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Strasbourg en Europe › Billets d'humeur

Réactions sur le qui-vive des contributeurs à Café Babel Strasbourg sur des sujets aussi divers que variés.

Philippe Séguin et « Nous »

par Guillaume Delmotte seguin_article.png

Nous commémorons ces jours-ci la disparition de Philippe Séguin. CaféBabel Strasbourg entend participer à la réflexion sur le sens de cet évènement et de sa commémoration. L’émotion suscitée par sa mort le 7 janvier 2010 interroge l’identité et la culture politiques de la France d’aujourd’hui, à l’aune de la tradition qu’il incarnait : le gaullisme.

Le parcours politique de Philippe Séguin connut son apogée, on le sait, lors du débat référendaire relatif à l’adoption du Traité de Maastricht – nous nous souvenons du face-à-face télévisé très policé qu’il eut avec François Mitterrand à la Sorbonne en septembre 1992. Héraut du « non », partisan du maintien de « l’indépendance » et de la « souveraineté » de la France, il représenta, contre une partie de ses propres « amis » politiques, l’héritage de la pensée gaullienne face à « l’européisme » auquel s’étaient convertis nombre de dirigeants du RPR d’alors, à commencer par Jacques Chirac lui-même. Toutefois, le « séguinisme » - si « séguinisme » il y eut – ne survécut pas après que son inspirateur ait quitté la scène politique.

Né en Tunisie – alors protectorat français – en 1943, d’un père qui mourut un an plus tard dans les combats de la Libération et d’une mère institutrice, pupille de la Nation, Philippe Séguin, comme le rappelle Françoise Fressoz (Le Monde, 7 janvier 2011), incarna aussi le « modèle républicain » : sorti de l’ENA en 1970, il termina sa carrière professionnelle en tant que Premier président de la Cour des comptes. La France ne manque pas de grands commis de l’Etat issus de la méritocratie républicaine. En quoi la disparition de Philippe Séguin et sa commémoration résonnent-elles de façon si particulière dans la France de Nicolas Sarkozy ?

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Petit manifeste en faveur de la contradiction…

Par Marie Neihouser

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Ou quand la contradiction rassemble nos peuples nationaux comme un seul homme et réalise les rêves des penseurs les plus fédéralistes…

Contradictoires, les Européens ? Personne n’oserait s’avancer à l’affirmer, sous peine de s’attirer les foudres des européistes. Et pourtant, c’est peut-être bien dans la contradiction que réside le salut de l’identité européenne. Alors que l’on n’en finit plus de déplorer le manque de sentiment d'appartenance à l'Europe de la part des euro-citoyens, il semblerait que la contradiction soit un des traits de caractère les plus partagés sur notre continent.

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Pierre Lellouche se trompe de tribune…

Par Marie Neihouser

Lellouche.jpgComment se représenter l’intervention du secrétaire d’Etat français chargé des Affaires européennes aux Etats généraux de l’Europe ? On aurait naïvement pu imaginer un discours convenu et formaté, un hommage à la langue de bois en quelque sorte.

Les premiers mots de Pierre Lellouche n’ont fait que nous renforcer dans cette idée. Et pourtant…

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La France d’en bas

Par Till Neumann (version originale en allemand)

crise.jpgLa crise: elle est passée par ici, elle repassera par là. La crise est partout. Depuis quelques temps tout le monde en parle. Mais qu’est-ce que ça veut dire en réalité : la crise ? Et quelle est la gravité de ses effets, surtout pour les plus faibles socialement ? C’est ce que voulait découvrir la journaliste Florence Aubenas dont le nom n'est plus à faire. De février à juillet 2009 la Française, otage en Irak pendant plusieurs mois en 2005, s’est lancé dans une expérience. Un jeu de rôle particulier de six mois. Elle abandonne son poste de grand reporter au Nouvel Observateur afin de connaître la France de tout en bas. Elle s’inscrit au chômage et fait semblant de ne pas avoir travaillé pendant des années et de ne pas avoir d'autre diplôme que le baccalauréat. A Caen elle se met à la recherche d’un emploi. L’objectif : décrocher un CDI. Il y a quelques jours, Florence Aubenas a publié un livre sur cette expérience: Le quai de Ouistreham. Ce n'est pas sans rappeler les travaux du journaliste allemand Günter Wallraff. Le 24 février F. Aubenas était à Strasbourg pour présenter son livre.

