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  <title>Le CLANdestin européen</title>
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  <description>L'Europe vue par Café Babel Strasbourg</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 09:38:21 +0100</pubDate>
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    <title>La PESC : nouveau champ de bataille interinstitutionnel</title>
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    <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 13:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Sessions plénières à Strasbourg</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Tania Gisselbrecht&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Session plénière du Parlement européen, mars 2010&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/.4422597826_a976a82d59_s.jpg&quot; alt=&quot;4422597826_a976a82d59.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;4422597826_a976a82d59.jpg, mar. 2010&quot; /&gt;Annoncée comme le point d’orgue de la session de mars du Parlement Européen, la visite de Catherine Ashton, la Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité commune, s’est révélée décevante. A Strasbourg, elle s’est contentée de brosser à grands traits les axes stratégiques de son action.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le débat aura néanmoins été l’occasion de faire le point sur les défis que doit affronter l’Union européenne en matière de politique étrangère, de sécurité et de défense, au lendemain de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Les recommandations du Parlement figurent dans deux résolutions adoptées le 10 mars 2010 (&lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2010-0060+0+DOC+XML+V0//FR&amp;amp;language=FR&quot;&gt;Rapport annuel 2008 sur la PESC&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2010-0061+0+DOC+XML+V0//FR&amp;amp;language=FR&quot;&gt;mise en œuvre de la stratégie européenne de sécurité et la politique de sécurité et de défense commune&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une conclusion s’impose : les contours de la PESC demeureront incertains tant que les aspects institutionnels et les instruments administratifs de sa mise en œuvre n’auront pas été clarifiés. Les ambiguïtés du Traité de Lisbonne ont réactivé les rivalités institutionnelles, et menacent les ambitions internationales de l’Union.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui veut la peau de Catherine Ashton ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le débat organisé au Parlement s’inscrit dans un contexte de dissensions croissantes entre institutions européennes. La politique extérieure de l’Union est devenue leur nouveau terrain d’affrontement. Elles se disputent,  en effet, le contrôle de la future diplomatie européenne que le Traité de Lisbonne a prévu de renforcer. A l’heure de la mondialisation, l’Europe s’affiche sur tous les fronts : action humanitaire, gestion civile des crises internationales, régulation du commerce mondial, action environnementale... Elle se démarque régulièrement des positions américaines  (refus de l’unilatéralisme  américain en Irak, acceptation de la compétence de la Cour Pénale Internationale,  du protocole de Kyoto…) Prisonnière d’un cadre institutionnel intergouvernemental qui favorise la diplomatie nationale au détriment de l’unité, son poids politique reste toutefois moindre. Parce qu’elle est susceptible de modifier cet équilibre institutionnel, la désignation d’un Haut Représentant  de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité commune sème la zizanie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une partie des attaques incessantes qui visent Madame Ashton, depuis sa nomination en décembre 2009, sont vraisemblablement l’expression de ce marchandage institutionnel. L’instrumentalisation de ces critiques sape l’autorité de la figure du Haut Représentant. Un Haut Représentant fragile, c’est une plus grande marge de manœuvre pour les institutions qui prétendent défendre ou étendre leurs prérogatives. Si l’on prend en compte le caractère hybride de son poste, on comprend mieux pourquoi la Haute Représentante peine à s’imposer. Le/la Haute Représentante cumule en effet des attributions autrefois partagées entre le Conseil, la Commission et le Haut Représentant de la PESC (1). Si Madame Ashton se laisse intimider par les rivalités interinstitutionnelles, il est clair que son rôle se résumera à celui d’une marionnette entravée par des loyautés multiples. (le Conseil qui la nomme, la Commission dont elle est vice-présidente et donc solidaire, le Parlement qui approuve sa nomination en tant que membre de la Commission et tient les cordons de la bourse). Dans un tel cas de figure, l’Europe pourra difficilement espérer un regain de crédibilité et d’influence sur la scène internationale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Madame Ashton a tenu à rassurer le Parlement : elle est parfaitement consciente des enjeux et des risques que présentent les tensions actuelles. Elle a plaidé pour une politique ambitieuse dépassant les intérêts nationaux. Au nom de la responsabilité collective, elle a exhorté tous les acteurs en présence à cesser leurs querelles, à se concentrer sur les objectifs fondamentaux de la politique extérieure et non sur les processus de décisions, ou leurs compétences. Elle les a appelé à saisir cette « &lt;em&gt;chance (d’accroître l’influence internationale de l’UE) qui ne se présente qu’une seule fois par génération&lt;/em&gt; ». Faisant référence au pouvoir économique croissant de puissances régionales telles l’Inde et la Chine, elle a clairement averti ses pairs que si les disputes internes s’éternisaient, « &lt;em&gt;d’autres prendr(aie)nt les décisions à notre place&lt;/em&gt; ». « Si (au contraire), nous nous rassemblons, nous pourrons sauver nos intérêts » a-t-elle conclu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pénible gestation du Service Européen d’Action Extérieur (SEAE)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Traité de Lisbonne a prévu la mise en place d’un service diplomatique européen pour épauler le Haut Représentant. Mais le texte reste relativement flou quant à la structure de ce service. Ce silence a réveillé les ambitions des différentes institutions. L’enjeu principal de ce bras de fer diplomatique est la nomination aux postes clés du futur corps diplomatique européen. Le dernier épisode en date de ce feuilleton diplomatique est la réunion informelle des Ministres des Affaires étrangères qui s’est tenue à Cordoue le 5 mars. Les Etats y ont rejeté un SEAE sous la coupe du Président de la Commission.  Les Etats membres insistent pour que lorsque le SEAE fonctionnera à plein régime, au moins un tiers des membres du SEAE soient des diplomates détachés des Etats membres. Le statut de ces diplomates sera la question la plus difficile à régler: vont-ils vouloir truster les meilleurs postes au détriment des fonctionnaires et comment seront-ils répartis entre les Vingt-sept ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Catherine Ashton, qui doit exposer les grandes lignes du projet de SEAE avant la fin du mois d’avril, disposera-t-elle de l’autorité nécessaire pour arbitrer avec fermeté ? Elle ne cache pas que la tâche sera  « pénible et complexe ». Les parlementaires qui espéraient peut être que Madame Ashton esquisse devant eux sa vision du futur Service Européen d’Action Extérieur. seront, en tous les cas, restés sur leur faim. En dehors des grandes orientations stratégiques de sa politique, elle n’aura pas fourni d’informations tangibles, alors que des projets officieux, trop proches des vues de la Commission aux dires des Etats, circulent déjà.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/.pict_20100309PHT70256_s.jpg&quot; alt=&quot;pict_20100309PHT70256.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;pict_20100309PHT70256.jpg, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Le Parlement cherche sa place&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En réponse à une intervention de Madame Ashton, qui s’apparentait plus à une déclaration d’intention qu’à un véritable plan d’action ou projet administratif,  les parlementaires ont réitéré leurs attentes tant en matière d’orientation stratégique qu’en ce qui concerne la structure et le fonctionnement du SEAE. Les maîtres mots du débat auront été légitimité démocratique, accroissement du budget, et autonomie de la PESC.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1° Si la révision des objectifs prioritaires de la PESC fait l’objet d’un relatif consensus, le Parlement a néanmoins prévenu la Haute Représentante qu’il entendait à l’avenir être associé au processus de décision dans le domaine de la PESC.  Les recommandations issues des rapports présentés par Gabriele Albertini et Arnaud Danjean (PPE) tendent essentiellement à renforcer la légitimité démocratique de la PESC et de la PSDC par l’instauration d’une relation constante entre le Parlement et la Haute Représentante. Consultation systématique et régulière du Parlement préalablement au déploiement d’une mission de sécurité et de défense commune, droit de regard sur les nominations au SEAE font partie des prérogatives que les Parlementaires réclament. A défaut d’une telle association, le Parlement est décidé à utiliser son pouvoir budgétaire et son droit de contrôle démocratique. Ainsi, par exemple, la mise en place du SEAE nécessitera la révision du règlement financier et du règlement relatif au statut des fonctionnaires et agents de l’UE, matières soumises à la procédure de co-décision. Pour pouvoir user du levier budgétaire, le Parlement européen réclame par ailleurs que le SEAE soit intégré à la Commission (et donc à son budget) pour avoir davantage de contrôle.  Ceci est évidemment inacceptable pour les Etats membres qui n’entendent pas laisser la Commission augmenter son implication dans la PESC et empiéter sur leurs prérogatives souveraines.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2° La première résolution déplore la faiblesse du budget alloué à PESC. L’insuffisance actuelle du financement constitue une entrave à une politique cohérente et volontariste et limite la capacité de l’Union à s’imposer comme acteur crédible et efficace de la scène internationale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3° En matière de politique de sécurité et de défense, la seconde résolution adoptée conclut au nécessaire renforcement de l’autonomie stratégique. Les Députés apportent leur soutien à l’idée de la mise en place d'un Conseil de la défense qui serait composé des ministres de la défense, et proposent la création d'un centre d’opération permanent placé sous la responsabilité du Haut Représentant aux Affaires étrangères. Le Parlement recommande également la mise en place d'une Académie de l'action extérieure européenne, qui aurait pour mandat de former les fonctionnaires européens et nationaux aux enjeux de la PSDC.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Devant l’ampleur et la complexité de la tâche qui l’attend (définition des politiques européennes, mise en place du SEAE, visibilité accrue et réactivité face aux crises), il serait utile que la Haute Représentante puisse compter sur l’attitude constructive des Etats et de la Commission. Le Député Elmar Brok (PPE) a parfaitement résumé la situation en rappelant que « &lt;em&gt;l’UE a rarement remporté des succès lorsqu’elle s’est construite sur la coopération des Etats sans la Commission&lt;/em&gt; ». L’UE peinera à émerger au plan international si les Etats privilégient leurs intérêts nationaux. Dans ces conditions, on imagine difficilement que Catherine Ashton (ou ses successeurs) parvienne à faire de la fonction de Haut Représentant la pierre angulaire de la politique étrangère de l’Union.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(1)   Il s'agissait en fait de fusionner les fonctions de diplomatie tenues par :
•	Le Secrétaire général du &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_l&amp;#039;Union_européenne&quot;&gt;Conseil de l'Union européenne&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Haut_Repr%C3%A9sentant_pour_la_politique_%C3%A9trang%C3%A8re_et_de_s%C3%A9curit%C3%A9_commune&quot;&gt;Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité&lt;/a&gt; commune (fonction occupée par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Javier_Solana&quot;&gt;Javier Solana&lt;/a&gt;  d'octobre 1999 à novembre 2009). Le traité de Lisbonne modifie la fonction du Haut Représentant et la sépare du secrétariat général du Conseil de l'Union européenne. A ce titre, le Haut représentant assiste aux &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_européen&quot;&gt;conseils européens&lt;/a&gt;.
