goulandris, avec messages de soutien du Président de la République Grecque Karolos Papoulias, du Commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas, et du Directeur général de l’UNESCO Koichiro Matsuura, ainsi que fanfare et formidable couverture médiatique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Devant cette belle preuve de respect et de reconnaissance pour l’initiative citoyenne, que nous aimerions voir mieux exister au-delà des frontières grecques, je laisserai le mot de la fin à Stavros Dimas : &quot;&lt;em&gt;Je voudrais saluer votre initiative et vous soutenir dans cet élan. (...) En agissant ensemble dans un mouvement de solidarité, nous pourrons mieux aider et protéger nos concitoyens et notre environnement. L’Europe sera d’autant plus forte en combinant nos approches et nos capacités&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Document annexe&lt;/em&gt;: &lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/Appel_a_un_elan_de_fraternite_europeenne.pdf&quot;&gt;Appel_a_un_elan_de_fraternite_europeenne.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Ça bouge à Babel Strasbourg</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/07/17/Ca-bouge-a-Babel-Strasbourg</link>
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    <pubDate>Thu, 17 Jul 2008 12:23:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Évènements</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.travail_de_foumis_s.jpg&quot; alt=&quot;travail_de_foumis.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Amies lectrices&amp;nbsp;! Amis lecteurs&amp;nbsp;! Babel Strasbourg va de l’avant et dépasse les frontières du journalisme.  Nous vous préparons pour la rentrée prochaine un programme évènementiel qui ne manquera pas d’animer la vie strasbourgeoise et européenne.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Babel Strasbourg organisera chaque mois à partir d’octobre, des rencontres entre vous, les membres de l’association et des acteurs de la vie européenne pour débattre de sujets d’actualités à dimension européenne.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les Rencontres de Babel&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
Ces rencontres mensuelles prendront la forme de Cafés Débats et se dérouleront au sein de notre café partenaire. Pour chaque débat, un ou plusieurs spécialistes du thème abordé seront invités et permettront ainsi d’enrichir la discussion.
Voici quelques thèmes envisagés&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;«&amp;nbsp;Quelle justice pour les Droits de l’Homme en Europe&amp;nbsp;? »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;«&amp;nbsp;Multilinguisme et identité(s) européenne.&amp;nbsp;»&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;«&amp;nbsp;Présidence Française de l’UE à Strasbourg, quel bilan&amp;nbsp;? »&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;«&amp;nbsp;Strasbourg un an après les élections municipales.&amp;nbsp;»&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Si vous avez des idées de débat, n’hésitez pas à nous les proposer&amp;nbsp;: &lt;em&gt;strasbourg@cafebabel.com&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les Rencontres de Babel &lt;em&gt;exceptionnelles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;
A événements exceptionnels, Rencontres de Babel exceptionnelles&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
A l’occasion des élections européennes 2009, de la Fête de l’Europe et des 60 ans du Conseil de l’Europe, nous vous concocterons des rendez-vous exceptionnels.
&lt;br /&gt;
Soyez prêts&amp;nbsp;!
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous êtes intéressé(e)s pour nous aider à organiser ses manifestations, n’hésitez pas à nous le faire savoir. L’équipe en place actuellement sera ravie de vous accueillir…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Photo: &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/23747379@N04/2291563360/&quot;&gt;flikr/annelisehering&lt;/a&gt;)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Rejoignez notre équipe</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/07/11/Devenez-membre</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Jul 2008 14:33:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Rejoignez-nous!</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/tag/B%C3%A9n%C3%A9voles&quot;&gt;Bénévoles&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/tag/Strasbourg&quot;&gt;Strasbourg&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/tag/Vie%20associative&quot;&gt;Vie associative&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.Affiche_Recrutement_s.jpg&quot; alt=&quot;Recrutement&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;
Pour mener à bien tous ses projets, Babel Strasbourg recherche de nouveaux bénévoles motivés et désireux de s’investir dans le développement d’une association en pleine expansion.
&lt;br /&gt;
Nous recrutons&amp;nbsp;:
&lt;br /&gt;
- des rédacteurs,
&lt;br /&gt;
- des journalistes (en herbe),
&lt;br /&gt;
- des chroniqueurs,
&lt;br /&gt;
- des traducteurs,
&lt;br /&gt;
- des organisateurs d’évènements,
&lt;br /&gt;
- ou toute personne intéressée…
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout les talents sont les bienvenues&amp;nbsp;!
&lt;br /&gt;
=&amp;gt;N’hésitez surtout pas à nous  contacter&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;strasbourg@cafebabel.com&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Avis aux gourmands et gourmets européens.</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/07/07/Avis-aux-gourmands-et-gourmets-europeens</link>
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    <pubDate>Mon, 07 Jul 2008 23:30:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Le Babé-lien du lundi</category>
            
    <description>&lt;h5&gt;Le Babé-lien du lundi&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Kerstin Acker&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/european_food.gif&quot; alt=&quot;european_food.gif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Aventuriers de nouvelles saveurs et curieux de nouvelles cultures culinaires, vous ne pourrez laisser passer ces quelques jours de gourmandise que vous offrira la ville de Strasbourg du &lt;strong&gt;10 au 13 juillet prochain&lt;/strong&gt;. Né de la collaboration entre l’association « Culture et saveurs d’Europe » et le Conseil de l’Europe, le festival &lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/07/07/www.culture-food.eu&quot;&gt;''European food culture'' &lt;/a&gt; est une première en son genre. Une autre voix pour parler du dialogue interculturel, thème de l’année européenne 2008.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;On savait Strasbourg et sa région gastronomes, on la savait aussi européenne. Le temps d’un festival, les acteurs de l’une et l’autre spécialité strasbourgeoise se rencontrent pour donner naissance à un festival qui n’en est vraisemblablement qu’à ses débuts puisque cet événement gastronomique est une édition préparatoire : elle permettra de poser les bases de la première édition qui se déroulera en juillet 2009.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Emile Jung, chef cuisinier deux étoiles du restaurant « &lt;em&gt;Au crocodile&lt;/em&gt; » et président de l’association « &lt;em&gt;Cultures et saveurs d’Europe&lt;/em&gt; », reste fidèle à sa vocation européenne. Est-il nécessaire de rappeler ce qui a fait la réputation de son restaurant (outre l’excellente cuisine), à savoir un lieu de rencontre des députés européens : le creuset des idées européennes, car où mieux qu’autour d’une bonne tablée où les papilles qui se régalent délie les langues, l’esprit est-il poussé à l‘émulation productive ? « La gastronomie reste la première langue européenne, car la bonne cuisine appartient à tout le monde », déclare Emile Jung, qui a, avec son collègue Jean-Louis Valmigère (de la Winstub « &lt;em&gt;Chez Yvonne&lt;/em&gt; »), initié cette nouvelle rencontre culinaire européenne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le festival se déroulera en deux temps. Jeudi 10 et vendredi 11 juillet, le Conseil de l’Europe ouvre ses portes au public à l’occasion de conférences et de tables rondes sur le thème des cultures culinaires et de la gastronomie. Pendant les 4 jours durant lesquels se déroule l’événement, vous pourrez également laisser libre cours à votre gourmandise et à votre curiosité dans le &lt;strong&gt;village « &lt;em&gt;European food culture&lt;/em&gt; »&lt;/strong&gt; au pied de la cathédrale (en présence de fromagers, boulangers, brasseurs de différentes cultures) ou découvrir sur une scène en plein air, des sonorités étrangement légumineuses, accompagnées par le tintement des batteries (de cuisine). Des animations musicales qui devraient vous ouvrir l’appétit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces quelques lignes vous ont mis l’eau à la bouche ?
