Par Lena Morel
« Les partis qui de par leur buts ou l'attitude de leur membres cherchent à altérer ou à éliminer l’ordre démocratique libéral ou à attenter à l’existence de la République fédérale d’Allemagne, sont anticonstitutionnels. Le Conseil constitutionnel décide de la question de l’inconstitutionnalité. » (Loi fondamentale allemande, Art. 21 alinéa 2 – 21.2 GG)
Ils s’appellent Vlaams Block, Front National, NPD… et sont de ceux qui mettent au défi les démocraties occidentales. Dans un contexte évident de montée des extrémismes politiques en Europe, le parti national-démocrate (NDP – National demokratische Partei) est au cœur du débat démocratique en Allemagne : faut-il autoriser ou interdire constitutionnellement de tels groupements politiques ? La solution se situe-t-elle en amont ou en aval ? Les marques du passé sont vives lorsqu’il retourne de problématiques liées à l’acceptation de paysage politique démocratique représentatif de l’ensemble des opinions. Parallèles et comparaisons à un niveau européen semblent d’ailleurs plus que nécessaires à la compréhension et à l’analyse d’une tendance plus ou moins généralisée – un travail peut être trop délaissé pour le moment. Il ne faut pas pour autant oublier ce qui fait la spécificité du cas allemand : l’Allemagne semble osciller entre volonté de « modèle » de démocratie et poids du passé, qui la rend particulièrement vulnérable quant à son image extérieure.
Retour sur un débat qui rythme la vie politique allemande depuis les années 1990 : celui de la construction d’une telle polémique et l’absence d’impact à l’échelle européenne.
Ailleurs en Europe...
Ambassade d'Italie. Sur la première page de son site Web on peut lire un appel aux italiens résidant en France à aller voter. Il en est de même sur celui du Consulat général d'Italie situé à Paris. Cette initiative s'ajoute aux campagnes radiophoniques diffusées régulièrement et rejoint l’appel de Walter Veltroni à user du droit de vote et à ne pas s'abstenir :
Lors de la création de la Gauche Arc-en-ciel les 8 et 9 décembre derniers à Rome, le Corriere della sera présentait la formation dans une phrase qui exprimait à elle seule la rupture attendue par ses composantes : « ce n’est pas un parti mais un ‘sujet unitaire’».
Après quatre ans, les Espagnols sont appelés aux urnes pour les élections législatives qui détermineront le gouvernement à venir : continuer avec un gouvernement de gauche ou faire le choix de la rénovation proposée par la droite . Voilà la question à laquelle devront répondre les électeurs espagnols en ce 9 mars 2008.
Mais ce qui fait l’originalité de ces élections, c’est un événement médiatique qui n’avait pas eu lieu depuis quinze ans: un
3 février 2008. Un jour important pour la Serbie. Celui du second tour de l’élection présidentielle, qui voit s'opposer le président sortant, le pro-européen Boris Tadić et l'ultra-nationaliste Tomislav Nikolić et qui déterminera probablement l'avenir du pays.
Dans une scène de La Famille d’Ettore Scola, qui se déroule peu après la Seconde Guerre mondiale, le personnage interprété par Vittorio Gassmann, un universitaire romain proche du Parti d’Action – un petit parti inspiré par le socialisme libéral de Carlo Rosselli – s’en prend violemment à celui que Philippe Noiret compose, un Français, en lui reprochant sa condescendance lorsque celui-ci se permet de porter un jugement sur la vie politique italienne. Dans cette conversation animée, c’est bien entendu une autre scène qui se joue : le Français accompagne celle qu’il a toujours aimée, une musicienne incarnée par la sublime Fanny Ardant, de passage en Italie pour une série de concerts qu’elle doit donner.
La nouvelle crise politique que connaît l’Italie, à la suite de la chute du gouvernement de Romano Prodi (69 ans cette année), pourrait prêter à des commentaires sarcastiques de la part des autres Européens et singulièrement des Français, relevant l’instabilité chronique dont souffre son système politique et qui tiendrait au tempérament latin de nos voisins transalpins.
La nouvelle est passée inaperçue de ce côté-ci du Rhin. Franz Müntefering, vice chancelier et ministre du travail allemand a démissionné de ses deux fonctions pour « raisons personnelles ». Quelle importance me direz-vous ? Les remaniements ministériels sont monnaie courante au sein d’un gouvernement.
« Nous, les démocrates, nous aimons l’Italie ». C’est par ces mots que commence le manifeste du nouveau Parti démocrate italien (PD), dont Walter Veltroni, maire de Rome, a pris la direction le 14 octobre dernier. Peut-on rêver profession de foi plus consensuelle ?
Ce consensus, précisément, s’est concrétisé par le mariage de deux des grandes traditions politiques italiennes (et européennes) : le (post-)communisme et la (post-)démocratie-chrétienne.