•	Le commissaire chargé des relations extérieures (poste occupé par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Benita_Ferrero-Waldner&quot;&gt;Benita Ferrero-Waldner&lt;/a&gt; au sein de la  &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Barroso&quot;&gt;commission Barroso&lt;/a&gt;). A ce titre, le Haut représentant siège à la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_europ%C3%A9enne&quot;&gt;Commission européenne&lt;/a&gt; dont il est le premier vice-président. C’est par le biais de ce statut que la Commission est aujourd’hui amenée à revoir à la hausse son implication dans la PESC.
•	Le président du Conseil de l'Union européenne (conseil des Ministres des Affaires étrangères ) qui était auparavant le ministre des Affaires étrangères de l'Etat membre qui assurait la présidence tournante.
Le Haut Représentant est désigné par les chefs d'État et de gouvernement des États membres de l'Union réunis en Conseil. Ce choix est ensuite validé par le président de la Commission.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Photo1: Parlement européen, Catherine Ashton)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;(Photo2: Parlement européen, Le Français Arnaud Danjean (en haut) et l'Italien Gabriele Albertini face à Catherine Ashton, le 10 mars dans l'hémicycle à Strasbourg)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L’Europe – réunie dans la banalité</title>
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    <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 12:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>L'Europe vue d'ici</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Till Neumann&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/de/post/2010/03/16/Europa-%E2%80%93-vereint-in-Banalit%C3%A4t&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;version originale en allemand&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Traduction : Till Neumann&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/.image_2_kleiner_s.jpg&quot; alt=&quot;Pascal Bastien Europa Europa&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Pascal Bastien Europa Europa, mar. 2010&quot; /&gt;« L’&lt;em&gt;homo europeanus&lt;/em&gt; porte un jean Levi’s, des baskets Adidas et un pull H&amp;amp;M. Il travaille tous les jours, aime boire du café italien et rouler en voiture allemande », explique le photographe strasbourgeois &lt;a href=&quot;http://www.pascalbastien.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pascal Bastien&lt;/a&gt;. Dans son exposition actuelle « Europa Europa » il tente d’éclaircir la question de l’identité européenne. Ses sujets sont des personnes simples dans leur vie quotidienne, des représentants de l’espèce &lt;em&gt;homo europeanus&lt;/em&gt;, dit-il en rigolant. « Mes photos montrent des gens en train de faire leurs courses, au travail ou pendant leurs loisirs. Des gens tout à fait normaux en train de faire des trucs tout à fait normaux. Je montre ce côté de l’Europe car c’est ce qui nous relie, c’est la banalité, le quotidien. Sur ce point nous, les Européens, nous nous ressemblons beaucoup. »&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Et Bastien y parvient effectivement grâce à ses photos prises entre 1991 et 2009 dans 18 pays européens. Un punk à la gare (Allemagne), une galérie marchande (Pays-Bas), une autoroute sous la pluie (France) : les nationalités des gens sur les photos sont difficiles à identifier.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le visiteur de l’exposition peut tester sa connaissance de l’Europe en regardant les photos. Il y a  pour chaque image des indications concernant le lieu et la date, mais les légendes sont à moitié pliées. Il faut les ouvrir pour voir les informations. On est donc poussé à se livrer à un petit jeu de devinettes, à vérifier si on parvient à deviner dans quel pays la photo a été prise. La réponse correcte est souvent difficile à trouver. Bastien en a conscience : « &lt;em&gt;J’ai volontairement évité les clichés. Sur une photo par exemple il y a un Suédois en short et non en manteau sous la neige comme on aurait pu l’attendre. L’objectif est non seulement d’éviter les clichés, mais aussi de les casser.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au cœur de l’exposition, dix photos représentent des personnes attendant devant des passages piétons. Chacune prise dans un pays différent, le photographe met ainsi les Européens face à face. Même situation, autre pays. L’attention est avant tout attirée par l’une de ces photos montrant un groupe de passagers attendant au bord de la rue où est écrit : « Look left ». Quelques-uns des piétons regardent à droite, d’autres tout droit ou à gauche. Les Européens savent-ils tous où sont la gauche et la droite ? Bastien rétorque: « &lt;em&gt;Les gens sont dans un mouvement, et tout à coup devant un passage piéton ils s’arrêtent (à part en France et en Belgique ou ils continuent à marcher). On peut les voir, face à nous, comment ils sont habillés, ce qu’ils portent, comment ils sont. Là, c’est l’Européen type qu’on peut saisir.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’exposition est présentée dans le cadre du festival Traduire l’Europe à la &lt;a href=&quot;http://www.mediatheques-cus.fr/webcontent/viewer/viewer.asp?INSTANCE=EXPLOITATION&amp;amp;EXTERNALID=WBCTDOC_28&amp;amp;portal_id=webcontent_portal.xml&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Médiathèque André Malraux&lt;/a&gt;. Elle dure du 2 février au 20 mars 2010.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus d’infos : &lt;a href=&quot;http://www.strasbourg.eu/accueil?ItemID=825006507&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Europa Europa&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Photo : &lt;a href=&quot;http://www.pascalbastien.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pascal Bastien&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>100ème journée de la femme : plus que des fleurs!</title>
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    <pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:38:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Sessions plénières à Strasbourg</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Till Neumann (&lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/de/post/2010/03/16/100-Jahre-Frauentag-%3A-mehr-als-nur-Blumen&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;version originale en allemand&lt;/a&gt;)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Parlement européen, session plénière de mars 2010&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/.journee_de_la_femme_s.jpg&quot; alt=&quot;journee_de_la_femme.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;journee_de_la_femme.jpg, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;em&gt;Lundi, 8 mars, 17.10 h, Parlement Européen Strasbourg&lt;/em&gt;. L’hémicycle se remplit peu à peu. Quelques députées ont des fleurs en main. On se salue, on cause, on s’assoit. Puis le silence. &lt;a href=&quot;http://de.wikipedia.org/wiki/Jerzy_Buzek&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Jerzy Buzek&lt;/a&gt;, Président du Parlement Européen ouvre la session plénière de quatre jours. Lui aussi a remarqué les fleurs : « &lt;em&gt;Aujourd’hui à l’occasion du 100 ème anniversaire de la journée de la femme, il faudra plus que des fleurs pour les femmes. Cette journée donne lieu à des débats importants. L’Europe doit faire figure d’exemple : nous voulons l’égalité absolue entre homme et femme. Je souhaite à toutes les femmes que chaque jour soit leur jour et j’espère qu’au-delà il y aura de plus en plus de femmes ici au Parlement.&lt;/em&gt; » &lt;a href=&quot;http://www.martin-schulz.info/&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Martin Schulz&lt;/a&gt;, Président des Socialistes et Démocrates ajoute : « &lt;em&gt;C’est un scandale que dans l’UE les femmes gagnent en moyenne presque 20 % de moins que les hommes pour le même travail. Nous voulons pour les femmes le même salaire pour le même travail au même endroit. Nous devons nous battre tous les jours pour cela et pas uniquement le 8 mars.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L’intensité du débat ne laisse aucun doute sur l’importance du thème. Selon le Conseil de l’Europe une femme sur quatre en Europe subit des violences. Si on appliquait ces chiffres au 34% de députées européennes, on arriverait à plus de 60 parlementaires concernées. L’une d’entre elles est &lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/members/public/yourMep/view.do?language=FR&amp;amp;partNumber=1&amp;amp;name=svensson&amp;amp;id=28134&quot;&gt;Eva Britt-Svensson&lt;/a&gt; (Gauche européenne), Présidente de la Commission des droits de la femme et de l'égalité des genres. Elle même a subit la violence, raison pour laquelle elle la combat aujourd’hui. « &lt;em&gt;On pense toujours que la violence concerne surtout les plus faibles de la société, les alcooliques et les pauvres. Mais c’est un mythe. La violence contre les femmes touche toutes les couches sociales.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour lutter contre cette violence  au sein de toutes les couches sociales et dans tous les pays européens, le Parlement a lancé début mars la campagne &lt;em&gt;We can stop it !&lt;/em&gt;, soutenue entre autres par &lt;a href=&quot;http://de.wikipedia.org/wiki/Nicole_Kidman&quot; hreflang=&quot;de&quot;&gt;Nicole Kidman&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/r8jFcsTJMRk&amp;amp;hl=en_US&amp;amp;fs=1&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;
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&lt;/object&gt;
&lt;/div&gt;


&lt;p&gt;Dans le cadre de cette campagne Madame Britt-Svensson participe le même soir (8 mars) à un débat public à Strasbourg. La juge &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Maud_de_Boer-Buquicchio&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Maud Boer-Buquicchio&lt;/a&gt;, Secrétaire générale adjointe du Conseil de l'Europe et l’expert &lt;a href=&quot;http://www.tarabella.eu/pages/1_1-Home.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Marc Tarabella&lt;/a&gt; (Parti socialiste) y participent également. Ensemble, ils tirent la sonnette d’alarme. « &lt;em&gt;La violence contre les femmes est toujours un tabou. Il faut en parler, c’est important&lt;/em&gt; », déclare Monsieur Tarabella.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lors du débat, E. Britt-Svensson met le doigt sur un point essentiel : « &lt;em&gt;On dit toujours qu’il n’y a pas d’argent pour aider les femmes. Mais moi, je dis que la prévention pourrait même nous faire faire des économies. Car la prévention coûte moins cher que le soin compliqué des victimes. Il faut commencer au plus jeune âge. Il faut expliquer aux jeunes filles que la violence est inacceptable. Il faut montrer aux jeunes garçons que la violence n’est pas la solution d’un problème.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’Espagne est actuellement sur la meilleure voie pour régler l’enjeu de la femme. Le pays n’a pas seulement mis ce thème sur la liste de priorité de sa présidence de l’UE, il a également l’une des législations les plus modernes en la matière. En Espagne, les femmes sont protégées comme nul part ailleurs en Europe. La juge suédoise Boer-Buquicchio dit à ce propos : « &lt;em&gt;Il nous faut des lois aussi efficaces que les Espagnols ou par exemple les Turques. Dans toute l’Europe.&lt;/em&gt; » « &lt;em&gt;Mais une loi et sa mise en œuvre sont deux choses différentes. Il ne faut pas seulement des lettres mais aussi des actions concrètes&lt;/em&gt; », s’insurge Tarabella. Et Britt-Svensson propose : « &lt;em&gt;Il faudrait créer une institution qui analyse et compare les différentes législations européennes pour développer un système de lois efficace.  Pour arrêter la violence, il faut qu’on coopère tous ensemble. Ensemble nous pouvons y arriver.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après le débat, les intervenants reçoivent des fleurs. Pas seulement les femmes mais aussi les hommes. A ce niveau, l´égalité semble être réussie. C’est un début.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Photo: &lt;a href=&quot;http://www.journee-mondiale.com/192/8_mars-femme.htm&quot;&gt;journée internationale de la femme&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Gaza : le Parlement Européen adopte les recommandations du rapport Goldstone</title>