Découvrez le programme et l’initiative du festival européen Culture food, et régalez vous !
&lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/07/07/www.culture-food.eu&quot;&gt;www.culture-food.eu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Babel Strasbourg ne manquera pas de s’y rendre et de vous faire part de sa Babel Cuisine.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Asma Jahangir : le dialogue interreligieux pour la promotion du respect, de la tolérance et de la compréhension.</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/06/25/Asma-Jahangir-%3A-le-dialogue-interreligieux-pour-la-promotion-du-respect-de-la-tolerance-et-de-la-comprehension2</link>
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    <pubDate>Wed, 25 Jun 2008 12:24:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Sessions plénières à Strasbourg</category>
            
    <description>&lt;h5&gt;Strasbourg, Parlement européen, le 19 juin 2008&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Lena Morel&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/b7fec0d737.jpg&quot; alt=&quot;b7fec0d737.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Avocate pakistanaise des droits de l’homme et fondatrice de la commission des Droits de l'homme du Pakistan, Asma Jahangir était hier l’invitée du Parlement européen où elle s’est prononcée devant l’hémicycle dans le cadre de l’année européenne du dialogue interculturel 2008. Egalement rapporteur des Nations Unies sur la liberté de religion ou de convictions, Madame Jahangir n’est pas une personnalité inconnue du Parlement européen, puisque celui-ci a l’année dernière voté une résolution d’urgence pour la libération immédiate de l’avocate alors emprisonnée au Pakistan.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Asma Jahangir est revenue sur la nécessité d’élargir la terminologie du dialogue interculturel pour y inclure les perspectives religieuses et interreligieuses, touchant aussi bien les croyants que les non-croyants, se basant essentiellement sur la soumission de tous aux droits de l’homme universels.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le quoi, qui, pourquoi et comment du dialogue interculturel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&lt;em&gt;L’interreligieux fait-il partie de l’interculturel ? Je réponds bien sur puisque les religions sont une part de la culture. Les tensions intra religieuses ont besoin d’être prises en compte. En conséquence de quoi le dialogue interculturel doit également tenir compte des différentes communautés et de leurs idées&lt;/em&gt;.»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les propos de Mme Jahangir ne manquent pas de courage dans un contexte de méfiance à l’égard des expressions religieuses ; d’autant plus que son exigence s’étend au champ politique, au sein duquel gouvernements et société civile doivent selon elle collaborer pour favoriser le développement d’un environnement propice à l’interaction efficace entre croyants de tous horizons. Le dialogue interreligieux mené à la base de l’échelle sociale peut également bénéficier aux femmes et aux perspectives féminines qui sont souvent au cœur des tensions et pourtant trop souvent marginalisées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’avocate des droits de l’homme a d’ailleurs salué les initiatives de l’Union européenne (Parlement européen et Conseil européen) dans le cadre de &lt;a href=&quot;http://dialogue.interculturel.culture.fr&quot;&gt;l’année européenne du dialogue interculturel&lt;/a&gt; et les objectifs qui y sont inscrits. « Vivre ensemble la diversité européenne » est la devise de cette initiative lancée 4 décembre 2007 par la Commission européenne qui vise à promouvoir la richesse de la diversité culturelle tout en renforçant le sentiment d'appartenance à l'Union. « &lt;em&gt;Le dialogue interculturel peut répondre à des attitudes sectaires et intransigeantes et garantir la tolérance religieuse dans le monde entier ainsi que le respect et la compréhension. &lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/06/25/…&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt; Il est important de mettre en lumière la contribution de différentes cultures dans l’héritage et le mode de vie des Etats membres et de reconnaître que le dialogue culturel et interculturel est essentiel pour apprendre à vivre ensemble en harmonie&lt;/em&gt; », déclarait Asma Jahangir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’éducation comme outil de prévention&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&lt;em&gt;Avec l’éducation, le dialogue interreligieux constitue l’un des principaux moyens de prévenir les malentendus, les conflits et les violations de la liberté de religion et de croyance.&lt;/em&gt;» &lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/EYID_fr.jpg&quot; alt=&quot;EYID_fr.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La notion d’éducation constitue la pierre de touche de la démarche interreligieuse prônée par Asma Jahangir. Essentialité du dialogue interculturel et interreligieux, qui permet d’aboutir à la « &lt;em&gt;promotion de la tolérance, du respect et de la compréhension&lt;/em&gt; », trouve sa source dans l’éducation. L’avocate pakistanaise a à ce sujet salué les initiatives de l’UE tels que les programmes de l'UE d'apprentissage tout au long de la vie, tels Comenius, Erasmus, Leonardo Da Vinci ou Grundtvig qui constituent une plate-forme parfaite pour le dialogue interculturel et interreligieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’essentiel dans le dialogue interculturel et interreligieux est de réunir des personnes susceptibles d'établir des ponts entre les communautés afin de conduire à terme à un renforcement des droits de l'homme universels : Asma Jahangir fait appel aux représentants des communautés religieuses (chefs religieux et spirituels, qui se sont rencontrés la dernière fois en 2000 au sommet mondial du millénaire pour la paix à New York), à « &lt;em&gt;des gens de la même foi avec des opinions contrastées&lt;/em&gt; », mais aussi aux artistes (tel que Daniel BarenboÏm et le projet West Eastern divan orchestra). « &lt;em&gt;Les artistes jouent également un pôle important dans ce travail d’éducation du public à la tolérance religieuse et dans la construction de ponts entre les différentes communautés&lt;/em&gt; », insiste Madame Jahangir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rôle des médias n’est pas non plus en reste en matière d’éducation: « &lt;em&gt;Il y a de vrais réussites de dialogues interreligieux (…) et il ne faut pas aller bien loin pour mener un dialogue constructif !