Par Lena Morel

NPD2.jpg« Les partis qui de par leur buts ou l'attitude de leur membres cherchent à altérer ou à éliminer l’ordre démocratique libéral ou à attenter à l’existence de la République fédérale d’Allemagne, sont anticonstitutionnels. Le Conseil constitutionnel décide de la question de l’inconstitutionnalité. » (Loi fondamentale allemande, Art. 21 alinéa 2 – 21.2 GG)

Ils s’appellent Vlaams Block, Front National, NPD… et sont de ceux qui mettent au défi les démocraties occidentales. Dans un contexte évident de montée des extrémismes politiques en Europe, le parti national-démocrate (NDP – National demokratische Partei) est au cœur du débat démocratique en Allemagne : faut-il autoriser ou interdire constitutionnellement de tels groupements politiques ? La solution se situe-t-elle en amont ou en aval ? Les marques du passé sont vives lorsqu’il retourne de problématiques liées à l’acceptation de paysage politique démocratique représentatif de l’ensemble des opinions. Parallèles et comparaisons à un niveau européen semblent d’ailleurs plus que nécessaires à la compréhension et à l’analyse d’une tendance plus ou moins généralisée – un travail peut être trop délaissé pour le moment. Il ne faut pas pour autant oublier ce qui fait la spécificité du cas allemand : l’Allemagne semble osciller entre volonté de « modèle » de démocratie et poids du passé, qui la rend particulièrement vulnérable quant à son image extérieure.

Retour sur un débat qui rythme la vie politique allemande depuis les années 1990 : celui de la construction d’une telle polémique et l’absence d’impact à l’échelle européenne.