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    <pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Sessions plénières à Strasbourg</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par &lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/03/16/www.derrouich.com&quot;&gt;Hamid Derrouich&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;Parlement européen, session plénière de mars 2010&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/.Gaza-AFP-480fe23-ea9ae_s.jpg&quot; alt=&quot;Gaza-AFP-480fe23-ea9ae.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Gaza-AFP-480fe23-ea9ae.jpg, mar. 2010&quot; /&gt;C’est passé, mais de justesse. Avec 335 votes pour, 287 contre et 43 abstentions, la résolution déposée par les groupes de l’Alliances des Socialistes et Démocrates, Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe, Verts/Alliance Libre Européenne et Gauche Unitaire Européenne/Nordic Green Left  a été adoptée. Les députés appellent ainsi à mettre en lumière toutes les violations des droits de l’Homme, y compris les cas de crimes de guerre relevés par des ONG perpétrées lors de l’offensive israélienne sur la bande de Gaza en janvier 2009.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans leur résolution, les députés s’alignent sur la quasi totalité des recommandations élaborées par l’Assemblée de Nations Unies. Ainsi, ils appellent au respect, par toutes les parties au conflit, des principes des droits de l’Homme comme condition &lt;em&gt;sine qua non&lt;/em&gt; d’une « &lt;em&gt;paix juste et durable au Proche-Orient&lt;/em&gt; ». Le Parlement invite aussi les parties à installer, dans cinq mois au plus tard, des commissions d’enquête indépendantes et impartiales et ce conformément aux résolutions des NU qui avaient conclu à la nécessité d’une nouvelle enquête pouvant déterminer les responsabilités de chacune des parties dans les violations des droits de l’Homme.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Parlement européen s’est toutefois distingué en exhortant la Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, ainsi que les Etats membres de l'UE, à « &lt;em&gt;œuvrer en faveur de l'établissement d'une position commune ferme de l'Union européenne&lt;/em&gt; » concernant la suite donnée au rapport de la mission d'enquête de l'ONU sur l’offensive du Tsahal à Gaza. La Haute Représentante ainsi que les Etats membres sont conviés également à demander publiquement l’application des recommandations du rapport Goldstone et à demander la facilitation du travail des ONG œuvrant dans le domaine de la protection des droits de l’Homme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour rappel, l’offensive du Tsahal, appelée plomb durci, « justifiée » par les tirs de roquets du Hamas, avait causé la mort de plus de 1400 civils, dont une majorité d’enfants et de femmes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Inscrire les élections régionales dans l’enjeu européen</title>
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    <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 08:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Hamid Derrouich&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/.2010-election_regionales_s.jpg&quot; alt=&quot;2010-election_regionales.JPG&quot; title=&quot;2010-election_regionales.JPG, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;h5&gt;Retour sur le débat du 27 février 2010&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;C’est dans un haut lieu de la culture strasbourgeoise, le Théâtre Jeune Public, qu’a eu lieu le débat sur les Elections régionales. Quel avenir pour l’Alsace dans l’espace rhénan ? La démarche de l’équipe de Café Babel, organisateur du débat en partenariat avec le Club de la presse et StrasTV, est avant tout citoyenne. En effet, elle visait à explorer les contours d’une élection dont les enjeux portent sur le quotidien des Alsaciens dans l’espace rhénan et à inciter les électeurs à une participation active au scrutin du 14 mars.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le débat animé par Vladimir Vasak, Président du Club de la Presse de Strasbourg, a réuni les têtes de liste de cinq formations politiques : Jacques Bigot tête de liste du rassemblement soutenu par le PS, Patrick Binder, &lt;em&gt;Pour une région enracinée&lt;/em&gt; (FN), Jacques Fernique &lt;em&gt;Europe Ecologie Alsace&lt;/em&gt;, François Loos, représentant de Philippe Richert &lt;em&gt;Majorité Alsacienne&lt;/em&gt; et Yann Wehrling &lt;em&gt;Alsace Démocrate&lt;/em&gt;. Bien que critiqué par quelques groupes politiques locaux, le choix opéré par les organisateurs du débat se justifie par le fait qu’il s’agit à la fois de formations politiques représentées au sein du Parlement Européen et de listes sortantes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De l’avis de tous les participants, le débat était dépassionné. Et on ne peut que s’en réjouir. Trois lignes directrices ont marqué cette rencontre. Tout d’abord la place de l’Europe dans la campagne de différents candidats. Excepté Patrick Binder qui s’est efforcé de « relocaliser » les enjeux des prochaines régionales, tous les autres candidats sont unanimes quant à la dimension européenne du scrutin. Jacques Fernique a ainsi rappelé qu’une &lt;em&gt;« région à l’aise dans ses responsabilités pour la qualité de vie de chacun, c’est une région qui doit se connecter au pôle politique européen, qui doit être l’interlocutrice de l’Europe autant qu’il a la responsabilité de faire vivre la république de façon décentralisée »&lt;/em&gt;. Le débat s’est poursuivi par l’examen des enjeux locaux et des propositions programmatiques des différents candidats. A cet égard, c’est le bilan de la majorité sortante dirigée par Adrien Zeller qui a été passé à la loupe. Enfin, Vladimir Vasak a abordé l’épineuse question des alliances possibles entre les différentes formations politiques pour le deuxième tour du scrutin. Bien que la prudence fût de mise, les signes d’un rapprochement entre &lt;em&gt;Europe Écologie&lt;/em&gt; et le PS étaient visibles. Yann Wehrling, qui se déclare non solidaire du bilan de la majorité sortante puisqu’il n’y avait pas participé, considère que cette question des alliances possibles a occulté les enjeux de décentralisation, de régionalisation, de la place de l’Europe dans les « programmes » respectifs des candidats. « Il y a un côté spectacle politique qui doit changer » affirme-t-il.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le public ayant assisté au débat était majoritairement constitué de militants des différentes formations politiques. Chaque intervention d’un candidat a donné lieu à des applaudissements de ses colistiers ou de ses soutiens. Elle soulève aussi les huées de ses adversaires. Il semblerait que les citoyens aient préféré profiter du temps printanier de ce samedi 27 que d’un débat sur les élections régionales dont les statistiques et les sondages disent qu’elles n’intéresseraient que 50% des électeurs.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La France d’en bas</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/03/01/La-France-d%E2%80%99en-bas</link>
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    <pubDate>Mon, 01 Mar 2010 16:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Billets d'humeur</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Till Neumann&lt;/em&gt;
(&lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/de/post/2010/03/01/Frankreich-von-ganz-unten&quot;&gt;version originale en allemand&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/.crise_s.jpg&quot; alt=&quot;crise.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;crise.jpg, mar. 2010&quot; /&gt;La crise: elle est passée par ici, elle repassera par là. La crise est partout. Depuis quelques temps tout le monde en parle. Mais qu’est-ce que ça veut dire en réalité : la crise ? Et quelle est la gravité de ses effets, surtout pour les plus faibles socialement ? C’est ce que voulait découvrir la journaliste &lt;strong&gt;Florence Aubenas&lt;/strong&gt; dont le nom n'est plus à faire. De février à juillet 2009 la Française, otage en Irak pendant plusieurs mois en 2005, s’est lancé dans une expérience. Un jeu de rôle particulier de six mois. Elle abandonne son poste de grand reporter au&lt;a href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/index.html&quot;&gt; Nouvel Observateur&lt;/a&gt; afin de connaître la France de tout en bas. Elle s’inscrit au chômage et fait semblant de ne pas avoir travaillé pendant des années et de ne pas avoir d'autre diplôme que le baccalauréat. A Caen elle se met à la recherche d’un emploi. L’objectif : décrocher un CDI. Il y a quelques jours, Florence Aubenas a publié un livre sur cette expérience: &lt;em&gt;Le quai de Ouistreham&lt;/em&gt;. Ce n'est pas sans rappeler les travaux du journaliste allemand &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%BCnter_Wallraff&quot;&gt;Günter Wallraff&lt;/a&gt;. Le 24 février F. Aubenas était à Strasbourg pour présenter son livre.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« On ne parlait que de ça (…) Tout donnait l’impression d’un monde en train de s’écrouler. Et pourtant autour de nous, les choses semblaient toujours à leur place. Tout était en ordre», écrit F. Aubenas dans l'avant-propos de son livre. La réalité de la crise lui paraissait dur à saisir, sa démarche relevait donc de l'évidence. Dans son nouveau rôle elle garde son vrai nom, mais elle s’invente un autre passé. Son diplôme ? Un simple bac. Expérience professionnelle ? Aucune. La recherche d'emploi avec un tel CV lui paraît insurmontable. Le pire pour la journaliste était la perception du temps. « On pense toujours que les sans-emplois ont du temps. Mais c’est faux. C'est le temps du Néant. On passe toute la journée à chercher du boulot et le personnel du Pôle Emploi n’a que très peu de temps à nous accorder.» Après une recherche longue elle finit par trouver un emploi en tant que femme de ménage dans un camping et sur le quai de Ouistreham. Mais le travail lui est une torture. Les conditions sont misérables, le salaire aussi. Au bout de six mois on lui offre finalement un CDI. Jusque-là elle vit humiliation et préjugés, exploitation et mépris. Mais aussi de la solidarité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son livre elle retrace son histoire de manière captivante. Elle observe, décrit, raconte. Et fait surtout parler les autres. Ceux qui vivent avec elle la France d’en bas. Parfois on se croit dans un roman, tellement ses rencontres sont colorées, ses descriptions détaillées. Pourtant, on cherche le grand choc révélatoire. Ce que décrit Aubenas n’a rien de spectaculaire ou de scandaleux. Aussi banal que cela puisse paraître, c'est la simple réalité. Une réalité terrifiante, mais pas de révélation révolutionnaire. « Je voulais rendre l’invisible visible », explique Aubenas. Elle y est à peine arrivée dans son livre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce genre de jeu de rôle journalistique n’est pas nouveau. Aubenas en est consciente et connaît bien les œuvres de ses prédécesseurs. Surtout celles de Günter Wallraff. « Autrefois Wallraff était un idole pour moi. J’étais nourri de ça. » Déjà dans les années 70 l’Allemand s’est fait un nom en tant que journaliste d'investigation effectuant ses enquêtes en totale immersion. Sous l’identité de Hans Esser il a travaillé pendant plus de trois mois au quotidien allemand &lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/03/01/www.bild.de&quot;&gt;BILD&lt;/a&gt; afin de révéler ses méthodes douteuses de recherche. Son livre sur cette expérience (&lt;em&gt;Der Aufmacher: Der Mann, der bei BILD Hans Esser war&lt;/em&gt;) faisait couler beaucoup d’encre à l’époque. Par la suite Wallraff a fait bon nombre de projets de ce genre. Il se fait entre autres passer pour un travailleur étranger de la Turquie, pour un SDF et en 2009 pour un homme de couleur. Avec des révélations violentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
D’un point de vue journalistique Wallraff restera sans doute l’idole d’Aubenas. Car ses enquêtes révélaient une démarche plus téméraire et ses publications étaient plus spectaculaires. Wallraff allait parfois jusqu'à se mettre en danger de mort lors de ses recherches. En 1985 il écrivait à ce sujet : « Il faut se déguiser, afin de démasquer la société, il faut tromper et simuler afin de trouver la vérité. » Pourtant beaucoup de « victimes » de Wallraff sont en désaccord sur ce point. Elles se sentent abusées et trompées.  Non seulement la &lt;em&gt;BILD-Zeitung&lt;/em&gt; et d’autres institutions ont porté plainte contre le journaliste, mais le &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.presserat.info/&quot;&gt;Presserat&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (conseil de presse) a en plus prononcé un blâme à son encontre. La question de la légitimité de cette méthode se pose en effet. Le &lt;em&gt;Pressekodex&lt;/em&gt; allemand (code déontologique de la presse) impose : « Un journaliste révèle toujours son identité. » Mais on y trouve aussi : « La recherche masquée est justifiée dans le cas où le journaliste, grâce à cette méthode, parvient à révéler des informations de grand intérêt publique qu’il ne peut pas obtenir autrement. » Florence Aubenas n’aura probablement pas trop à s'inquiéter car au final, elle ne se livre à aucune attaque frontale qui pourrait lui prêter une intention diffamatoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Florence Aubenas, &lt;em&gt;Le quai de Ouistreham&lt;/em&gt;, Editions de l'Olivier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Crédit Photo: flickr/&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/ragingsociopath/4380839687/&quot;&gt;Raging Sociopath&lt;/a&gt;)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Reportage sur le débat du 27 février 2010 au TJP de Strasbourg</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/02/28/Reportage-sur-le-d%C3%A9bat-Elections-r%C3%A9gionales-en-Alsace-du-27-f%C3%A9vrier-2010-au-TJP-de-Strasbourg</link>