&lt;/em&gt; ». L’intervenante en veut pour preuve les initiatives qu’elle a pu observer lors de récentes missions en Israël et dans les territoires palestiniens ainsi qu’en Irlande du Nord à Belfast, « &lt;em&gt;mais ces efforts de la base ne font que trop rarement la une des journaux, à l’inverse de la violence interreligieuse&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Asma Jahangir a conclu son discours fort et sensible, soutenu par les applaudissements convaincus des députés européens, sur la nécessité d’installer le dialogue interculturel et interreligieux: « &lt;em&gt;J’ai fait allusion au potentiel, mais également aux embuches possibles du dialogue interculturel. Il est crucial d’institutionnaliser un dialogue interculturel à des niveaux différents, dans un format adéquat, et avec un nombre de participants aussi large que possible (…). Je pense que les déclarations conjointes des leaders religieux sont importantes. Mais je souhaiterais profiter de l’opportunité qui m’est offerte ici aujourd’hui de mettre l’accent sur le rôle vital d’initiatives prises à la base,  des échanges concrets et des actions communes. (…)&lt;/em&gt; ». Asma Jahangir a également souhaité revenir sur la citation de Boutro Boutros Ghali, ancien Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies : « &lt;em&gt;Les droits de l’homme, quand ils sont vus à travers le prisme d’une perspective universelle, nous forcent à faire face à la plus exigeante des dialectiques : la dialectique de l’identité et de l’altérité, du soi et de l’autre. Ces deux notions nous enseignent que nous sommes en même temps identiques et différents&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Source photo: site de &lt;a href=&quot;http://www.interculturaldialogue2008.eu/333.html?L=2&quot;&gt;l&quot;année européenne du dialogue interculturel&lt;/a&gt;)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Une dose de féminisme à l’européenne : un petit vent de parité ?</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/06/23/Une-dose-de-feminisme-a-leuropeenne-%3A-un-petit-vent-de-parite</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Jun 2008 23:30:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Le Babé-lien du lundi</category>
            
    <description>&lt;h5&gt;Le Babélien du lundi&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/females_in_front.jpg&quot; alt=&quot;females_in_front.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;A la veille de l’élection du Parlement européen en 2009 et alors que l’UE devrait (aurait dû) faire entrer en vigueur le traité de Lisbonne d’ici à peu, Christel Schaldemose, députée européenne, lance une pétition sur Internet sur le thème « &lt;a href=&quot;http://www.femalesinfront.eu/default.asp?lang=gb&amp;amp;view=facts&quot;&gt;Females in front&lt;/a&gt; ». Son but : rassembler 1 million de signatures dans le cadre d’une initiative citoyenne pour voir représentée la gente féminine dans les postes clefs de l’UE qui seront à pourvoir à partir de 2009.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le constat est simple. L’Union européenne compte près de 250 millions de femmes, soit la moitié de la population européenne. Et quelle est sa représentativité aux postes clefs de l’UE ? Seulement 9 sur 27 commissaires sont des femmes. Depuis 50 ans, « l’image de l’Europe est la même », s’insurge le site Females in front. Un monde dominé par les hommes, à se demander s’il est impossible de trouver une femme « suffisamment compétente » pour répondre aux exigences de ces fonctions. Puisque l’UE met justement d’égalité entre les sexes au centre de son projet, pourquoi les Etats membres, les parlements nationaux et l’UE sont-ils dominés par la gente masculine ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’ici à l’année prochaine, 4 postes clefs seront à pourvoir au sein de l’UE : le président permanent du Conseil européen et le Haut-représentant des affaires étrangères et de la politique de la sécurité (dans le cadre du Traité de Lisbonne – si tant est qu’il parvienne à être mis en place) ainsi qu’un nouveau président du Parlement européen et qu’un président de Commission. Faisons le pari que les plus compétents seront assignés à ces postes et que parmi eux, on retrouvera des représentantes de la moitié féminine de la population européenne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parmi les soutiens apportés au projet de Mme Schaldemose, on compte ceux de Catherine Trautmann, Daniel Cohn-Bendit et Bronislaw Geremek. Et notons que seulement 2 jours après le lancement de la pétition, l’initiative avait déjà rassemblé près de 30 000 signatures. Le « coup de gueule » de la députée européenne a fait des émules et rien ne semble pour le moment indiquer que son plan ne puisse pas être mené à bien. Quel meilleur moyen de pression à présenter devant la Commission européenne qu’une pétition d’un million de signature ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Bientôt l'Euro!</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/06/03/Bientot-lEuro</link>
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    <pubDate>Tue, 03 Jun 2008 01:36:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Le Babé-lien du lundi</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Babélien du lundi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.logo_isf_eng_t.jpg&quot; alt=&quot;logo_isf_eng.gif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Le football est un langage universel. L’Union européenne l’a bien compris et veut se servir de l’Euro 2008, et du football en général, comme outil de promotion du multilinguisme avec le projet &lt;a href=&quot;http://ispeakfootball.eu/&quot;&gt;&quot;__I speak football__&quot;&lt;/a&gt;. La maîtrise des langues étrangères est importante pour le footballeur qui veut faire une carrière internationale, aussi bien que pour le citoyen de l’UE qui évolue toujours plus dans un contexte international. Dans notre société moderne, si il est considéré comme un avantage de maîtriser plusieurs langues, il s’agit avant tout de franchir un pallier dans la compréhension des autres cultures. L’objectif est ambitieux. Reste à savoir si les supporters européens seront au rendez-vous du football et de la diversité linguistique.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Des interviews, des extraits radiophoniques, ont été mis en ligne par plusieurs stations de radio européennes, dont l’objectif est de transposer l’ambiance des stades dans un contexte multilinguistique. Les fans pourront alors se familiariser avec les différentes langues de l’UE tout en se préparant pour le début de la compétition qui se déroulera en Suisse et en Autriche du 7 au 29 juin 2008.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Convaincre les fans des avantages du multilinguisme. On retiendra notamment sur le site, l’interview désormais mythique de Giovanni Trappatoni, alors entraîneur du Bayern de Munich.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Visitez le site: &lt;a href=&quot;http://ispeakfootball.eu/&quot;&gt;ispeakfootball.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'interdiction du NPD en Allemagne: un modèle de démocratie?</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/05/30/Linterdiction-du-NPD-en-Allemagne%3A-un-modele-de-democratie</link>
