Par Hamid DERROUICH
Strasbourg, le 10 juillet 2009
C’est avec un ton ferme et un regard imposant que Lilian Thuram s’est adressé le 10 juillet 2009 aux participants aux travaux de l’Université d’été du Conseil de l’Europe. Son discours improvisé en a ému plus d’un. De son parcours, il fait acte de pédagogie. Il explique en effet que le racisme est avant tout un discours construit, un discours qui ne place en aucun cas l’humain au centre de ses préoccupations.
Au contraire, c’est un discours qui érige certaines spécificités (couleur, langue, religion) des uns et des autres en instruments de ségrégation, de discrimination. Lilian Thuram estime alors qu’on parle de races, de noirs, de blancs, de jaunes, d’arabes, de juifs… et qu’on oublie, voire nie, ce que nous sommes réellement : des hommes et des femmes tout simplement.

Session d’été de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) - 1ère session – 22 au 26 juin 2009
Inscrit en procédure urgente, le débat du 24 juin sur la situation en Iran a été un des moments forts de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe.
Le rapport rédigé par le député suédois Göran LINDBLAD (PPE) dresse en 17 points un tableau plutôt sombre de l’évolution de la situation en Iran au lendemain de l’annonce des résultats du 12 juin créditant le Président sortant Mahmoud Ahmadinejad de 66% des suffrages.
« L’association Terre des femmes en Allemagne recense chaque année entre 170 et 190 femmes victimes de mariages forcés. En 2007, 48 d’entre elles ont été enlevées et/ou séquestrées pour être mariées de force à l’étranger. Selon le rapport établi par le Bundestag en 2006 sur la base des estimations des ONG, 30 000 femmes pourraient être exposées au risque de mutilations sexuelles féminines. L’unité « mariages forcés » du Royaume-Uni traite chaque année 400 cas. En France quelques 70 000 filles âgées de 10 à 18 ans sont potentiellement menacées par les mariages forcés et 65 000 femmes et fillettes sont mutilées ou menacées de l’être. »
Gordon Brown dans sa tournée internationale pour annoncer les grandes lignes du sommet de G20, qui se tiendra à Londres le 2 avril prochain, a fait escale au Parlement européen lors de la session plénière à Strasbourg. Dans la présentation de ses solutions pour sortir de la crise financière et économique, le Premier ministre britannique a insisté sur le rôle prééminent que l’Europe avait à jouer pour instiller à l’économie mondiale les valeurs d’honnêteté, de responsabilité et d’équité, qui sont « l’ADN de l’Union Européenne ». Ces grandes déclarations ont été fortement applaudies par l’ensemble de l’Assemblée, mais seront-elles pour autant suivies de faits?
Avant de mettre définitivement la clé sous la porte de Guantánamo, la communauté internationale, et l’Union européenne tout particulièrement, se retrouvent confrontées à une question complexe : quel sort réserver aux futurs anciens détenus. Lors d’un débat avec le Conseil et la Commission à l’occasion de la session plénière de février, le Parlement européen a applaudi la décision de la nouvelle administration américaine de fermer ce camp de détention tout en soulevant les points les plus délicats de l’après-Guantánamo.
L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a marqué cette semaine l’ouverture d’une nouvelle et soixantième année d’activité de cette organisation internationale. Et l’année démarre fort avec cette session d’hiver: Entre l’engagement en faveur de la Cour Pénale Internationale, les débats d’actualité sur les conséquences de la crise financière mondiale et la situation à Gaza, un autre point majeur de l’actualité a marqué l’ordre du jour de cette session: le conflit entre la Russie et la Géorgie, toutes deux membres du Conseil de l’Europe.
Une décision sans appel. « Il n’a pas encore été possible, malgré les efforts de nos services et de l’assistance des autorités françaises de répondre à la situation de force majeur qui nous empêche de réunir ensemble des conditions de sécurité sur le site de Strasbourg», a-t-on expliqué aux députés européens, suite à une décision du Bureau du Parlement (le Président du PE et les 14 vice-présidents).
Avocate pakistanaise des droits de l’homme et fondatrice de la commission des Droits de l'homme du Pakistan, Asma Jahangir était hier l’invitée du Parlement européen où elle s’est prononcée devant l’hémicycle dans le cadre de l’année européenne du dialogue interculturel 2008. Egalement rapporteur des Nations Unies sur la liberté de religion ou de convictions, Madame Jahangir n’est pas une personnalité inconnue du Parlement européen, puisque celui-ci a l’année dernière voté une résolution d’urgence pour la libération immédiate de l’avocate alors emprisonnée au Pakistan.
Rebaptiser le nom de la salle de presse du Parlement européen : la décision a été prise au moment de remettre le prix Sakharov à Salih Mahmoud Osman en novembre 2007. Le prix fraîchement attribué, les députés européens ont tenu à honorer la mémoire d’Anna Politkovskaia, journaliste russe, assassinée le 7 octobre 2006 dans l’ascenseur de son immeuble. Et quoi de plus symbolique que d’attribuer à la salle de presse du Parlement européen, le nom de cette journaliste? « Organiser les futures conférences de presse en mémoire d’Anna Politkovskaia, c’est un petit acte symbolique mais qui a son importance », c’est avec ces mots que Marco Cappato, député italien, a débuté la conférence de presse de mardi au Parlement européen.
L’avocat et député soudanais Salih Mahmoud Osman a reçu aujourd’hui le prix Sakharov des mains du Président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering. Depuis 1988, l’Assemblée parlementaire remet chaque année ce prix récompensant une personne ou une organisation en lutte contre l’oppression, l’injustice et l’intolérance. Il est décerné lors de la session plénière de décembre, à une date aussi proche que possible du 10 décembre, jour de la signature de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme par les Nations Unies en 1948. Salih Mahmoud Osman s’inscrit donc dans une longue lignée d’illustres défenseurs des droits de l’Homme, initiée en 1988 avec la consécration d’un certain Nelson Mandela.
Lors de la session plénière du Parlement européen fin septembre à Strasbourg, une conférence de presse a réuni plusieurs députés européens, dans le but d’attirer l’attention sur le statut précaire des auxiliaires du Parlement européen. Ralph Blindauer, leur avocat, nous présente les procédures en cours où à venir dans cette affaire.
Les spéculations vont bon train : Bush attaquera-t-il l’Iran? Quelles mesures adopter? Guerre dite « préventive » ou sanctions?
L’hémicycle est comble, les tribunes également. Chose peu fréquente lors des sessions plénières de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. M. Dick Marty (rapporteur de la commission des questions juridiques et des Droits de l’Homme) présente son 2ème rapport sur les « détentions secrètes et transferts illégaux de détenus impliquant des Etats membres du Conseil de l’Europe ». Le nombre d’orateurs qui s’exprimeront sur le sujet est inhabituellement élevé. Le débat est très attendu et promet d’être animé.
La parole est à vous