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    <pubDate>Sun, 28 Feb 2010 11:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Évènements</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Retrouvez le reportage de &lt;a href=&quot;http://strastv.com/StrasTV.com/WebSite_temporaire.html&quot;&gt;StrasTV&lt;/a&gt; et de CaféBabel Strasbourg sur le débat organisé hier au TJP de Strasbourg &lt;strong&gt;&quot;Quel est l'avenir de l'Alsace dans l'espace rhénan&quot;&lt;/strong&gt;: réaction des invités à la fin du débat.&lt;/p&gt;
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&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xce90s_regionales-2010-alsace-débat-babel_news&quot;&gt;Regionales 2010 en Alsace : Débat BabelStrasbourg au TJP Strasbourg&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;Retrouvez aussi sur &lt;a href=&quot;http://www.strastv.com/StrasTV.com/StrasTVLive!.html&quot;&gt;StrasTV-Live!&lt;/a&gt; l'intégralité du débat!&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Merci à l'équipe de StrasTV&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Elections régionales: Quel avenir pour l’Alsace dans l’espace rhénan ?</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/02/19/Elections-r%C3%A9gionale%3A-Quel-avenir-pour-l%E2%80%99Alsace-dans-l%E2%80%99espace-rh%C3%A9nan</link>
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    <pubDate>Fri, 19 Feb 2010 11:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Évènements</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/Affiches/.debat_du_27_fevrier_2010_a_15h_m.jpg&quot; alt=&quot;debat_du_27_fevrier_2010_a_15h.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;debat_du_27_fevrier_2010_a_15h.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;em&gt;Café Babel Strasbourg,&lt;/em&gt; en partenariat avec le le &lt;em&gt;Club de la Presse Strasbourg&lt;/em&gt;, le&lt;em&gt; Théâtre Jeune Public de Strasbourg&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;strasTV.com&lt;/em&gt;, et avec le soutien du &lt;em&gt;Collectif Europe Strasbourg&lt;/em&gt; a le plaisir de vous convier à une conférence-débat:&lt;/p&gt;




&lt;h4&gt;Elections régionales&lt;/h4&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Quel avenir pour l’Alsace dans l’espace rhénan ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;le samedi 27 février à 15h au Théâtre Jeune Public de Strasbourg&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;en présence des candidats têtes de liste&lt;/ins&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Bigot&lt;/strong&gt; - &lt;em&gt;liste de rassemblement soutenue par le Parti Socialiste&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patrick Binder&lt;/strong&gt; - &lt;em&gt;Pour une région enracinée (FN)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Fernique&lt;/strong&gt; - &lt;em&gt;Europe Ecologie Alsace&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;François Loos&lt;/strong&gt; - &lt;em&gt;représentant de Philippe Richert, Majorité Alsacienne&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yann Wehrling&lt;/strong&gt; - &lt;em&gt;Alsace Démocrate&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Le débat sera animé par &lt;strong&gt;Vladimir Vasak, Président du Club de la Presse de Strasbourg&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
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&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xcds4f_regionales-2010-alsace-débat-27-02_news&quot;&gt;Regionales 2010 Alsace : Débat 27/02/10&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
    &lt;p&gt;au Théâtre Jeune Public
7 rue des Balayeurs - Strasbourg&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour de plus amples informations : babelstrasbourg(at)gmail.com ou 06.17.47.08. 72&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Venez nombreux et diffusez largement autour de vous !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/02/19/Elections-r%C3%A9gionale%3A-Quel-avenir-pour-l%E2%80%99Alsace-dans-l%E2%80%99espace-rh%C3%A9nan#comment-form</comments>
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    <title>Café-débat: Le dopage : un fléau ou une fatalité ?</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/02/16/Caf%C3%A9-d%C3%A9bat%3A-Le-dopage-%3A-un-fl%C3%A9au-ou-une-fatalit%C3%A9</link>
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    <pubDate>Tue, 16 Feb 2010 12:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/Affiches/.Les_rencontres_de_Babel_-_Le_dopage__fleau_ou_fatalite_-_16_fevrier_-_20h_s.jpg&quot; alt=&quot;Les_rencontres_de_Babel_-_Le_dopage__fleau_ou_fatalite_-_16_fevrier_-_20h.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Les_rencontres_de_Babel_-_Le_dopage__fleau_ou_fatalite_-_16_fevrier_-_20h.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;Café Babel Strasbourg a le plaisir de vous convier à la conférence-débat:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;le &lt;strong&gt;mardi 16 février à 20h à l'Artichaut&lt;/strong&gt;, 56 Grand Rue à Strasbourg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le dopage : un fléau ou une fatalité ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La lutte anti-dopage est-elle réellement crédible et efficace ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;En présence de&lt;/ins&gt;:&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Doris Spira&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Secrétaire générale de la Fédération Française d’Athlétisme&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Stanislas Frossard&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Secrétaire exécutif, Accord Partiel Elargi sur le Sport, Conseil de l’Europe&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Entrée libre -&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Venez nombreux et diffusez autour de vous !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Après Copenhague, comment l’Union européenne peut-elle agir en faveur de l’environnement ?</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/02/06/Apr%C3%A8s-Copenhague%2C-comment-l%E2%80%99Union-europ%C3%A9enne-peut-elle-agir-en-faveur-de-l%E2%80%99environnement</link>
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    <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 17:11:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Bénédicte Guibard&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/logo/.Copenhague-logo-Cop15_s.jpg&quot; alt=&quot;Copenhague-logo-Cop15.jpg&quot; title=&quot;Copenhague-logo-Cop15.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;em&gt;Retour sur le débat organisé par Café Babel et les Jeunes européens le 19 janvier au Club de la presse en présence des eurodéputées française Sandrine Bélier (Europe Ecologie - Verts/ALE) et Corinne Lepage (Modem – ALDE).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Copenhague a été pour l’Union européenne un échec. D’abord parce qu’elle n’a pas pris part aux  discussions ayant conduit au texte final ; et ensuite parce qu’elle n’a pas su imposer la mise en place d’objectifs chiffrés et d’un système de contrôle de leur respect par les Etats. Sandrine Bélier et Corinne Lepage ont regretté l’invisibilité de l’Europe lors de cette conférence et les stratégies très personnelles des chefs de l’Etat qui ont eu pour conséquence d’exclure l’UE des négociations finales. Des regrets exprimés également par d’autres députés européens lors de la communication du Conseil et de la communication sur la Conférence de Copenhague. Au cours de ces rencontres, des eurodéputés ont proposé des pistes pour permettre à l’Union européenne de mettre en place des politiques réellement efficaces contre le réchauffement climatique et  de devenir un acteur international important.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel objectif fixer pour les réductions d’émissions de CO2 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La question se pose à l’Europe puisque, pour respecter l’accord de Copenhague, ces objectifs devaient être définis avant le 31 janvier 2010. Pour de nombreux députés, l’Union européenne doit se montrer exemplaire si elle veut être audible dans les négociations internationales. Comme Corinne Lepage l’a souligné lors de la conférence du 19 janvier au Club de la Presse de Strasbourg, si les objectifs fixés par l’Union européenne pour 2010 ont été atteints, c’est principalement du fait de la crise économique. Aussi, elle exprime la volonté du groupe ALDE de « non seulement maintenir les objectifs mais les augmenter et aller jusqu’à 30% de réduction des émissions de gaz à effet de serre ». Pour Yannick Jadot (Verts-ALE, France), « 20 %, c'est tout simplement faire moins d'efforts dans les dix prochaines années qu'on en a fait dans les dix dernières, c'est réduire l'effort climatique européen ». Dan Jorgensen (Socialistes et Démocrates, Danemark)(1) souhaite même que l’UE se fixe un objectif de 40% de réduction. Pour certains, cela risque de compromettre la compétitivité européenne comme le souligne Martin Callanan, eurodéputé britannique qui s’exprimait pour son  groupe, le ECR : «en l’absence d’accord mondial, (…) il serait fou de décider de nouvelles réductions (...) qui rendraient l’industrie lourde et les gros consommateurs d’énergie particulièrement non-compétitifs dans l’environnement mondial ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une taxe aux frontières ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Telle est la solution proposée par Corinne Lepage (ALDE, France) Rachida Dati (PPE, France) ou Andrzej Grzyb  (PPE, Pologne). Selon Madame Lepage, il s’agit d’innover en imposant « un prix plancher, innovant sur les modalités de financement. Sans que cela engage mon groupe, à titre personnel, je pense que la question d'une taxe carbone aux frontières devra être posée ». Sandrine Bélier a effet précisé que l’OMC ne considérerait pas ce type de mesures comme une atteinte à la concurrence. De plus, une telle mesure éviterait une &lt;em&gt;exportation&lt;/em&gt; du problème. Néanmoins, cette proposition consiste à utiliser le poids du marché européen pour imposer à nos partenaires de respecter nos normes pour importer en Europe. Cela risque d’être considéré par certains pays, voire par des organes internationaux (l’avis de monsieur Lamy n’engageant pas forcément son organisation) comme une forme de protectionnisme ou une entorse à la concurrence et de générer des conflits internationaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Développer les « technologies vertes » ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lors de la conférence, Madame Bélier a souhaité voir le Parlement européen se saisir des nouveaux instruments que lui confère le traité de Lisbonne pour avoir une politique vertueuse, à l’exemple de la &lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/oeil/file.jsp?id=5822152&quot;&gt;réglementation en préparation sur les émissions des véhicules utilitaires légers&lt;/a&gt;. Pour éviter une perte de compétitivité européenne, Madame Lepage voudrait que nous accélérions « notre mutation industrielle vers une économie verte, axée sur l'efficacité énergétique, les processus propres et sobres, les énergies renouvelables, les nouvelles synthèses entre technologies de l'information et technologies de l'environnement, car la bataille qui s'est engagée à Copenhague est celle également de l'industrie et des leaderships sur les industries du XXIème siècle ». Les eurodéputés Fiona Hall (ALDE, Royaume-Uni), Nessa Childers (S et D, Irlande) et d’autres encore, se refusent eux aussi à être distancés par la Chine et les Etats-Unis, leaders sur ces marchés. Mais, s’il s’agit d’une nouvelle fiscalité, elle sera vraisemblablement difficile à mettre en place.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles actions internationales écologiquement responsable ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’exemplarité étant utile mais n’étant pas suffisante pour peser dans les négociations, Krzystof Lisek et Catherine Souillié (PPE, Pologne et France) proposent des alliances avec des pays vertueux ou ambitieux tels que le Japon ou le Costa Rica. Ce dernier s’est fixé pour objectif d’avoir un bilan carbone nul dans les années à venir. Corinne Lepage considère qu’il faut avoir un comportement juste vis-à-vis des pays en développement notamment « vis-à-vis de l'Afrique en créant un fond destiné à les aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre sans réutiliser des fonds de l'aide publique en les baptisant sous le nom de fonds carbone », ce qui nécessite que les premiers financements soient versés avant la Conférence de Mexico (2) comme l’exige Jo Leinen (S et D, Allemagne). Certains souhaitent aussi inciter les autres pays à participer à cet effort : ils auraient l’obligation d’accueillir des réfugiés et à prendre en charge les coûts liés aux déplacements de population en proportion de leurs contributions passées et présentes au réchauffement climatique. On peut se demander si une telle proposition, qui nécessite un accord international, peut vraisemblablement se concrétiser.