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    <pubDate>Fri, 30 May 2008 22:51:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Ailleurs en Europe</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Lena Morel&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/NPD2.jpg&quot; alt=&quot;NPD2.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;« Les partis qui de par leur buts ou l'attitude de leur membres cherchent à altérer ou à éliminer l’ordre démocratique libéral ou à attenter à l’existence de la République fédérale d’Allemagne, sont anticonstitutionnels. Le Conseil constitutionnel décide de la question de l’inconstitutionnalité. » (Loi fondamentale allemande, Art. 21 alinéa 2 – 21.2 GG)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils s’appellent Vlaams Block, Front National, NPD… et sont de ceux qui mettent au défi les démocraties occidentales. Dans un contexte évident de montée des extrémismes politiques en Europe, le parti national-démocrate (NDP – National demokratische Partei) est au cœur du débat démocratique en Allemagne : faut-il autoriser ou interdire constitutionnellement de tels groupements politiques ? La solution se situe-t-elle en amont ou en aval ? Les marques du passé sont vives lorsqu’il retourne de problématiques liées à l’acceptation de paysage politique démocratique représentatif de l’ensemble des opinions. Parallèles et comparaisons à un niveau européen semblent d’ailleurs plus que nécessaires à la compréhension et à l’analyse d’une tendance plus ou moins généralisée – un travail peut être trop délaissé pour le moment. Il ne faut pas pour autant oublier ce qui fait la spécificité du cas allemand : l’Allemagne semble osciller entre volonté de « modèle » de démocratie et poids du passé, qui la rend particulièrement vulnérable quant à son image extérieure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retour sur un débat qui rythme la vie politique allemande depuis les années 1990 : celui de la construction d’une telle polémique et l’absence d’impact à l’échelle européenne.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bpb.de/themen/FSOSP0,0,0,Die_Nationaldemokratische_Partei_Deutschlands_%28NPD%29.html&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/NPD.jpg&quot; alt=&quot;DEU NPD PARTEITAG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Au milieu de l’année 2006, le &lt;a href=&quot;http://www.herodote.org/article.php3?id_article=324&quot;&gt;NPD faisait son entrée dans le Parlement du Land de Schwerin&lt;/a&gt; (Mecklembourg-Poméranie occidentale ainsi que dans quatre parlements d’arrondissement berlinois. Un résultat électoral qui devait relancer une polémique politico-juridique parfois brûlante, parfois latente en Allemagne autour de l’interdiction par la Cour Constitutionnelle du parti d’extrême-droite fondé en 1964. C’est à la fin août 2007, à la suite d’un nouvel incident à caractère xénophobe, que Kurt Beck, secrétaire général du SPD (parti social-démocrate), réinscrit définitivement la question d’une telle procédure juridique à l’agenda politique et médiatique allemand.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le NPD connaît depuis les années 1990 une radicalisation de son mouvement qui se situe aussi bien à l’échelle de son contenu (les références au national socialisme sont de plus en plus explicites) que du personnel du parti. Il ne fait aucun doute que le parti national-démocrate allemand est aujourd’hui le creuset de la scène néo-nazie et skinhead. Loin d’agir et de se mouvoir en toute impunité, le NPD est surveillé de près par les informateurs infiltrés de l’office fédéral et des offices régionaux pour la protection constitutionnelle, les « V-Männer ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce sont justement l’action de ces V-Männer qui en 2003 ont fait échouer la première tentative du gouvernement et du parlement allemands.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des obstacles constitutionnels : une question technique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En s’appuyant sur l’article 21 aliéna 2 de la loi fondamentale allemande, le gouvernement et le parlement allemands déposaient en 2001 une motion d’anti constitutionnalité et d’interdiction du NPD. La Cour Constitutionnelle, seule institution habilitée à statuer sur cette question, avait en 2003 rejeté la procédure en raison des incertitudes qui découlaient de la prise en compte et de l’évaluation des dépositions des informateurs (V-Männer) et de leur activité au sein du NPD.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La procédure d’interdiction d’un parti politique n’en est pourtant pas à son coup d’essai. Depuis la fondation de la République fédérale, deux décisions d’interdiction ont été prononcées : l’une en 1953 contre le parti néo-nazi « Sozialistische Reichspartei » (successeur officiel du NSDAP – parti nazi du IIIe Reich) et  une seconde, en 1956, contre le parti communiste allemand (KPD). Des décisions passées qui valent aux partisans d’une nouvelle tentative d'interdiction du NPD d’appuyer leur démarche sur le constat que l’échec de 2003 est lié à des vices de forme plutôt qu’au fond.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Kurt Beck, figure de proue de la relance d'une procédure d’interdiction, et ses acolytes, se confrontent aujourd’hui aux fantômes de la dernière tentative : « Existe-t-il du matériel ‘propre’ contre la NPD ? » (càd un matériel qui  ne repose pas sur le travail jugé irrecevable des informateurs, &lt;em&gt;Auch die SPD lieferte nichts&lt;/em&gt;, FAZ am Sonntag, 6.4.2008), entendez par là, « il faut du matériel qui ne soit pas entaché par les informations issues des V-Männer. J’ai bien peur qu’un tel matériel ne soit pas disponible en quantité suffisante », observait Wolfgang Schäuble, Ministre de l’intérieur (CDU). « Les ministres de l'Intérieur fédéral et régional devront justifier l'interdiction avec beaucoup de soin afin qu'elle ne fasse pas l'objet d'un nouveau rejet par la Cour constitutionnelle. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser le NPD triompher à nouveau », déclarait Klaus Wowereit (SPD).