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Malaise dans l’histoire

Par Guillaume Delmotte

Playmobile.jpgLa France n’en finit pas d’être travaillée par son histoire ou plutôt par son rapport à l’histoire. C’est d’autant plus vrai au moment où, comme toutes les autres nations du monde – et singulièrement les anciennes puissances coloniales – elle affronte la « globalisation » - ce processus à la fois économique et technologique qui tend à abolir les frontières et l’idée même de souveraineté – et où, avec vingt-six autres États, elle poursuit le projet de construction d’une Union européenne « sans cesse plus étroite ».

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Les strasbourgeois négligent-ils leur Saxe?

Par Guillaume Durousseau

wasserhaus.jpgA l’heure d’un Eurodistrict Strasbourg-Ortenau prochainement transformé en Groupement Européen de Coopération Territoriale (GECT), à l’approche prudente de la réalisation du vœux pieu d’un espace transfrontalier transnational, véritable Europe miniature, Strasbourg semble s’être macro focalisée.

L’espace rhénan constitue évidemment son fond de commerce, mais pour celle qui peine capitale à rayonner sur l’Europe, certains liens ne sauraient être plus mal affirmés.

Qui sait que d’avec l’Allemagne réunifiée, Strasbourg a pris langue au-delà du Baden-Würtemberg, en l’occurrence avec la Saxe ? L’élan de la Réunification aidant à sauter le pas, Dresden, capitale historique de cette dernière, est jumelée avec Strasbourg depuis 1990.

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Entre ciel et terre. Une histoire européenne (9/9)

Par Guillaume Delmotte, avril 2009

photo_pour_fiction_guillaume.jpg Chapitre neuvième : Passage à l’acte

Pour les besoins de son enquête, Cassim se rendit à Paris, où il interviewa un chercheur, Pierre-Yves Delmas, spécialiste des mouvements d’extrême – droite en Europe. La France était alors en pleine ébullition, alors que l’hôte de l’Elysée depuis 2007, Nicolas Sarkozy, accomplissait son second mandat, après s’être représenté, ce dont personne ne douta, aux suffrages des Français en 2012. Cet homme, pensa Cassim, était sans cesse dans le passage à l’acte, faisant démentir, s’il en était besoin, ce qui avait été un temps son slogan au début de son premier mandat : la « politique de civilisation ». L’application qu’il mettait, depuis qu’il avait été élu, à détruire l’idée même de société démocratique et républicaine, le disputait en volonté de se défaire de ce qui pouvait être considéré naguère comme un modèle culturel. La pratique de la « karchérisation », selon l’expression qui avait été utilisée alors, allait jusqu’à affirmer par exemple que cela ne valait pas la peine d’avoir lu La Princesse de Clèves (ce qui voulait dire : pas la peine d’avoir lu un livre), lorsque l’on passait un concours de la fonction publique. L’élève Sarkozy avait, selon ses propres dires, « beaucoup souffert » sur ce texte de la littérature française. Le cancre avait pris sa revanche, pensa Cassim.