Réaliser ces projets suppose de trouver les financements nécessaires et donc une prise de position commune entre européens quant au financement des réductions d’énergie dans les pays les plus pauvres de l’Union européenne. Pour cela, il faudrait augmenter les financements existants pour des projets respectueux de l’environnement, par exemple accroître le pourcentage des fonds de la politique régionale attribuée aux problématiques liées au développement durable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retrouvez les textes des débats en ligne &lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/sed/speeches.do?sessionDate=20100120&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(1) Suite aux dernières élections européennes, le Parti Socialiste Européen (PSE) est devenu le Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen (S et D)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(2) La Conférence de Mexico, qui fait suite à la Conférence de Copenhague, aura lieu à la fin de l’année 2010 et a pour objectifs, comme celle-ci, de fixer un cadre clair pour l’après Kyoto et d’aboutir à un accord juridiquement contraignant.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/02/06/Apr%C3%A8s-Copenhague%2C-comment-l%E2%80%99Union-europ%C3%A9enne-peut-elle-agir-en-faveur-de-l%E2%80%99environnement#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Choisir le moins pire des deux : un scénario classique des élections en Ukraine</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/02/05/Choisir-le-moins-pire-des-deux-%3A-un-sc%C3%A9nario-classique-des-%C3%A9lections-en-Ukraine</link>
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    <pubDate>Fri, 05 Feb 2010 23:52:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Ailleurs en Europe</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Par &lt;em&gt;Ivanna Pinyak&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/.ukraine_s.jpg&quot; alt=&quot;ukraine.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;ukraine.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;C’est une pratique politique fréquente en campagne électorale depuis 1991, lorsque le pays a regagné son indépendance. Les conseillers en communication des partis politiques exploitent intensivement les médias au point que la population – même la plus critique – est saturée par la masse d’information et les débats politiques. Ceux-ci consistent en réalité en une suite de discours populistes, d’échanges et d’accusations mutuelles très éloignés des discussions politiques traditionnelles.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En Ukraine, on assiste depuis 1991 à l’émergence d’un phénomène d’un genre nouveau : la « RP noire » (Relation Publique noire). L’objectif est d’obliger le public à retenir les 2 candidats dits favoris.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s’agissait initialement de consolider la nation ukrainienne pour affronter l’effondrement de l’Union Soviétique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 1er président démocratiquement élu – &lt;em&gt;Léonide Kravtchouk&lt;/em&gt;, chef du parlement ukrainien – a été en partie élu grâce à l’image artificiellement attribuée à son rival, &lt;em&gt;Taras Tchornovil&lt;/em&gt;. Dissident et militant des droits de l’Homme – co-fondateur et président du Groupe Helsinki en Ukraine,– il s’était vu attribuer une image de « zapadenec’ nationaliste » (nationaliste originaire de l’Ouest de l’Ukraine).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce phénomène a été encore plus flagrant lors de la campagne présidentielle de 1999. Le second président, &lt;em&gt;Léonide Koutchma&lt;/em&gt; arrivait à la fin de son 1er mandat. &lt;em&gt;Taras Tchornovil&lt;/em&gt; meurt dans un accident de la route avant le début de la campagne présidentielle. Dès lors, les « conseillers» du président sortant ne décident pas d’attaquer ses autres rivaux mais construisent un rival imaginaire : le leader du parti communiste &lt;em&gt;Simonenko&lt;/em&gt;. Dans un pays récemment libéré du régime soviétique l’évocation de la menace « rouge » ne pouvait être que d’une efficacité redoutable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La mécanique était lancée. De nombreux sondages accordaient au candidat communiste fictif une « popularité incontestable » à l’est de l’Ukraine. Les médias, se définissant indépendants et progressistes, sonnaient l’alarme avec le scénario « back in URSS ». Les artistes en tournée appelaient le public à « écouter la raison et voter pour Koutchma ». Etant assez connu dans l’establishment, il était le seul capable de vaincre « la menace rouge » !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les leaders d’opinions mobilisaient la population, surtout dans les régions occidentales de l’Ukraine, en appelant au vote utile. Les médias ont alors présenté l’image d’un pays « scindé en 2 », ce qui ne pouvait qu’assurer la victoire du président sortant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au soir du premier tour le résultat du vote a été sans surprise : le président sortant et son rival communiste l’ont emporté sans majorité absolue. Au second tour Koutchma est réélu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La formule magique du « comment éviter le pire scénario » prouve toujours son efficacité dans la vie politique ukrainienne et ne permet pas de voir émerger un réel débat politique de fond sur l’avenir de l’Ukraine.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Dimanche 7 février ce sont bien les deux « candidats favoris » qui se retrouveront face à face pour le second tour alors même que la confiance dont il était crédité n’a cessé de s’éroder au fil des dernières années.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ianoukovitch&lt;/em&gt; était à l’origine d’une fraude massive lors de la présidentielle en 2004,  qui a été un des principaux déclencheurs de la « Révolution orange ». Il était également soupçonné d’avoir été l’instigateur de l’empoisonnement de son adversaire, &lt;em&gt;Viktor Iouchtchenko&lt;/em&gt;, bien qu’aucune preuve n’ait jamais fournie pour confirmer les accusations. En outre, le casier judiciaire de ce candidat était marqué par 2 peines de prison. Peines révisées soigneusement et levées rétrospectivement au moment de son passage de la politique régionale vers la course au pouvoir étatique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Yulia Timoshenko&lt;/em&gt;, à qui le « camp orange » doit en grand partie sa réussite dans les régions hostiles au président actuel &lt;em&gt;Viktor Iouchtchenko&lt;/em&gt;, a aussi contribué à  l’affaiblissement du mouvement dont elle était l’égérie. La bataille pour le poste de Premier ministre, l’acharnement contre le Président, son ancien allié, et les accusations brutales en public, et le déficit budgétaire ont provoqué une chute de sa côte de popularité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le « &lt;a href=&quot;http://www.dt.ua/&quot;&gt;Dzerkalo tyzhnia&lt;/a&gt; » (&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Zerkalo_Nedeli&quot;&gt;Miroir hebdomadaire&lt;/a&gt;), un hebdomadaire indépendant, propose pour rompre avec ce cercle vicieux de pouvoir qualifier le 3ème candidat au 2ème tour,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les médias occidentaux se sont laissé polluer par cette bataille de l’information. Les médias français, mais aussi canadiens francophones, ont repris certains stéréotypes à la mode lors du scrutin parlementaire ukrainien en 2005. Ainsi, on pouvait utiliser comme mot clé lors de recherche sur les élections« le président pro-européen Victor Iouchtchenko », « le premier ministre pro-russe Victor Ianoukovitch », « la blonde Yulia » ou encore « la femme politique à la tresse blonde ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces clichés n’ont pas été réinterrogés depuis les événements de la Révolution orange et se sont parfois même accentués à l’instar d’un article paru dans L’Express du 14/01/2010 où l’auteur va jusqu’à affirmer : « Lors de cet énième épisode du conflit russo-ukrainien, le chef d’Etat au visage grêlé (…) avait, en effet, coupé les robinets des gazoducs ukrainiens afin d’empêcher la livraison du gaz russe en Europe ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En 2010, ces poncifs gardent une place prédominante dans les  médias européens. Mis à part les deux « candidats favoris »,  connaissons-nous les autres prétendants au poste de Président ukrainien ? Au total 18 candidats se sont lancés dans la course à la présidence. Certains d’entre eux auraient, sans doute, mérité une attention plus soutenue de la part des médias pour permettre de ne pas résumer la vie politique ukrainienne à un éternel remake de l’opposition Est-–Ouest, et pour pouvoir véritablement se pencher sur l’avenir d’un pays au carrefour des enjeux sur notre continent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;''(Photo: flickr/&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/25726728@N08/3603478306/&quot;&gt;carsten.rothe&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Il y a 9 ans...</title>
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    <pubDate>Mon, 01 Feb 2010 20:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Évènements</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/logo/logo_cafebabel.jpg&quot; alt=&quot;cafebabel&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;cafebabel, fév. 2009&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Kylie Minogue chantait &quot;Can't get you out of my head&quot;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le Bayern de Munich gagnait la ligne des champions&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Wikipédia lançait sa première édition sur Internet&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Kofi Annan recevait le prix Nobel de la paix&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;... et il y a jour pour jour 9 ans, un groupe d'étudiants Erasmus lançait &lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/02/01/www.cafebabel.com&quot;&gt;Cafebabel.com&lt;/a&gt; sur la toile!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joyeux anniversaire cafebabel.com!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Passez par&lt;a href=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2010/02/01/www.cafebabel.com&quot;&gt; ici&lt;/a&gt; et par &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/celebre/actualite/cafe-babel-magazine-europeen-erasmus-2505.php&quot;&gt;là&lt;/a&gt; pour souffler les bougies.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La rédaction de Café Babel Strasbourg&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;(Article cité: &lt;strong&gt;L'Europe a son magazine&lt;/strong&gt;, Propos recueillis par Aurélie Louchart pour Evene.fr - Février 2010)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Malaise dans l’histoire</title>