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rôle des informateurs au service de la protection constitutionnelle est soumis à un choix cornélien : retirer les observateurs infiltrés pour garantir un matériel d’accusation irréprochable ou garantir  le contrôle du NPD par ces mêmes observateurs ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nier le problème au lieu de le résoudre?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.NPD_jetzt_t.jpg&quot; alt=&quot;NPD_jetzt.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;C’est la question essentielle que se posent les protagonistes du débat : quels dangers peut générer une telle interdiction si elle n’est pas relayée par des projets d’éducation citoyenne et politique et de sensibilisation conséquents ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au-delà de la question juridique et constitutionnelle que pose une interdiction et la procédure qui s’en suit, le sort du NDP est un débat hautement politique et politisé. Des initiatives de la société civile se multiplient à travers divers médias, en particulier par Internet (&lt;a href=&quot;http://www.mut-gegen-rechte-gewalt.de/&quot;&gt;Mut gegen Rechte Gewalt&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.npd-verbot-jetzt.de/&quot;&gt;NPD Verbot jetzt&lt;/a&gt;) ou sous forme de contre-manifestations lors de rassemblements publics de l’extrême droite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ce qui fait la particularité du débat allemand à ce sujet, c’est sans aucun doute la polarisation politique de cette interrogation quant à la nature de la démocratie. Alors que le positionnement face à l’existence du Front national en France suscite plus généralement des réactions individualisées, il est possible en Allemagne de dégager des constantes et positions partitives entre majorité et opposition, entre sociaux-démocrates (SPD) et chrétiens-démocrates (CDU-CSU) – bien qu’elles ne soient dictées par aucune ligne de parti. Le gouvernement s’est montré sceptique quant à la relance d’une telle procédure d’interdiction : c’est d’ailleurs la position prônée par la grande majorité des élus CDU-CSU qui s’appuie essentiellement sur la question épineuse des informateurs infiltrés et sur les risques que représenterait leur retrait du poste d’observation au sein du NPD. La majorité du SPD souhaite quant à elle concrétiser une nouvelle procédure pour faire taire le discours propagandiste du NPD et répondre aux exigences démocratiques du système de partis de la République fédérale allemande. Les Verts (Bündnis90/die Grünen) et le parti communiste (PDS) préfèrent la sensibilisation et le combat politique au combat juridique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nombre d’argumentaires sont mis en exergue par l’un ou l’autre camp : financement du parti par l’argent public, réforme législative pour l’interdiction de partis politiques, financement du travail de prévention et de nouveaux projets de sensibilisation ou encore contrôle du mouvement au sein d’un parti plutôt que son émiettement en groupements « clandestins » incontrôlables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;N’hésitez pas à y voir une logique électorale qui viendrait alimenter celle des valeurs démocratiques des uns et des autres. La CDU/CSU souhaite offrir une alternative mesurée  à l’électorat de l’extrême droite par une intégration de ses membres au sein du parti chrétien-démocrate: une stratégie risquée et duale, qui a néanmoins le mérite d’inclure les membres du NPD dans une structure citoyenne démocratique. D’ailleurs si l’on en croit certaines autres tentatives politiques récentes en la matière, lorsqu’on observe les situations nationales européennes on peut tout à fait conclure à une tendance stratégique relativement généralisée qui ne serait pas propre à la droite allemande. De son côté le SPD répond sans aucun doute à une opinion publique plutôt en faveur d’une interdiction constitutionnelle du NPD : un sondage publié en 2006 par l’institut Emnid indiquait que 66% des citoyens allemands cautionnaient l’interdiction de la NPD contre 23% qui s’y opposaient.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’inscription du cas allemand dans une perspective plus large, étendue à l’échelle européenne, éclaire une évidence : la polémique n’est pas isolée, la situation encore moins. Les obstacles rencontrés au niveau national par l’une ou l’autre de nos démocraties doivent faire l’objet d’une prise de recul et d’une recherche de solution commune. Qu’il s’agisse de l’Union européenne, du Conseil de l’Europe ou de la Cour européenne des Droits de l’Homme, la démarche pan-européenne a connu quelques soubresauts encourageants. Sont-ils pour autant concluants et à la hauteur de l’enjeu démocratique ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En attendant l’Europe…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/frattini.jpg&quot; alt=&quot;frattini.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;La proposition de Kurt Beck de relancer une procédure d’interdiction du NPD en 2006 a trouvé écho au niveau européen. Franco Frattini, alors commissaire européenn à la justice, liberté et sécurité et vice-président de la Commission européenne, s’était prononcé en faveur d’une telle démarche à l’encontre de l’extrême droite allemande. Selon lui, l’Allemagne ferait partie avec la France, la Belgique, le Danemark et l’Italie des 5 pays européens les plus en proie aux problématiques d’extrême droite. Qualifiant l’extrême droite et le parti néo-nazi de « tumeur cancéreuse », représentant une « réelle menace » pour la démocratie, Franco Frattini a déclaré que « nous devons être meilleurs dans la lutte contre le racisme et la xénophobie, que ce soit dans la prévention ou dans la réaction ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quels échos et quelle concrétisation à cette prise de position alors que Frattini doit aujourd’hui lui-même faire face à des soulèvements xénophobes à l’encontre des Roms dans son pays ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une première réponse a été donnée sous la présidence allemande du Conseil européen en 2007 : « &lt;em&gt;L’Europe est décidée à défendre offensivement ses valeurs communes et à punir avec détermination ceux qui bafouent ces valeurs en méprisant la dignité de l’homme. A l’avenir il y aura, à l’échelle européenne, un minimum d’harmonisation obligatoire des dispositions relatives à l’incrimination de la diffusion de propos racistes et xénophobes. L’incitation publique à la violence et à la haine ou la négation ou la banalisation des crimes de génocide dans un but raciste ou xénophobe seront incriminées partout en Europe. Ainsi, nous donnons un signal clair contre le racisme et l’intolérance&lt;/em&gt; », soulignait la présidente du Conseil de l’UE des ministres de la Justice, Brigitte Zypries. Pour autant, les dispositions de la décision-cadre