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Les mémoires vives

Par Guillaume Delmotte

A_chacun_des_etrangers.jpgDe la colonisation

Lors d'un débat animé par Serge Moati dans son émission Ripostes sur France 5, il y a quelques années, Christiane Taubira et Pascal Bruckner, notamment, avaient évoqué la question de la colonisation. Selon P. Bruckner, le « rôle positif » de la colonisation a été de fournir aux colonisés les outils intellectuels et les concepts politiques (droits de l'Homme, droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, idées de nation et de démocratie...) qui leur ont permis de s'affranchir des colonisateurs. A cela, C. Taubira avait répondu, en décentrant la question, qu'on ne pouvait pas attribuer à l'occupation allemande un rôle positif du fait qu'elle aurait permis à des Français de révéler leur esprit de résistance et de se libérer ainsi du joug de l’Allemagne nazie. C'est ce même courage, ce même sens de la liberté et de la résistance, dont ont fait preuve certains Français, qui ont permis aux peuples colonisés, ajouta C. Taubira, de lutter contre le colonialisme et l’impérialisme. Selon elle, M. Bruckner ferait preuve d'européocentrisme. J'approuve la réaction de C. Taubira, même si l'on ne peut nier qu'il y a eu des contacts et des échanges intellectuels entre les Etats colonisateurs (les « sociétés impériales » telles que les désigne l’historien Christophe Charle) et les peuples colonisés. Je me rappelle très bien avoir entendu Edouard Balladur affirmer sur le plateau de l'émission L'Heure de vérité (c'était en janvier 1994, si ma… mémoire est bonne) que la colonisation avait eu des aspects positifs car la France avait apporté « la Civilisation » (sic), propos qui reflète des mentalités bien établies sous la III° et la IV° République et que n'auraient pas reniés en leur temps un Jules Ferry ou un Albert Sarraut, auteur en 1931 de Grandeurs et servitudes coloniales – Lorsque Nicolas Sarkozy, qui fut d’ailleurs balladurien, déclara dans son fameux discours de Dakar du 26 juillet 2007, que « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire », il trahissait ce veux fond européocentrique, malgré le soin qu’il a pu mettre à vanter les ressources de l’Afrique et l’éclat de sa culture.

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Entre ciel et terre. Une histoire européenne (7/9 et 8/9)

Par Guillaume Delmotte

photo_pour_fiction_guillaume.jpgChapitre septième :
Emma

Dix ans après la mort de son grand-père, Emma, qui vivait à toujours à Londres, dans un petit appartement ayant vue sur la Tamise, venait de terminer un soir la lecture du nouveau livre de l’historien britannique Tony Judt, professeur à la NYU et fondateur de l’Institut Remarque : Après guerre, une histoire de l’Europe depuis 1945. L’épilogue de cet ouvrage, intitulé La maison des morts, Essai sur la mémoire européenne moderne, l’avait troublée intimement, au-delà du seul intérêt d’ordre intellectuel qu’elle pouvait avoir éprouvé. « La reconnaissance de l’Holocauste est notre « ticket d’entrée dans l’Europe » – écrivait T. Judt, qui reprenait ici une formule de Heinrich Heine, datant de 1825, selon laquelle le « ticket d’entrée » des Juifs en Europe était le baptême – (…) La mémoire retrouvée des Juifs morts de l’Europe est devenue la définition et la garantie mêmes de l’humanité restaurée du continent ».

La presque totalité de la famille de Samuel Mendelsohn fut exterminée à Auschwitz. Seul l’un de ses cousins de Vienne avait survécu et s’était installé en Israël en 1949.

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Entre ciel et terre. Une histoire européenne (5/9 et 6/9)

Par Guillaume Delmotte

photo_pour_fiction_guillaume.jpgChapitre cinquième :
Stefan

En 1989, Stefan n’avait que sept ans. L’âge de raison paraît-il. Il était en tout cas suffisamment grand pour saisir les changements qui s’opéraient depuis plusieurs semaines autour de lui et affectaient sa famille et ses proches. Son père, Peter Ulbricht, employé au « district de Berlin, capitale de la R.D.A. », aurait sans doute assisté à la manifestation organisée au début du mois de septembre à Leipzig – sa ville natale, où ses parents vivaient encore – si sa femme, Elsa, ne l’en avait pas dissuadé. Un mois plus tard, elle le laissa toutefois se rendre à nouveau à Leipzig – où une nouvelle manifestation de plus grande ampleur eut lieu –, partageant au fond comme lui cet appétit de liberté qui gagnait alors la population d’Allemagne de l’Est.

Alors qu’en janvier de la même année, Erich Honecker affirma que le mur durerait encore cent ans, le porte-parole du gouvernement annonça le 9 novembre, lors d’une conférence de presse, la possibilité pour les citoyens de R.D.A. de voyager librement à l’Ouest.

A l’ouverture des postes–frontières, Peter Ulbricht et sa famille, comme des milliers de Berlinois de l’Est purent enfin franchir la Porte de Brandebourg. « Le » mur était tombé. D’autres se construisirent ensuite : Berlin allait devenir un chantier permanent.