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    <pubDate>Mon, 04 Jan 2010 10:39:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Billets d'humeur</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Guillaume Delmotte&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/Images_flickr/.Playmobile_s.jpg&quot; alt=&quot;Playmobile.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Playmobile.jpg, janv. 2010&quot; /&gt;La France n’en finit pas d’être travaillée par son histoire ou plutôt par son rapport à l’histoire. C’est d’autant plus vrai au moment où, comme toutes les autres nations du monde – et singulièrement les anciennes puissances coloniales – elle affronte la « &lt;em&gt;globalisation&lt;/em&gt; » - ce processus à la fois économique et technologique qui tend à abolir les frontières et l’idée même de souveraineté – et où, avec vingt-six autres États, elle poursuit le projet de construction d’une Union européenne « &lt;em&gt;sans cesse plus étroite&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En fait de « &lt;em&gt;globalisation&lt;/em&gt; », il faudrait davantage parler « &lt;em&gt;d’occidentalisation&lt;/em&gt; » du monde, comme le fait remarquer l’économiste Daniel Cohen dans son dernier essai (&lt;em&gt;La prospérité du vice. Une introduction (inquiète) à l’économie&lt;/em&gt;, Le Seuil, 2009). C’est d’ailleurs ce qui rend les faits que nous allons évoquer ci-après d’autant plus paradoxaux: c’est précisément au moment où le monde ne s’est jamais autant conformé au modèle de développement occidental que les sociétés occidentales elles-mêmes vacillent quant à la question de leur identité et se sentent menacées dans leur existence même, révélant leur nature inquiète. Le paradoxe n’est peut-être qu’apparent. Il s’agirait de processus historiques assez bien connus et qui agiraient à la manière du modèle de la tectonique des plaques. Plusieurs exemples l’attestent : A la fin du XIX° siècle, l’Affaire Dreyfus éclate et exacerbe les opinions au sein de l’espace public alors que le mouvement d’assimilation des Juifs au sein de la société française est réalisé. C’est dans les années 1980, alors que le nombre relatif d’étrangers commence à diminuer, que le Front national entame sa progression électorale. Dans le même ordre d’idée, on peut émettre l’hypothèse que l’islamisme radical ne serait qu’une réaction à la modernisation démographique et culturelle du monde musulman (Voir l’ouvrage d’Emmanuel Todd et Youssef Courbage : &lt;em&gt;Le Rendez-vous des civilisations&lt;/em&gt; (Le Seuil/La République des idées, 2008)).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cet âge de l’interdépendance accrue et de l’occidentalisation rampante du monde semble avoir un effet à la fois dissolvant et cristallisant sur les mentalités collectives. Si les frontières semblent s’effacer, on assiste dans le même temps à une crispation identitaire, nourrie par la peur de l’autre ; un autre fantasmé. Ainsi, la Suisse vient, par une « votation » d’initiative populaire, d’interdire la construction de minarets sur son sol, alors qu’il s’agissait d’un phénomène pour le moins marginal. Quant au président de la République française, après avoir &lt;em&gt;lancé&lt;/em&gt; médiatiquement et politiquement l’affaire de la « &lt;em&gt;burqa&lt;/em&gt; », comme on lance une nouvelle marque, il voudrait organiser désormais, avec son ministre de « l’Identité nationale », un « débat » sur celle-ci, masquant mal le charivari d’idées proprement « réactionnaires » que ce genre de « débat », ou plutôt de déballage, peut engendrer. En cela, Nicolas Sarkozy, l’homme du « &lt;em&gt;karcher&lt;/em&gt; » et du discours de Dakar, ne fait au fond que reprendre, à sa manière, le travail de sape de la société française initié par Jean-Marie Le Pen à partir du début des années 1980, tout en laissant accroire l’idée qu’en procédant ainsi, il retirerait à l’extrême – droite le « monopole » du traitement de cette question, alors qu’il ne fait, au fond, que légitimer par son action le discours tenu par cette dernière, depuis trente ans, en matière d’immigration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On sait le rapport particulier que Nicolas Sarkozy entretient avec l’histoire de France (Voir notamment &lt;em&gt;Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France&lt;/em&gt;, ouvrage collectif, 2008). Le travail de manipulation des symboles qu’il a entrepris depuis la campagne de l’élection présidentielle de 2007 ne pouvait rendre que suspecte toute réforme de l’enseignement de l’histoire. La suppression de celui-ci en classe de terminale scientifique a suscité des critiques de la part de nombre d’universitaires, d’intellectuels et de politiques, de droite comme de gauche. D’une manière générale, l’enseignement de l’histoire est intimement lié à la construction sociale et politique de la République en France depuis la fin du XIX° siècle. La discipline participe du projet civique, au cœur de notre régime politique. Y toucher, c’est attenter à quelque chose qui a à voir avec ce qui fonde notre espace commun. Dès lors, l’histoire ne peut pas être une simple « option » dans la formation des élites et, plus largement, des futurs citoyens, même si d’aucuns, tel l’inspirateur de la réforme, Richard Descoings, directeur de Sciences Po, utilisent les arguments du volume horaire laissé à l’enseignement de l’histoire et d’une hypothétique revalorisation des études littéraires… censée rééquilibrer la composition du corps étudiant au sein du prestigieux Institut d’études politiques de Paris.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On se souvient de l’écho rencontré par l’article d’Alain Decaux en 1979, quand il s’indignait contre le fait « qu’on apprenait plus l’histoire à nos enfants ». Dans un contexte où l’histoire se fait davantage encore à l’échelle du monde et non plus tant à celle de la Nation, on assiste à des &lt;em&gt;répliques&lt;/em&gt; de ces débats qui agitent de façon récurrente l’espace public, avec une acuité semble-t-il toujours plus grande. Mais c’est aussi la clôture d’un cycle de l’histoire politique de la France, ouvert en 1945 – date à laquelle le grand récit républicain et national, se réinvente à partir du discours gaullien et de l’œuvre de la France libre et de la Résistance – qui explique peut-être les frictions actuelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On se consolera en pensant que « l’histoire continue », pour reprendre le titre d’un ouvrage de Georges Duby, dans l’attente d’un nouveau « grand récit » susceptible d’unir le passé, le présent et l’avenir de la République.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Photo : Flickr/&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/r_m_x/4187921650/&quot;&gt;Nora maux&lt;/a&gt;, par rémi avec un i)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Slubfurt, une ville transfrontalière imaginée</title>
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    <pubDate>Sun, 20 Dec 2009 19:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>L'Europe en marche(s)</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Bénédicte Guibard&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/logo/hahnwappen.jpg&quot; alt=&quot;hahnwappen.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;hahnwappen.jpg, déc. 2009&quot; /&gt;En 1945, la conférence de Postdam conduisait à la division de la ville allemande de Francfort sur l’Oder en deux villes : l’ancien quartier est de &lt;em&gt;Dammvorstadt&lt;/em&gt; devient la ville polonaise de &lt;em&gt;Slubice&lt;/em&gt; qui accueille des populations venues de l’est de la Pologne. Jusqu’en 1989, allemands et polonais vivent côte à côte sans avoir souvent l’occasion de se rencontrer. Depuis la démocratisation des deux pays, les deux communes mais aussi des citoyens dont les membres de l’association &lt;em&gt;Slubfurt&lt;/em&gt; veulent favoriser les rencontres entre les deux peuples. Cette problématique concerne plusieurs « villes jumelles » (Gorlitz et Zgorzelec ou Guben et Gubin) située de part et d’autre de la frontière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slubfurt.net/indexx.html&quot;&gt;Slubfurt&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, contraction de Slubice et Frankfurt, se présente comme une nouvelle commune possédant les mêmes attributs qu’une commune traditionnelle. L’idée de créer une commune fictive pour permettre aux deux populations de se rencontrer et de mener à bien des projets communs est celle d’un artiste, Michaël Kurzwelly. Pour l’inspirateur et le fondateur de l’association, la création d’un monde parallèle permet de questionner la réalité et notamment les identités et leur construction.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous présenter Slubfurt et ses dix ans d’histoire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Slubfurt est la première ville binationale mi-allemande, mi-polonaise. Elle a été fondée en 1999 puis a été enregistrée au registre européen des noms des villes. La première tâche a été de dessiner un mur pour la ville. En effet, une ville comme Sienne se définit par son mur qui la délimite et la rend en même temps remarquable, célèbre. Aussi il s’agissait de définir les limites de la ville. Cela a été terminé en 2004 pour l’arrondissement polonais et en 2007 pour l’arrondissement allemand. D’autre part, depuis 2007, la ville a un conseil municipal et des élections municipales ont eu lieu cette année.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez élu cette année un conseil municipal : pourquoi n’avez-vous pas élu de maire alors qu’il y en avait un avant cette élection?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les élus municipaux ont décidé qu’il n’y avait pas besoin de maire. Cependant, comme quelqu’un doit se charger des tâches administratives, je suis devenu le secrétaire du conseil municipal. Les différents élus de Slubfurt vont des propositions qui sont votés lors des conseils municipaux et j’envoie ces décisions aux mairies d’arrondissements de Slub et Furt pour que ceux-ci les « appliquent »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les principaux projets pour les années à venir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Slubfurt est un processus de construction permanente, on ne sait donc pas quel visage n’aura la ville et l’association dans les années à venir puisque cela dépend des contributions et des propositions de ses membres. Ainsi nous avons maintenant trois ambassadeurs : un à Berlin, un à Varsovie et un à Vilnius. Nous cherchons à en avoir d’autres dans l’avenir. Il s’agit de  présenter Slubfurt dans d’autres pays ou d’autres régions notamment grâce à l’organisation  d’événements festifs auxquels nos délégations prendront part et ainsi la création de relations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En outre, Slubfurt sera candidate au nom de Slubice pour devenir capitale européenne de la culture en 2016. L’association &lt;em&gt;Slubfurt&lt;/em&gt; va se charger seule de rédiger le projet mais la candidature sera déposée au nom de la municipalité polonaise puisque, en 2016, une des deux capitales européennes sera polonaise.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il existe des cartes d’identités de Slubfurt. Qui peut devenir citoyens de Slubfurt ou Slubfurtois ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a aujourd’hui environ 600 habitants, chacun peut le devenir en suivant la procédure indiquée sur &lt;a href=&quot;http://www.slubfurt.net/indexx.html&quot;&gt;notre site&lt;/a&gt; . Il s’agit d’une ville et d’un espace urbain qui existent dans les têtes. Qu’il vienne de Pékin ou d’Istanbul, chacun peut devenir citoyen de &lt;em&gt;Slubfurt&lt;/em&gt; s’il sent y appartenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La population des deux villes est-elle convaincue par la nécessité de coopérer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Outre Slubfurt, de nombreux acteurs de la société civile mènent actuellement des projets transfrontaliers.  En outre, en juin de cette année, une &lt;a href=&quot;https://www.frankfurt-oder.de/DE/Stadt/Presse/Medienmitteilungen/2009/Seiten/11176_zukunftskonferenz.aspx&quot;&gt;Conférence du Futur&lt;/a&gt; a été organisée par les deux municipalités de Slubice et Frankfurt  dont la vocation était de définir les priorités de Slubfurt pour 2020. Durant un weekend, les participants pouvaient réfléchir sur la coopération entre les deux villes et son avenir. 280 personnes y ont participé. Elles ont notamment proposé de rendre obligatoire l’apprentissage de la « langue du partenaire » dès l’école maternelle. Je crois personnellement que cette coopération est indispensable pour la région frontalière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi peut-on décrire les projets comme des projets artistiques?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les membres de l’association ne sont pas tous des artistes et tous les projets ne sont pas artistiques. En tant qu’artiste, je fais des projets artistiques. Mon idée consiste à questionner la possibilité de créer un espace inscrit dans la réalité, une sorte de monde parallèle. Selon moi, la réalité est une création de l’esprit. On parle constamment d’identité nationale ou régionale. Selon moi, se sont des modèles avec lesquels on peut s’identifier : il est en ainsi pour les nations et l’on tente actuellement de construire une identité européenne par des projets susceptibles d’y contribuer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut aussi bien s’identifier à une équipe de football. Lorsque nous organisons des &lt;a href=&quot;http://www.gubien.eu/blog/?page_id=10&quot;&gt;olympiades&lt;/a&gt; entre &lt;em&gt;Slubfurt&lt;/em&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.gubien.eu/blog/?page_id=84&quot;&gt;''Gubien''&lt;/a&gt; , une autre «ville jumelle» germano-polonaise, il y a une identification automatique avec le groupe de football de Slubfurt du fait de la présence d’un adversaire sportif. (ndlr: L'association Gubien a été créé sur le modèle de Slubfurt. Les deux associations ont mis en place un partenariat).