qui émanent de la présidence allemande ne s’appliquent pas directement : elles doivent être transposées en droit national par les États membres et leur laisse ainsi « la marge de manœuvre nécessaire pour maintenir des traditions constitutionnelles bien établies ». C’est donc un long chemin pour une situation d’urgence qui s’annonce puisque la décision-cadre devra dans les temps à venir traverser les méandres législatifs de l’Union européenne avant de pouvoir aboutir en une harmonisation européenne concrète en la matière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puisqu’il en est ainsi, passons aux cas du Conseil de l’Europe et de la Cour européenne des droits de l’homme. Cette dernière avait été saisie par les membres du KPD lors de son interdiction en 1956. Le parti communiste allemand avait attaqué la Commission européenne des droits de l’homme (ancienne institutions médiatrices du Conseil de l’Europe pour les plaintes déposées à l’adresse de la Cour européenne des droits de l’homme) au nom de la Convention européenne des droits de l’homme. Déclaré irrecevable, le recours stipulait : « &lt;em&gt;aucune des dispositions de la présente Convention ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits ou libertés reconnus dans la présente Convention ou à des limitations plus amples de ces droits et libertés que celles prévues à la dite Convention&lt;/em&gt;». Depuis cette première décision prise en faveur de l’Etat allemand, la Cour européenne des droits de l’homme a été appelée à se prononcer sur le cas du Refah Partisi turque menacé de dissolution par la Cour de cassation turque. Sa décision finale laisse finalement une large place à une interprétation « tolérante » et « totale » de la Démocratie : « &lt;em&gt;un parti politique dont les responsables incitent à recourir à la violence, et /ou proposent un projet politique qui ne respecte pas une ou plusieurs règles de la démocratie ou qui vise la destruction de celle-ci ainsi que la méconnaissance des droits et libertés qu’elle reconnaît, ne peut se prévaloir de la protection de la Convention contre les sanctions infligées pour ces motifs&lt;/em&gt; » (arrêt dans l’affaire Refah Partisi, Erbakan, Kazan et Tekdal c. Turquie, 21.7.2001). La démarche du Conseil de l’Europe lui est d’ailleurs en tout point identique (Restrictions concernant les partis politiques dans les Etats membres du Conseil de l’Europe et proposition formulées par la Commission de Venise), prônant que la « r&lt;em&gt;estriction ou la dissolution de partis politiques ne se justifient que dans les cas où le parti concerné fait usage de violence ou menace la paix civile et l’ordre constitutionnel démocratique du pays&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le NPD, avec à sa tête Udo Voigt, est un fin limier : jonglant dangereusement avec la légitimité garantie par la loi fondamentale allemande et l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, il parvient jusqu’à aujourd’hui à se mouvoir dans les limites de la légalité et de la constitutionnalité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les conclusions de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et du Conseil de l’Europe peuvent paraître laxistes et formulées de telle manière à ne pas empiéter sur les législations et juridictions nationales. Mais finalement, ne  font-il pas preuve de la mesure nécessaire à la garantie d’un modèle de Démocratie dont ils se veulent être les garants ?
&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;__&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut regretter le manque d’harmonisation à l’échelle de l’Union européenne mais aussi l’absence de décision forte et tranchée du Conseil de l’Europe et de la Cour européenne des droits de l’homme. Le constat de l’échec présumé de l’interdiction du NPD en Allemagne, conditionné par un dossier d’accusation « trop peu » accablant, est sans aucun doute lié à une trop forte « politisation » du débat (à la date du 31 mars dernier, le dépôt du matériel d’accusation se clôturait alors que le SPD lui-même avait eu grand mal à rassembler des preuves « propres »). Mais peut-on finalement s’en plaindre ? Les obstacles juridiques à l’interdiction du NPD ainsi que les conclusions du Conseil de l’Europe et de la CEDH nous indiquent peut être qu’il serait préférable en Allemagne mais aussi partout en Europe d’orienter la sanction vers les élus plutôt que vers les partis. Il est en effet tout à fait possible de rendre inéligible toute personne condamnée pour propos raciste ou xénophobe: une interdiction de représentation politique qui exclut parfois pour longtemps du jeu politique et du champ médiatique. Jusqu’à présent, peu d’Etats européens ont légiféré en matière d’interdiction de partis politiques. Et pour cause : l’image « démocratique » et la valeur de la Démocratie, sont en jeu. Et quelle plus piètre démocratie que celle qui ne garantit pas le pluralisme politique émanant de la volonté des citoyens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le combat exclusivement politique et citoyen à l’encontre du NPD ne serait-il donc pas le meilleur faire-valoir d’une jeune démocratie ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/antinazi/2114542551/&quot;&gt;(Photo1: flickr/anti nazi koordination ffm)&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bpb.de/themen/FSOSP0,0,0,Die_Nationaldemokratische_Partei_Deutschlands_%28NPD%29.html&quot;&gt;(Photo2: AP)&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/37sechsblog/1307042440/&quot;&gt;(Photo3:flickr/37sechsblogger)&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/romania-communists-corruption-criminals/1105180079/&quot;&gt;(Photo4: Franco Frattini, Flickr/vladsirghe2004)&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Promouvoir le multilinguisme en Europe</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/05/27/Promouvoir-le-multilinguisme-en-Europe</link>
