Par Guillaume Delmotte
Strasbourg, le 2 juillet 2009
Michael Gove, secrétaire d’Etat à l’enfance, l’éducation et la famille dans le cabinet fantôme (shadow cabinet) constitué par David Cameron, leader des Tories, a déploré, peut-on lire sur le site des Conservateurs britanniques, que plus d’un quart des élèves des écoles du Royaume-Uni (186 000) n’aient pas passé d’examen en littérature anglaise lors des épreuves d’obtention du GSCE (qui peut être considéré comme l’équivalent du brevet des collèges ou d’une sorte de premier baccalauréat en France). Selon lui, le Premier ministre, Gordon Brown, ne peut dès lors pas se prévaloir d’une politique de défense de la « Britishness » (concept que l’on pourrait traduire par « britannité »).
M. Gove a déclaré qu’une compréhension et une connaissance de la littérature anglaise devaient être considérées comme une partie essentielle de l’éducation de tous les élèves. Il souligne également que l’écart entre riches et pauvres s’est creusé s’agissant de l’acquisition d’une culture littéraire à l’école, puisque selon lui le pourcentage des élèves n’optant pas pour l’examen de littérature aux épreuves du GSCE atteindrait 40% chez ceux issus d’un « milieu défavorisé ». Le déclin de la littérature anglaise serait le plus important parmi les plus pauvres. Il faut, selon M. Gove, améliorer le niveau d’exigence pour que les élèves les plus défavorisés profitent de cet enseignement.
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