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Entre ciel et terre. Une histoire européenne (3/9 et 4/9)

Par Guillaume Delmotte, avril 2009

photo_pour_fiction_guillaume.jpgChapitre troisième :
Irène

Le Royal Albert Hall accueillit en 1938 une jeune pianiste française, au talent prometteur et qui ne demandait qu’à être confirmé, Irène Bazin, pour une série de concerts qu’elle devait donner au bénéfice d’une association caritative. Le père d’Irène n’était autre que Pierre-François Bazin, qui appartenait lui-même à ce petit monde des grands pianistes que les salles des grandes capitales européennes s’arrachaient et qui avait épousé, en secondes noces, une couturière de l’Opéra de Paris d’origine italienne, Anna Biagini.

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Entre ciel et terre. Une histoire européenne (1/9 et 2/9)

Par Guillaume Delmotte, avril 2009

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Chapitre premier :
Sir Samuel

Au printemps 1972, trois ans avant la naissance d’Emma, Sir Samuel Mendelsohn anima l’un de ses derniers séminaires de littérature comparée à l’Université de Londres, où il tentait, depuis plus de vingt-cinq ans, de transmettre tant bien que mal son amour du patrimoine littéraire européen à des étudiants qui, pensa-t-il, l’âge venu, étaient désormais des enfants de ce qu’il désignait – avec ce mélange de scepticisme continental et d’empirisme anglais dont il faisait preuve selon ses amis, mais sur un ton sentencieux, méprisant, cassant, que son épouse, Irène, ne connaissait que trop bien – comme étant l’âge de « l’idiot-visuel ».

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Silences - Un propos de Marin Karmitz

Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg - Du 18 avril au 23 août 2009 - Organisée par les Musées de la Ville de Strasbourg - Et la Fondation d’Art Moderne et Contemporain de Lisbonne

Une critique de Vanessa Schmitz

exposition_silences.jpg« Silences », une exposition à l’envergure internationale.
Le discours d’inauguration de Roland Ries en disait long sur les prétentions de Strasbourg à devenir un lieu clef de l’art contemporain d’après guerre. Il faut dire que Strasbourg joue un rôle privilégié de part sa situation géographique et son histoire dans le long processus de reconstruction d’après-guerre. Strasbourg est le lieu idéal pour « panser et penser », d’après les mots de Monsieur le Maire : panser les plaies d’une histoire déchirante afin de penser des perspectives novatrices.

Ainsi, Marin Karmitz a-t-il eu carte blanche pour concevoir une exposition retraçant ce long cheminement intellectuel et artistique. L’internationalité de cette exposition tombe à point nommé quelques semaines à peine avant les élections européennes, une envergure internationale fixée par les origines diverses des artistes mais aussi par la collaboration portugaise.

Marin Karmitz, grande figure du cinéma indépendant, fraîchement nommé par Nicolas Sarkozy délégué du Conseil Général de la Création artistique, a misé sur le décloisonnement des pratiques - un décloisonnement à vrai dire intrinsèque à l’art contemporain.

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Une fiction babélienne : Entre ciel et terre

guillaume.pngBabel Strasbourg s’essaye à un nouveau genre et vous propose de découvrir chaque vendredi, à partir du 29 mai, une fiction, écrite par l'un de nos rédacteurs, Guillaume Delmotte : Entre ciel et terre. Une histoire européenne. Ce récit vous fera parcourir un siècle d'histoire de l'Europe, à travers les destins croisés de Samuel, Irène, Charlotte, Joachim, Stefan, Emma et Cassim. A vendredi !

Photo : © Michel DELMOTTE. Terre cuite 1991/1992 Entre – acte

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Y a-t-il quelqu’un pour contredire M. Slama ?

Par Guillaume Delmotte

Illustration_Slama.jpgQui ne connaît pas Alain-Gérard Slama ? Normalien, maître de conférences à Sciences po où il enseigne l’histoire des idées politiques, chantre du « libéralisme », chroniqueur au Figaro et à France Culture, où il officie chaque jour, du lundi au vendredi, à 8 Heures moins 5, dans l’émission Les Matins, qu’anime avec talent et assurance Ali Baddou, et ce vingt minutes avant l’intervention de l’inénarrable Alexandre Adler. Vingt minutes, ce n’est pas trop pour se remettre.

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Katyń: La relance de la polémique

Katyń, réalisé par Andrze Wajda, distribution : Kinovista.