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    <pubDate>Tue, 27 May 2008 01:46:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Le Babé-lien du lundi</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Babé-lien du lundi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.multilinguisme_s.jpg&quot; alt=&quot;multilinguisme.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; 2,4 euros par citoyen et par an pour un total 1% du budget communautaire, soit 1 milliard d’euros par an. C’est le budget accordé par l’Union européenne au Commissaire européen pour le multilinguisme en Europe, qui doit, depuis les élargissements de 2004 et 2007 gérer 23 langues nationales.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;« Un défi salutaire »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite à une demande de José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et du Commissaire pour le multilinguisme, Leonard Orban, un groupe d’intellectuels se forme autour de l’écrivain Amin Maalouf, avec pour tâche de les conseiller sur « la contribution du multilinguisme au dialogue interculturel et à la compréhension mutuelle des citoyens dans l’Union européenne ». Jutta Limbach, présidente du Goethe Institut, Tahar Ben Jelloun, écrivain ou encore jan Sokol, philosophe et ancien Ministre de l’education de la République tchèque, ont, entre autres, entouré Amin Maalouf dans cette tâche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les échanges ont permis l’émergence de ce rapport intitulé « Un défi salutaire ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce rapport débute sur une mise en garde : « il va de soi que la multiplicité des langues impose des contraintes, qu’elle pèse sur le fonctionnement des institutions européennes, et qu’elle a un cout en termes d’argent et de temps. Ce cout deviendrait même prohibitif si l’on voulait accorder à des dizaines de langues toute la place que leurs locuteurs pourraient légitimement souhaiter ». Et le rapport de poursuivre sur les risques d’un déclin du multilinguisme dans le fonctionnement des institutions européennes : « face à un tel foisonnement, la tentation est grande de laisser s’installer une situation de fait où une seule langue, l’anglais occuperait dans les travaux des institutions européennes une place prépondérante, où deux ou trois autres langues parviendraient à maintenir, pour quelque temps encore, une présence déclinante, tandis que la grande majorité de nos langues n’aurait plus qu’un statut symbolique et ne seraient quasiment jamais utilisées dans les réunions communes »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une telle orientation serait « préjudiciable » selon ce groupe d’intellectuels, à la fois parce qu’elle serait « préjudiciable aux intérêts économiques et stratégiques du continent comme de tous ses citoyens, quelle que soit leur langue maternelle ; et aussi parce qu’elle serait contraire à l’esprit même du projet européen ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Installer durablement la diversité linguistique en Europe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Soucieux de préserver cette diversité linguistique qui se trouve au fondement de l’identité européenne, le rapport souhaite proposer un certain nombre d’orientations pour les années à venir. Ces orientations se déclinent en deux idées principales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rapport souhaite en premier lieu que « les relations bilatérales entre les peuples de l’Union européenne devraient se passer prioritairement dans les langues de ces deux peuples plutôt que dans une langue tierce ». Cela implique alors que chacune des langues européennes ait, dans chacun des pays de l’union, « un groupe significatif de locuteurs compétents et fortement motivés ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans un second temps, « pour que ces contingents de locuteurs puissent être formés, l’Union européenne devrait prôner la notion de langue personnelle adoptive. ». Plus exactement, « tout Européen serait encouragé à choisir librement une langue distinctive, différente de sa langue identitaire, et différente  aussi de sa langue de communication internationale ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’objectif est clairement de susciter de véritables vocations dans l’apprentissage de langues :  « en distinguant nettement, à l’heure du choix, entre une langue de communication internationale et une langue personnelle adoptive, on inciterait les Européens à prendre, en matière d’apprentissage des langues, deux décisions séparées, l’une dictée par les besoins de la communication la plus large, l’autre guidée par tout un faisceau de motivations personnelles liées au parcours individuel ou familial, aux liens affectifs, à l’intérêt professionnel, aux préférences culturelles, à la curiosité intellectuelle, etc. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La construction européenne se fonde justement sur cette diversité et selon le groupe d’intellectuels, « négliger une langue c’est prendre le risque d’une désaffection de ses locuteurs à l’égard de l’idée européenne. Nul ne peut adhérer de tout cœur à l’ensemble européen s’il n’a le sentiment que sa culture spécifique, et d’abord sa langue, y est pleinement respectée, et que l’intégration de son pays à l’Union européenne contrbiue à épanouir sa langue propre et sa culture plutôt qu’à les marginaliser ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un rapport diversement accueilli&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Soumis aux ministres lors d’une conférence organisée le 15 février dernier par la présidence slovène du Conseil et intitulée « Promotion du multilinguisme », le rapport avait été diversement accueilli. Certains ministres présents ont qualifié l’idée d’utopique, alors que d’autres ont annoncé vouloir se  concentrer sur les initiatives actuelles plutôt que d’en mettre en oeuvre de nouvelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En septembre prochain, la Commission européenne adoptera une communication dans laquelle elle présentera sa stratégie en matière de multilinguisme, sur la base des conclusions des rapports.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lire le rapport: &lt;a href=&quot;http://ec.europa.eu/education/policies/lang/doc/maalouf/report_fr.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;





&lt;p&gt;(Crédit photo: flickr/ Stephanieannemarie)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Football européen: le temps de l’élargissement ?</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2008/05/21/Football-europeen-le-temps-de-lelargissement-1er-episode</link>
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    <pubDate>Wed, 21 May 2008 16:08:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
            
