Par Bénédicte Guibard
En 1945, la conférence de Postdam conduisait à la division de la ville allemande de Francfort sur l’Oder en deux villes : l’ancien quartier est de Dammvorstadt devient la ville polonaise de Slubice qui accueille des populations venues de l’est de la Pologne. Jusqu’en 1989, allemands et polonais vivent côte à côte sans avoir souvent l’occasion de se rencontrer. Depuis la démocratisation des deux pays, les deux communes mais aussi des citoyens dont les membres de l’association Slubfurt veulent favoriser les rencontres entre les deux peuples. Cette problématique concerne plusieurs « villes jumelles » (Gorlitz et Zgorzelec ou Guben et Gubin) située de part et d’autre de la frontière.
Slubfurt, contraction de Slubice et Frankfurt, se présente comme une nouvelle commune possédant les mêmes attributs qu’une commune traditionnelle. L’idée de créer une commune fictive pour permettre aux deux populations de se rencontrer et de mener à bien des projets communs est celle d’un artiste, Michaël Kurzwelly. Pour l’inspirateur et le fondateur de l’association, la création d’un monde parallèle permet de questionner la réalité et notamment les identités et leur construction.
Vous trouverez ici des analyses et articles de fond qui traitent de l’Europe en général. C’est aussi le lieu permettant une visibilité des thèmes traités par le Conseil de l’Europe ou lors des sessions plénières du Parlement européen.
En ce 9 novembre, les rédactions locales de Cafebabel décrypte à travers toute l'Europe la persistance de murs symboliques dans leur région. Le mur de Berlin est tombé il y a tout juste 20 ans. Cafebabel.com retrace avec cinq rédactions locales ce moment d'histoire moderne qui s'incarne aujourd'hui dans les murs qui nous restent à abattre.
Bruxelles et Strasbourg sont entre Nice et Lisbonne… Sur une carte, ça semble presque tenir. Mais le problème n’est pas géographique : il est politique.
Le Conseil de l'Europe fête aujourd'hui son soixantième anniversaire. L'occasion pour la première organisation internationale née au lendemain de la seconde guerre mondiale pour construire l'unité européenne, de mettre en ligne son site internet "
Y a-t-il une littérature européenne, une Littérature européenne qui transcende les littératures européennes ? C’est à cette vaste question que la séance inaugurale des Rencontres européennes des littératures a invité à réfléchir à l’occasion de sa quatrième édition. Récit de ce moment européo et bibliophile, véritable appel à la protection de la diversité des langues et des modes d’expression…
La politique européenne d’immigration appartient au 3ème pilier des politiques européennes et relève donc de la compétence des Etats Membres de l’Union Européenne. Pourtant le flux migratoire global dépasse l’échelle des frontières nationales et donne un poids supplémentaire aux arguments en faveur d’une politique d’immigration commune. Les Etats européens ont des traditions et des histoires très différentes en matière d’immigration mais doivent faire face à une réalité commune. Alors que les débats sur une politique d’immigration commune en Europe prennent de nouvelles dimensions et qu’il dépasse l’Europe des 27, le Conseil de l’Europe a inclus la société civile des « 47 » dans ses nouvelles initiatives.
Dans le cadre de la couverture des élections européennes, Arte lance une nouvelle initiative: Webépopée 2009. Inspirée d’une vieille émission française, La course autour du monde, l’idée du projet est simple. Juste avant les élections européennes, des étudiants en journalisme, français et allemands parcourent les 27 pays de l’Union européenne avec une caméra amateur au poing et réalisent une série de reportages sur l’Europe et les élections européennes.
En mars 2000, le Conseil européen de Lisbonne a décidé la mise en place d’une action commune pour la croissance et l’emploi. L’Union européenne s’est alors fixée un nouvel objectif stratégique pour la décennie à venir : « devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale» (Conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000 – Conclusions de la présidence). En juin 2008, la Commission , souligne que la capacité de l’Union « à valoriser le potentiel de croissance et d’innovation des PME sera décisive pour la prospérité de l’Union ».
Effacées par Schengen, les frontières intérieures de l’Europe ne constituent plus de barrières aux déplacements. Une certaine coopération entre les forces de l’ordre frontalières est tout de même opérationnelle sur de nombreuses tranches de frontières terrestres.
Le centre franco-allemand de coopération policière et douanière (C.C.P.D) de Kehl, ville frontière avec Strasbourg, est le premier à avoir vu le jour et reste un exemple en la matière.
