Par Till Neumann (version originale en allemand)
Parlement européen, session plénière de mars 2010
Lundi, 8 mars, 17.10 h, Parlement Européen Strasbourg. L’hémicycle se remplit peu à peu. Quelques députées ont des fleurs en main. On se salue, on cause, on s’assoit. Puis le silence. Jerzy Buzek, Président du Parlement Européen ouvre la session plénière de quatre jours. Lui aussi a remarqué les fleurs : « Aujourd’hui à l’occasion du 100 ème anniversaire de la journée de la femme, il faudra plus que des fleurs pour les femmes. Cette journée donne lieu à des débats importants. L’Europe doit faire figure d’exemple : nous voulons l’égalité absolue entre homme et femme. Je souhaite à toutes les femmes que chaque jour soit leur jour et j’espère qu’au-delà il y aura de plus en plus de femmes ici au Parlement. » Martin Schulz, Président des Socialistes et Démocrates ajoute : « C’est un scandale que dans l’UE les femmes gagnent en moyenne presque 20 % de moins que les hommes pour le même travail. Nous voulons pour les femmes le même salaire pour le même travail au même endroit. Nous devons nous battre tous les jours pour cela et pas uniquement le 8 mars. »
Sessions plénières à Strasbourg...
C’est passé, mais de justesse. Avec 335 votes pour, 287 contre et 43 abstentions, la résolution déposée par les groupes de l’Alliances des Socialistes et Démocrates, Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe, Verts/Alliance Libre Européenne et Gauche Unitaire Européenne/Nordic Green Left a été adoptée. Les députés appellent ainsi à mettre en lumière toutes les violations des droits de l’Homme, y compris les cas de crimes de guerre relevés par des ONG perpétrées lors de l’offensive israélienne sur la bande de Gaza en janvier 2009.
Mercredi 15 juillet, deuxième journée de la première session plénière du Parlement. Le débat à l’ordre du jour porte sur l’Iran, la Chine et le Honduras, trois pays où sévissent de violents affrontements depuis des mois. L’occasion pour les eurodéputés d'esquisser les grandes lignes de la politique étrangère à venir.
Mutsuyoshi Nishimura, économiste, est conseiller au changement climatique auprès du Premier ministre japonais. Il assistait, lundi 6 juillet, à la 4ème Université d’été du Conseil de l’Europe pour discuter des défis environnementaux mondiaux. Interrogé sur l’utilisation de l’énergie nucléaire, il soutient qu’elle est incontournable et sans réel danger. Mais ne s’étend pas davantage sur la question. Une telle position est très controversée, notamment par des organisations comme Greenpeace ou le réseau Sortir du nucléaire pour qui les énergies renouvelables sont la solution alternative.




Session d’été de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) - 1ère session – 22 au 26 juin 2009
Inscrit en procédure urgente, le débat du 24 juin sur la situation en Iran a été un des moments forts de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe.
Le rapport rédigé par le député suédois Göran LINDBLAD (PPE) dresse en 17 points un tableau plutôt sombre de l’évolution de la situation en Iran au lendemain de l’annonce des résultats du 12 juin créditant le Président sortant Mahmoud Ahmadinejad de 66% des suffrages.
« L’association Terre des femmes en Allemagne recense chaque année entre 170 et 190 femmes victimes de mariages forcés. En 2007, 48 d’entre elles ont été enlevées et/ou séquestrées pour être mariées de force à l’étranger. Selon le rapport établi par le Bundestag en 2006 sur la base des estimations des ONG, 30 000 femmes pourraient être exposées au risque de mutilations sexuelles féminines. L’unité « mariages forcés » du Royaume-Uni traite chaque année 400 cas. En France quelques 70 000 filles âgées de 10 à 18 ans sont potentiellement menacées par les mariages forcés et 65 000 femmes et fillettes sont mutilées ou menacées de l’être. »
Gordon Brown dans sa tournée internationale pour annoncer les grandes lignes du sommet de G20, qui se tiendra à Londres le 2 avril prochain, a fait escale au Parlement européen lors de la session plénière à Strasbourg. Dans la présentation de ses solutions pour sortir de la crise financière et économique, le Premier ministre britannique a insisté sur le rôle prééminent que l’Europe avait à jouer pour instiller à l’économie mondiale les valeurs d’honnêteté, de responsabilité et d’équité, qui sont « l’ADN de l’Union Européenne ». Ces grandes déclarations ont été fortement applaudies par l’ensemble de l’Assemblée, mais seront-elles pour autant suivies de faits?
Avant de mettre définitivement la clé sous la porte de Guantánamo, la communauté internationale, et l’Union européenne tout particulièrement, se retrouvent confrontées à une question complexe : quel sort réserver aux futurs anciens détenus. Lors d’un débat avec le Conseil et la Commission à l’occasion de la session plénière de février, le Parlement européen a applaudi la décision de la nouvelle administration américaine de fermer ce camp de détention tout en soulevant les points les plus délicats de l’après-Guantánamo.
L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a marqué cette semaine l’ouverture d’une nouvelle et soixantième année d’activité de cette organisation internationale. Et l’année démarre fort avec cette session d’hiver: Entre l’engagement en faveur de la Cour Pénale Internationale, les débats d’actualité sur les conséquences de la crise financière mondiale et la situation à Gaza, un autre point majeur de l’actualité a marqué l’ordre du jour de cette session: le conflit entre la Russie et la Géorgie, toutes deux membres du Conseil de l’Europe.
Une décision sans appel. « Il n’a pas encore été possible, malgré les efforts de nos services et de l’assistance des autorités françaises de répondre à la situation de force majeur qui nous empêche de réunir ensemble des conditions de sécurité sur le site de Strasbourg», a-t-on expliqué aux députés européens, suite à une décision du Bureau du Parlement (le Président du PE et les 14 vice-présidents).
Avocate pakistanaise des droits de l’homme et fondatrice de la commission des Droits de l'homme du Pakistan, Asma Jahangir était hier l’invitée du Parlement européen où elle s’est prononcée devant l’hémicycle dans le cadre de l’année européenne du dialogue interculturel 2008. Egalement rapporteur des Nations Unies sur la liberté de religion ou de convictions, Madame Jahangir n’est pas une personnalité inconnue du Parlement européen, puisque celui-ci a l’année dernière voté une résolution d’urgence pour la libération immédiate de l’avocate alors emprisonnée au Pakistan.



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