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors de la semaine Strasbourg/ Méditerranée, un débat a eu lieu à Strasbourg sur la mémoire et l’art, quelle influence a l’identité nationale sur l’art ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour moi, cela n’a aucune importance puisque les artistes se situent toujours au-delà de leur identité. Je ne me considère pas comme artiste &lt;em&gt;allemand&lt;/em&gt; et mes projets artistiques sont toujours liés à mon expérience et aux questions que je me pose. Mes questions sur l’identité m’ont amené à habiter plusieurs années en France et en Pologne.  Je suis en quelque sorte sorti de la culture allemande et ne peux que difficilement  la réintégrer car j’ai l’impression d’appartenir à plusieurs cultures du fait des liens que je continue à nourrir avec différents pays, par exemple avec la France et particulièrement avec le Calvados.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut se poser la question de l’identité en tant que philosophe, en tant que scientifique,… Je suis artiste donc je me la pose en tant que tel et en questionnant la réalité quotidienne. Pour cela, je travaille dans un monde parallèle, en créant un jeu imitant les Etats. &lt;a href=&quot;http://www.parlament.slubfurt.net/parlament/de/d_index.htm&quot;&gt;Notre parlement&lt;/a&gt; prend des décisions qui commencent à avoir une influence sur la réalité de la région transfrontalière et permettent une réflexion sur la vie réelle. On peut ainsi plus librement inventer des idées sans être trop contraints au pragmatisme.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Conférence-débat: &quot;L'identité européenne: une utopie ou la clé du projet politique européen?&quot;</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2009/12/13/Conf%C3%A9rence-d%C3%A9bat%3A-L-identit%C3%A9-europ%C3%A9enne%3A-une-utopie-ou-la-cl%C3%A9-du-projet-politique-europ%C3%A9en</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 11:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Évènements</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/Affiches/.affiche_171209_m.jpg&quot; alt=&quot;affiche_171209.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;affiche_171209.jpg, déc. 2009&quot; /&gt;&lt;em&gt;CaféBabel Strasbourg&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;l’Union des Fédéralistes Européens - Alsace&lt;/em&gt; ont le plaisir de vous convier à une conférence-débat&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Jeudi 17 décembre à 20h&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;au FEC, 17 place Saint-Étienne (salle Léon XIII)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;L'identité européenne :
une utopie ou la clé du projet politique européen ?
Quelle place pour l'identité dans une communauté politique ?&lt;/h5&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Intervenants :&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Sylvain Schirmann&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Directeur de l'IEP de Strasbourg&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Vlad Constantinesco&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Professeur de Droit public et de science politique à l'Université de Strasbourg&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A l’heure où le débat sur l’identité bat son plein dans notre actualité politique nationale, &lt;em&gt;l’Union des fédéralistes européens Alsace&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Café Babel Strasbourg&lt;/em&gt; vous proposent, à travers l’exemple de l’Europe, de réinterroger la place de l’identité dans la construction d’une communauté politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La réussite du projet politique européen passe-t-elle forcément par la construction d’une identité européenne ? La citoyenneté européenne constitue-t-elle un préalable incontournable à l’apparition d’une telle identité ? Le concept même d’identité est-il pertinent, ne vaut-il pas mieux parler de citoyenneté ou de sentiment d’appartenance ? Les identités européennes, nationales, régionales sont-elles concurrentes ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Entrée libre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Venez nombreux et diffusez autour de vous !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le &quot;UNWORD of the Year 2009&quot; de notre rédaction</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2009/12/15/Identit%C3%A9-%3A-UNWORD-of-the-Year-2009-de-notre-r%C3%A9daction</link>
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    <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 01:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/.carte_d_identite_s.jpg&quot; alt=&quot;carte_d_identite.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;carte_d_identite.jpg, déc. 2009&quot; /&gt;Babel Strasbourg participe à cette nouvelle &quot;blog action&quot; européenne et a choisi son &lt;strong&gt;&lt;em&gt;unword&lt;/em&gt;/non-mot&lt;/strong&gt; de l'année 2009...&lt;/p&gt;


&lt;h5&gt;&quot;IDENTITÉ&quot;&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour l'illustrer, nous avons souhaité citer l'extrait d'un ouvrage de Gérard Noiriel paru en 2007 suite à l'élection de Nicolas Sarkozy. Le parallèle avec la période actuelle est saisissant: &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;« nous avons vu qu’il n’existait aucune définition de &lt;strong&gt;l’identité nationale&lt;/strong&gt; qui soit acceptée par l’ensemble des chercheurs ou des experts. Cette absence de consensus découle du fait que cette expression n’est pas un concept scientifique mais appartient au langage politique. Or, toutes les notions politiques sont, par définition des enjeux de luttes entre les partis en compétition. Il en va de l’ &lt;/em&gt;« identité nationale » &lt;em&gt;comme des&lt;/em&gt; « valeurs républicaines »&lt;em&gt;. Le succès de ces formules vagues et creuses tient justement au fait que chacun peut les définir comme bon lui semble. Mais si chaque citoyen définit les mots selon son bon vouloir et ses intérêts, alors il n’y a plus de communication possible. Seuls règnent les rapports de force et la vérité appartient à celui qui parle le plus fort ; c’est-à-dire à celui qui contrôle les médias »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;(Gérard Noiriel, &lt;em&gt;A quoi sert l'identité nationale?&lt;/em&gt;, ed. Agone, 2007, p. 142)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Photo:&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/treetop_apple_juice/4014189270/&quot;&gt;flickr/_gem_&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Rencontres européennes AJPE: Prix Sakharov 2009</title>
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    <pubDate>Mon, 14 Dec 2009 12:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>Évènements</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/logo/.sakharovprize2009_fr_s.jpg&quot; alt=&quot;sakharovprize2009_fr.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;sakharovprize2009_fr.jpg, déc. 2009&quot; /&gt;A l’occasion de la remise du Prix Sakharov 2009, l’&lt;em&gt;Association des Journalistes Parlementaires Européens&lt;/em&gt; (AJPE) organise une &lt;strong&gt;Rencontre Européenne avec des représentants de l’Association lauréate russe, MEMORIAL, et des Députés Européens&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;à l'Aubette, Place Kléber, Strasbourg&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mercredi 16 décembre 2009&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;18h30 - 20h00&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Parmi les questions qui seront abordées lors de ce débat figurent notamment l’efficacité du Prix Sakharov (et d’autres prix) en tant que vecteurs pour la promotion de la paix et des valeurs démocratiques ; la situation des droits de l’homme et de la démocratie dans la Fédération Russe 20 ans après la disparition d’Andrei Sakharov; et le rôle et les responsabilités de l’UE dans la promotion des libertés fondamentales à travers le monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Participeront à cette Rencontre Européenne de l’AJPE qui est ouverte au public (interprétation en français, anglais et russe)  et qui est soutenue par la Ville de Strasbourg et le Parlement européen :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les représentants de Mémorial&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Oleg ORLOV&lt;/em&gt;, Président du Centre des droits de l’homme Mémorial, &lt;em&gt;Sergeï KOVALEV&lt;/em&gt;, Président du Conseil de la Fondation Andreï Sakharov et &lt;em&gt;Lyudmila ALEXEYEVA&lt;/em&gt;, Présidente du groupe Moscou-Helsinki;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les Députés Européens&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Heidi HAUTALA&lt;/em&gt;, Présidente de la Sous-commission pour les Droits de l'Homme, &lt;em&gt;Ana GOMES&lt;/em&gt;, membre de la Sous-commission pour les Droits de l'Homme, &lt;em&gt;Jacek SARYUSZ-WOLSKI&lt;/em&gt;, membre de la Commission des Affaires Etrangères,  &lt;em&gt;Edward McMILLAN-SCOTT&lt;/em&gt;, Vice-président du Parlement Européen et membre de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le débat sera animé par &lt;em&gt;Fernanda GABRIEL&lt;/em&gt;, Présidente de l’AJPE et correspondante européenne de la Radio et Télévision Portugaise (RTP) et &lt;em&gt;David CARRETTA&lt;/em&gt;, correspondant européen de Radio Radicale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>L’Europe, un espace de projection pour les « jeunes des quartiers »</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2009/12/03/L%E2%80%99Europe%2C-un-espace-de-projection-pour-les-%C2%AB-jeunes-des-quartiers-%C2%BB</link>
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    <pubDate>Thu, 03 Dec 2009 23:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Hamid Derrouich&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/40503.jpg&quot; alt=&quot;Hamid-40403&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Hamid-40403, déc. 2009&quot; /&gt;C’est avec un programme riche que l’Association Migration Solidarité et Échanges pour le Développement (AMSED) a lancé sa ‘’deuxième version’’ des rencontres de la jeunesse et de la diversité. Durant trois jours, du 19 au 21 novembre, l’association a investi trois lieux (l’Esplanade, l’Aquarium à Cronenbourg et le centre socioculturel Fossé des treize) et animé plusieurs activités. L’Europe, qui a par ailleurs contribué à la concrétisation de ce projet, a été présenté comme un lieu de projection, un espace où peuvent se réaliser les espérances des jeunes avec moins d’opportunités.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;À la rencontre du potentiel des « jeunes des quartiers »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces deuxièmes rencontres sont loin d’être une immersion furtive dans la vie des quartiers. Du parrainage pour l’emploi à la réalisation de chantiers internationaux, en passant par des formations, des séminaires et des actions de réseautage, les rencontres de la jeunesse et de la diversité sont un rendez-vous qui couronne la vision d’ensemble de l’AMSED au sujet du vécu des quartiers et surtout des jeunes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans l’imaginaire collectif, le regard porté sur les quartiers demeure réducteur. Dès lors se pose la question des moyens à employer pour les mettre en valeur. Certes, ces rencontres ne pourront pas se substituer aux politiques publiques à destination des quartiers et des cités, mais elles ont au moins le mérite d’impliquer des jeunes dans une démarche valorisante des quartiers. Ces rencontres ont cherché aussi à briser le silence et le cloisonnement qui caractérisent ces territoires et les enferment souvent dans une visibilité dépréciative.