Le 15 avril dernier, Angela Merkel prononçait un discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui se réunissait pour la session de printemps à Strasbourg. Après une visite de la Cour européenne des droits de l’Homme, la chancelière allemande emprunte un ton quasi-lyrique et déclare : « J’ai senti que Strasbourg est une capitale européenne : quelle autre ville porte en son sein deux parlements européens ? » (Ndlr.: Le Parlement de l’Union européenne et l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe). Au lendemain de la présidence allemande de l’Union, elle intervient avec une double casquette, la nationale et l’européenne, et revient sur quelques dossiers actuels de la scène européenne : les Droits de l’Homme et la Russie, tout en justifiant de-ci de-là la politique intérieure allemande – à commencer par le défit de l’immigration et le choix d’une politique d’intégration dans le respect de l’identité culturelle alors qu’en automne de cette année aura lieu le bilan intermédiaire du «
Au printemps 2005, lors de la campagne référendaire relative à la ratification du « Traité établissant une Constitution pour l’Europe », les opposants à celle-ci affirmaient haut et fort que ce projet constitutionnel allait « graver dans le marbre » les dispositions qu’il contenait.
Les zones rurales de l’Union européenne représentent 92% du territoire et 56% de la population. Des chiffres qui nous donne la mesure des enjeux ruraux au sein de l’UE, qu’ils soient économiques, sociaux ou humains. Le statut et la condition de la femme est l’un d’entre eux : le chômage, combiné à une absence de diversification d’emploi, touche d’avantage les femmes que les hommes dans le milieu rural, sans compter qu’en raison des infrastructures, elles ont plus de difficultés à y allier vie professionnelle et vie de famille. Autant de constats auxquels le Parlement européen a souhaité répondre, qui plus est dans le contexte d’une volonté européenne de parvenir à un développement rural durable (
Dans le numéro 648 du Monde diplomatique (mars 2008), M. Serge Halimi a publié un éditorial intitulé « Démocratie simplifiée », dans lequel il dénonçait la ratification du Traité de Lisbonne par la voie parlementaire alors que les peuples français et néerlandais, consultés par la voie référendaire, avaient rejeté en 2005 le Traité établissant une Constitution pour l’Europe.
Cette dénonciation est fondée sur l’idée que la démocratie représentative ne serait finalement qu’un détournement de la souveraineté populaire par les élites politiques et socio-économiques.
On se souvient que la ratification de précédents traités européens par de « petits » Etats (Irlande, Danemark) avait donné lieu à de multiples consultations populaires afin que ces derniers finissent par se prononcer positivement, même si ce « oui » n’était ni franc, ni massif. Ce seul fait suffirait à douter des institutions de la « démocratie » dont les Européens se targuent souvent d’être les parangons.
On n’ignore pas non plus que lors du référendum de 2005, le « non » l’avait emporté dans l’électorat populaire tandis que le « oui » était majoritaire dans les classes sociales les plus privilégiées.
Mais les choses sont-elles aussi simples que M. Serge Halimi le suggère ?
Le 19 mars dernier le Parlement européen fêtait ses 50 ans: un demi-siècle d’existence qui invite au bilan de ses activités, de sa place dans l’espace institutionnel mais aussi de sa notoriété auprès des citoyens européens qu’il représente.
Après avoir autorisé la mise sur le marché d’organismes génétiquement modifiés (OGM), la Commission européenne laisse entrevoir une ouverture à la commercialisation d’ici à quelques années, de produits alimentaires dérivés d’animaux clonés. Le 14 janvier dernier, elle adoptait une
A l’heure où le Parlement européen prépare une session plénière où la question de la « femme » sera l’un des thèmes majeurs, il n’est pas sans intérêt de revenir sur la session parlementaire de janvier 2008 à Strasbourg lors de laquelle la députée européenne Roberta Angelilli (UEN, Italie, pour la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures) et Mme Panayotopoulos-Cassiotou (PPE-DE, Grèce, pour la commission des droits de la femmes et l’égalité des chances) présentaient le rapport sur la stratégie européenne sur les droits de l’enfant (2007/2093(INI)). Adopté par la majorité des députés européens, le rapport demande la création d’une ligne budgétaire spécifique pour le financement des travaux que requiert la future stratégie.
Quelles place et signification peut avoir une « constitution » dans l’histoire de l’intégration européenne ?
Une constitution peut se définir, matériellement, comme la loi fondamentale et suprême qui détermine l’organisation des pouvoirs publics et garantit les droits fondamentaux – si l’on ne se réfère qu’à la tradition constitutionnelle française, l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789, dispose que « Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de constitution. » - et, formellement, comme devant être librement choisie par le peuple souverain. Or, si le Traité établissant une Constitution pour l’Europe comprenait des dispositions relatives à l’organisation institutionnelle de l’Union et incluait une charte des droits fondamentaux, répondant ainsi à la définition matérielle d’une constitution, en revanche, il n’a pas été adopté par la communauté des citoyens européens exerçant un pouvoir constituant (pouvoir qui peut se définir comme la capacité de transformer un fait politique en ordre juridique), mais il demeurait un traité international, négocié, signé et ratifié par 25 Etats, selon les procédures prévues par leurs droits constitutionnels respectifs.
Alors que le Traité modificatif adopté à Lisbonne est en cours de ratification par les États membres de l’Union européenne, il n’est pas inutile de revenir sur la voie « constitutionnelle » que ces derniers avaient mise en œuvre depuis la déclaration de Laeken jusqu’à la signature du « Traité établissant une Constitution pour l’Europe ».



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