Par Vanessa Schmitz

Katyn.jpgKatyń, le dernier long-métrage d’Andrzej Wajda, sorti en Pologne en 2007, est arrivé dans les petites salles françaises de cinéma d’art et d’essai en avril 2009. Considéré comme l’un des plus grands cinéastes polonais vivants, Andrzej Wajda s’est à nouveau saisi d’un thème de l’Histoire nationale polonaise pour ce dernier film. Un thème qui n’est pas étranger à son parcours personnel puisque son père, officier polonais, fut lui-même exécuté à Katyń alors qu’il avait 13 ans.

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L. 622-1

Par Guillaume Delmotte

L622-1_bis.jpgL’article L. 622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dispose dans son premier alinéa :

« Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 Euros. »

Le texte n’a pas évolué dans sa rédaction depuis l’ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers en France, dont l’article 21 disposait déjà :

« Toute personne qui, alors qu'elle se trouvait en France ou dans l'espace international des zones aéroportuaires situées sur le territoire national, aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d'un étranger en France ou dans l'espace international précité sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 200 000 F. »

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Mauvaises fréquentations: quand la politique, le business et la liberté de la presse ne font pas bon ménage

Par Biljana Zašova

3266838567_0c4c46e29e.jpgImaginez dans un pays d'Europe...

Imaginez la République de Macédoine, après avoir traversé un désert communiste rigoriste mais populo, qui sort doucement d'une transition démocratique et économique. Elle essaye de s'inscrire dans la modernité globalisante en embrassant les bienfaits et les désavantages de celle-ci, croyant ainsi fuir un conflit qui, à jamais, l'a laissé orpheline de son identité nationale.

Notre histoire est celle d'une journaliste, le visage phare d'une chaîne de télévision privée, connue pour son franc parlé, son goût pour les scandales politiques et les dossiers brûlants. Le propriétaire de cette chaîne est un entrepreneur qui a racheté une partie de son industrie lorsque celle-ci avait été bradée par une classe politique soucieuse de maintenir ces privilèges d'antan grâce à l’argent de la vente. Il a aussi pour ambition de devenir homme politique. Pour cela il met son empire médiatique à la disposition du parti politique en place, ce qui lui vaut une place au Parlement national. Ainsi, se prend-il le temps, entre deux rendez-vous d'affaires, de s’occuper d'affaires publiques. Le business marche mieux avec les contacts efficaces dans la fonction publique.

Retrouvez l'intégralité de l'article en format pdf dans l'annexe.

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Si Jaurès sut, Jaurès pas venu

Par Guillaume Delmotte, le 10 avril 2009

jaures_facing_young_people.jpgLa « captation d’héritage », selon l’expression de l’historien Gérard Noiriel à propos de la récupération de la figure de Jean Jaurès par le candidat Nicolas Sarkozy en 2007, a fait des émules à droite du Président de la « France d’après » (au fait, ça doit être maintenant, « La France d’après » ). En effet, Louis Aliot, secrétaire général du Front national, a utilisé à son tour le portrait de Jaurès et une citation du dirigeant de la S.F.I.O., « A celui qui n’a plus rien, la Patrie est son seul bien ! », pour orner son affiche de campagne en vue des élections au Parlement européen. Le candidat frontiste nous promet même que Bruno Gollnisch et Marine Le Pen la reprendront dans leurs circonscriptions… Au cimetière de Carmaux, nombreux sont ceux qui ont dû se retourner dans leurs tombes. Pierre Cohen, député-maire socialiste de Toulouse rappelle que c’est le discours nationaliste que véhicule le Front qui avait « armé la main de Villain », assassin de Jaurès le 31 juillet 1914, qui sera acquitté par la suite.

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La botte de l’Europe fait du bruit.

Par Guillaume Delmotte, 29 janvier 2009

2677125946_e8f45d9e0f.jpgUn article du journal Le Monde (dans son édition du 28 janvier 2009) a retenu mon attention. Intitulé « Les soldats italiens au secours des belles filles », il fait état d’une proposition du président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, de décupler le nombre de militaires patrouillant dans les « quartiers sensibles ». Ils seraient ainsi 30 000 à assurer le « maintien de l’ordre », contre 3 000 aujourd’hui.

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