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La diversité mise en avant par les rencontres ne se limite pas aux seules origines des populations habitant les quartiers. Les différentes activités et animations ont révélé une  richesse de parcours et de savoir-faire, témoignant du potentiel mal exploré et peu exploité desdits quartiers. Elles ont également montré la volonté réelle des jeunes de s’épanouir et de surmonter les obstacles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le potentiel de ces jeunes réside non seulement dans des styles « urbains » d’expression artistique (musique, danse), mais également dans leur engagement associatif à travers la présentation de chantiers internationaux, l’animation d’ateliers, la participation aux débats sur la mobilité internationale et l’interculturalité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les rencontres ont aussi permis de remettre en cause quelques clichés. La « bibliothèque vivante » a été de ce point de vue une activité riche en sens. Le public est venu à la rencontre des « livres vivants » (personnes faisant le plus souvent partie d'un groupe de population sur lequel on nourrit des préjugés) afin d’échanger, de questionner et de réfléchir ensemble sur les stéréotypes. Un large panel de « livres » a été « mis à disposition », autour des thèmes de la prostitution, la séropositivité, le féminisme, les jeunes issus de l’immigration, les réfugiés, les étudiants étrangers…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’Europe comme espace de projection&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans sa démarche, l’AMSED a voulu mettre en valeur les dispositifs européens à disposition des jeunes, notamment ceux parmi eux ayant moins d’opportunités. Ces derniers tels que définis par la décision du Parlement européen et du Conseil du 13 avril 2000 établissant le programme JEUNESSE sont les « jeunes qui, pour des raisons d'ordre culturel, social, physique, mental, économique ou géographique, ont le plus de difficultés à participer aux programmes d'action qui les concernent tant au niveau communautaire qu'aux niveaux national, régional et local ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le programme JEUNESSE présente beaucoup d’intérêt. C’est un instrument de mobilité européenne qui permet à cette catégorie de jeunes de rompre avec un quotidien souvent marqué par la routine. Le programme agit ainsi comme un outil de re-dynamisation et de mixité sociale, culturelle et linguistique. La rencontre avec l’autre permet, outre l’ouverture sur l’Europe, l’acquisition de compétences non formelles (indépendance, prise de responsabilité, épanouissement, etc.).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le programme est aussi un moyen pour les jeunes de surpasser leurs limites géographiques et culturelles, de changer de regard sur eux-mêmes et sur les autres et de développer généralement une meilleure confiance en soi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la mobilité européenne permet aux jeunes, au retour sur leurs lieux de résidence, de se remobiliser. En cela, le programme est un mécanisme au service de leur intégration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les différents témoignages de jeunes ayant participé sous l’égide de l’AMSED soit à des festivals soit à la réalisation de chantiers internationaux ont été pertinents. Tous ces témoignages insistent sur les horizons qu’ouvrent les programmes de jeunesse en Europe et sur les opportunités de mobilité européenne et internationale qui s’offrent grâce à l’Europe.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Blog Action Night à Strasbourg</title>
    <link>http://strasbourg.cafebabel.com/fr/post/2009/11/30/Blog-Action-Night-%C3%A0-Strasbourg</link>
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    <pubDate>Mon, 30 Nov 2009 22:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>L'Europe vue d'ici</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par l'équipe de Café Babel Strasbourg&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/blog_img/blog_action_night.jpg&quot; alt=&quot;blog action night&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;blog action night, nov. 2009&quot; /&gt;28 novembre 2009. Cafébabel Strasbourg participe à la première &quot;blog action night&quot; au sein du réseau Café Babel. L’idée est simple : toutes les rédactions européennes de cafebabel.com synchronisent leur montre et passent une soirée survoltée dans leur ville. Une fois le mal de crâne passé, ils vous font vivre au plus près leur virée nocturne de la veille.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;21h15,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;un bon vin chaud pour démarrer&lt;/strong&gt;. Strasbourg et son marché de Noël obligent, le départ de la soirée est donné aux abords du traditionnel Marché de Noël qui a ouvert ses portes le jour même. Nous nous baladons à travers les chalets, un verre du vin chaud à la main. Pour la première fois dans la journée, les allées commencent à se clairsemer. Les touristes ont quitté les rues de la ville pour s’abriter dans les restaurants strasbourgeois ou rejoindre leur hôtel. Bientôt le marché va fermer.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cent mètres plus loin,&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; le vieux cliché alsacien du marché de Noël&lt;/strong&gt; est dépassé. Dans le village des artisans venus des différentes régions de la Russie, invitée d’honneur de la Ville de Strasbourg pour l’occasion, il est possible d’échanger quelques mots en russe. Première rencontre de la soirée avec une demoiselle déguisée en Snegourotchka (petite fille du père Noël russe). Elle s’appelle Irina, et vient de Tver, elle tient un chalet de matriochka et de poupées russes. Nous n’avons malheureusement pas pu croiser Ded Moroz (le père Noel russe).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22h00,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;45 minutes de jeu.&lt;/strong&gt; Nous pénétrons dans une ambiance plus virile, c’est soir de match. La France et la Nouvelle Zélande s’affrontent en rugby à Marseille, et c’est sur la télévision irlandaise que nous regardons la deuxième mi-temps de ce match au sommet. Dans ce pub bien connu des Strasbourgeois, la magie de Noël a laissé la place aux plaquages et aux mêlées des deux équipes. La défaite française ne gâchera pas notre bonne humeur. Une pinte de Guinness et 20 points dans la vue, nous retrouvons la fraîcheur des nuits strasbourgeoises.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22h45,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;thé à la menthe et baklavas.&lt;/strong&gt; Retour au quartier général du festival Strasbourg-Méditerranée. Après notre débat de l’après-midi (L’Union pour la Méditerranée : le projet politique adapté ?), nous revenons prendre un verre avec toute l’équipe du festival. Le concert du jour vient de se terminer et Salah Oudahar, Directeur artistique de Strasmed, nous parle du caractère citoyen de cette manifestation, à ses yeux : « l’enjeu du festival Strasbourg Méditerranée, c’est aussi de rappeler le rôle des immigrés dans la société française, l’apport culturel, politique et artistique des réfugiés et des exilés qui se sont révélé être des acteurs déterminants de l’histoire contemporaine française ». Une discussion sans doute suscitée par le débat actuel sur l’identité nationale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;00h30,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;musique électro et mojitos.&lt;/strong&gt; Après ces quelques échanges revigorants, nous nous dirigeons vers le nouveau bar électro de Rob. Celui à qui on avait l'habitude de commander ses bières au Trolley, vient d’ouvrir son café en plein centre ville de Strasbourg. D’une rive à l’autre, on retrouve les goûts plus classiques des nuits strasbourgeoises. Le Phonographe est la dernière étape de notre virée nocturne et sans doute la première de notre prochaine soirée…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>L’Eurodistrict vu par le maire de Strasbourg</title>
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    <pubDate>Mon, 23 Nov 2009 08:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Babel Strasbourg</dc:creator>
        <category>L'Europe vue d'ici</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par Hamid Derrouich&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg.cafebabel.com/public/strasbourg/logo_eurodistrict.gif&quot; alt=&quot;logo_eurodistrict.gif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;logo_eurodistrict.gif, août 2008&quot; /&gt;Conférence sur l’Eurodistrict par le &lt;strong&gt;Forum Carolus&lt;/strong&gt; à l’ENA. Invité à prononcer le discours d’ouverture du colloque, Roland Ries a dressé un tableau de l’évolution de la construction européenne. Dans son intervention, le maire de Strasbourg est revenu sur trois temps forts de l’histoire de notre continent pour illustrer son soutien au projet d’Eurodistrict.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aux origines de l’Eurodistrict&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’Eurodistrict est à l’image de la construction européenne. Il constitue un mode de développement territorial fondé sur la mutualisation des moyens. Dans la vision des pères fondateurs de l’Europe, le territoire doit servir de moteur de développement et non être l’enjeu de déchirements, comme ce fut le cas depuis des siècles et surtout pendant les deux grandes guerres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le choix de la ville de Strasbourg pour abriter les sièges du Conseil de l’Europe dès 1949, de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et du Parlement Européen traduit particulièrement cet esprit. Elle est le lieu de rencontre de deux ensembles, germanique et latin. Après de longues périodes de tension sur fond, entre autres, de différends territoriaux, ces deux ensembles se sont engagés dès la fin de la 2ème guerre mondiale dans la construction de l’Europe unie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers l’Europe des citoyens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En quelques décennies seulement, la construction européenne a pu surmonter les traumatismes du passé. L’harmonisation a gagné les secteurs économique, judiciaire et financier. L’espace Schengen, quant à lui, concrétise la libre circulation des personnes. Ce sont des avancées indéniables. Mais une large partie des européens continue néanmoins à percevoir l’Europe comme une structure détachée du quotidien des Européens. La Commission Européenne à Bruxelles incarne à leurs yeux l’image de la technostructure européenne déconnectée du vécu des européens de l’Union.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les chantiers à venir doivent donc répondre à cette demande d’une Europe citoyenne où le Parlement prend sa place entière dans l’élaboration des orientations générales de l’Europe. La dimension parlementaire et citoyenne introduit, d’après Roland Ries, une « bonne dose de démocratie locale » dans le fonctionnement de l’Europe, et permet de surcroît d’éviter « des déboires » comme celui du référendum de mai 2005 en France, du NON néerlandais en juin 2005 et Irlandais de juin 2008.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et comment ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour concrétiser cette Europe des citoyens, le maire de Strasbourg plaide pour des projets de proximité. Ceux-là même qui sont visibles pour les citoyens et touchent leur quotidien. L’idée étant de briser quelques stéréotypes selon lesquels l’Europe est souvent pensée comme objet politique insaisissable, voire sans réel sens. Les exemples de projets s’inscrivant dans cette optique de proximité ne manquent pas selon le maire de Strasbourg: la santé aux transports en passant par les démarches administratives, les sports, les actions culturelles&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Eurodistricts sont à la fois les pionniers et les laboratoires de la construction européenne. Et afin d’accélérer de telles initiatives, Roland Reis appelle à la mise en place du Groupement Européen de Coopération Territoriale. « Si cette base n’existe pas, la codécision ne sera pas possible. Car tous les voyages commencent par de petits pas ».&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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