    <description>&lt;h5&gt;Un soir au stade Loujniki. Avant le coup d’envoi, une finale déjà historique&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Jean-Baptiste Mathieu&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/./.lujnicki_s.jpg&quot; alt=&quot;lujnicki.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Ce soir la finale de la Ligue des champions se jouera au Stade Loujniki à Moscou. Si pour la plupart des amateurs du football européen cette finale fait d’ores et déjà l’événement, car elle constitue la première opposition à ce niveau entre deux clubs anglais, Chelsea FC et Manchester United FC, la dimension historique de cette rencontre se situe aussi ailleurs. Pour la première fois, l’ultime rendez-vous de la plus importante compétition entre clubs européens se déroulera dans un pays de l’Europe de l’Est. En effet jamais une finale de la Coupe des clubs champions européens ni de la Ligue des champions ne s’est déroulée plus à l’est que Vienne à l’exception de Belgrade en 1973 (1).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans une compétition où les clubs italiens, anglais et espagnols monopolisent l’attention,  l’absence systématique depuis quelques années des pays de l’Est dans le dernier carré de la compétition, excepté lors de la saison 1998-1999, est devenue une habitude pour les supporters européens. L’image du football est-européen a été entachée par plus de quinze ans de disette. Dans un milieu où seul le vainqueur entre dans l’histoire, l’Europe de l’Est est lentement tombée dans l’oubli. Pourtant les pays de l’Est ont écrit la légende de la coupe des clubs champions européens. Souvenons-nous par exemple du quart de final retour opposant Saint-Etienne au Dynamo de Kiev le 17 mars 1976. Battus à Kiev 2-0, les Verts remonteront leur retard dans le temps réglementaire avant que dans les prolongations Dominique Rocheteau, blessé au mollet, n'offre la qualification aux stéphanois à la 112ème minute.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait, la montée en puissance des clubs situés de l’autre coté du rideau de fer va se faire entre les années 60 et 90. Dès sa première édition en 1955, deux clubs de l’Est répondent positivement à l’initiative du journal L’Equipe (2), il s’agit du Gwardia Varsovie et du Voros Lobogo. Les premières années sont difficiles. C’est le temps de l’hégémonie du Real Madrid, des finales jouées devant plus de 100 000 spectateurs, aucun club de l’Europe de l’Est ne dépasse les quarts de finale. Il faut attendre la saison 1964-1965 pour voir le club Hongrois du Gyor Eto FC se hisser jusqu’en demi-finale. Dès lors la machine est lancée. Les saisons 1966-1967, 1968-1969, 1969-1970 voient successivement FK CSKA Sofia, Marila Pribram, le Spartak Tinava, Legia Varsovie atteindre le dernier carré. Au cours de la décennie suivante, Ujpest FC et le Dynamo Kiev seront demi-finalistes à leur tour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’âge d’or sera pour les années 80. Excepté lors des saisons 1980-1981,1984-1985 et 1989-1990 les pays de l’Est sont systématiquement présents en demi-finale, avec pour apothéose la finale de 1986 au stade Sanchez Pizjuan de Séville. Un an après le drame du Heysel, les clubs anglais sont bannis de toutes les compétitions européennes. Le FC Barcelone est favori pour succéder à la Juventus face au Steaua Bucarest. Mais après 120 minutes sans but, le portier roumain Helmuth  Duckadam arrête les cinq tirs aux buts barcelonais. Marius Lacatus et Gavril Balint ne perdront pas eux leur adresse devant le but catalan. La coupe aux grandes oreilles est roumaine. Les joueurs de Bucarest se retrouveront à nouveau en finale lors de la saison 1988-1989 à Barcelone au Camp Nou face au Milan AC. Les Rossoneri feront sauter le verrou roumain par deux doublés de Ruud Gullit et de Marco Van Basten. La finale se conclut sur le score sans appel de 4-0. À la fin des années 80 le Steaua Bucarest est parvenu trois fois en demi-finale, le Dinamo Bucarest, le FK CSKA Sofia, le Widzew Lodz et le Dynamo Kiev une fois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les années 90 marquent alors un tournant. A l’exception de la saison 1998-1999, les demi-finales de la plus importante des compétitions européennes se déroulent sans représentant de l’Europe de l’Est depuis 1990-1991. Le Spartak Moscou échoua cette année-là aux portes de la finale face à l’Olympique de Marseille que tous les spécialistes considéraient alors comme la meilleure équipe d’Europe. Les Olympiens éliminent le Spartak mais s’inclineront à Bari aux tirs au but en finale face à l’Etoile rouge de Belgrade.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En 1993, la compétition change de formule. En devenant la Ligue des champions, la coupe des clubs champions européens va reléguer au rôle de faire valoir les représentants des pays de l’Est. La suppression des matchs à élimination directe du début à la fin de la compétition remplacée par un système de match de poules et la multiplication des tours préliminaires pour les pays classés au delà des premiers rangs du classement de l’UEFA, compliquent l’accès des clubs de l’Europe de l’est au sommet de la compétition.
Aujourd’hui, seul le premier du championnat russe est assuré de jouer la phase finale de la Ligue des champions. Les autres représentants  des pays de l’Est doivent passer par un, deux, voir trois tours préliminaires où ils s’éliminent entre eux avant d’affronter le troisième des meilleurs championnats européens. Entre 1991 et 2008 un club parviendra jusqu’en demi finale. Le Dynamo de Kiev, emmené par Andrei Chevchenko, est éliminé par le Bayern de Munich qui perdra dans les arrêts de jeu une finale qui lui tendait les bras, lors d’une folle nuit barcelonaise face à Manchester United.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui deux solutions existent pour voir un rééquilibrage du football européen. La transformation d’un ou deux clubs en écuries européennes comparables à Chelsea. C’est ce vers quoi semble pencher le foot russe et son principal représentant, aujourd’hui récent vainqueur de la coupe de l’UEFA : le Zénith Saint Pétersbourg. Une réforme de La ligue des champions revoyant les modes d’entrée en compétition des champions issus de pays classés au-delà du 9ème rang du classement UEFA. Un projet compliqué à réaliser, mais que Michel Platini, président de l’UEFA, s’attelle à faire avancer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant, l’organisation en Europe de l’Est de finales des coupes européennes, ou de la phase finale du Championnat d’Europe des nations (comme en 2012 en Pologne et Ukraine) sont déjà des bonne occasions pour se rappeler qu’à l’est de Vienne on aime aussi le football.
En rentrant sur le terrain du stade Loujniki ce soir, Didier Drogba Cristiano Ronaldo et tous les autres auront déjà fait un geste historique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(1)	Cependant, l’histoire comme le style du football des Balkans ne sont pas les mêmes qu’en Russie, Pologne, Hongrie, Ukraine ou Roumanie. Aussi, il est important de ne pas faire l’amalgame communément admis entre les pays issus ou voisins de l’ex-Yougoslavie  et les pays de l’Europe de l’Est.
(2)	Le quotidien sportif français est à l’origine de l’organisation de la première édition de la coupe des clubs champions européens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Crédit photo: flickr/lordah)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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