Par Ivanna Pyniak
A 20 km de Budapest dans la petite ville de Saint André, se trouve le musée de massepain, unique en Europe. A côté des bustes des figures éminentes de l’histoire et de la maquette du parlement hongrois modelés en pâte d’amande, dès l’entrée l’œil capte une autre pièce d’exposition : la carte « Magna Hungaria ». Le touriste y découvre les contours vaguement dessinés des frontières actuelles du pays, entourés par les anciens territoires hongrois, mais appartenant aujourd’hui aux pays riverains. En vertu des traités signés à l’issue de la 1ère guerre mondiale, la Hongrie a perdu 2/3 de son territoire. En mai 2010, le parti au pouvoir fort d’une majorité parlementaire des 2/3 a essayé de ‘réparer ces injustices’.
Par Tetiana Kudria
Par Marie Krpata
Ses partenaires politiques sont déconcertés, l'opposition politique se moque de lui et l'hebdomadaire allemand Der Spiegel le traite de « démon ». Guido Westerwelle (FDP), vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères, est actuellement l'un des personnages politiques allemands les plus critiqués. Jamais dans l'histoire du pays un ministre des Affaires étrangères a été aussi impopulaire. Fait étrange, ceux-ci jouissent généralement d'une grande popularité. Qu'est-ce qui ne fonctionne pas pour Guido Westerwelle, le seul ministre allemand qui s'est déclaré homosexuel ? Une chronologie et une tentative d'explication.
C’est une pratique politique fréquente en campagne électorale depuis 1991, lorsque le pays a regagné son indépendance. Les conseillers en communication des partis politiques exploitent intensivement les médias au point que la population – même la plus critique – est saturée par la masse d’information et les débats politiques. Ceux-ci consistent en réalité en une suite de discours populistes, d’échanges et d’accusations mutuelles très éloignés des discussions politiques traditionnelles.
Il y a trois mois, lors des répressions à l’égard des manifestants moldaves s’insurgeant contre les résultats et le déroulement des élections législatives du 5 avril 2009, l’Europe avait pu mesurer le paroxysme de la tension en Moldavie. Mais très vite l’intérêt pour ces événements pourtant rocambolesques est retombé. A deux reprises, il y a eu tentative d’élire un chef de l’Etat. Or, suite au refus de l’opposition de donner l’unique voix nécessaire pour faire de Zinaida Greceanîi la prochaine présidente moldave, Vladimir Voronine, le président sortant, avait promis des élections anticipées qui se dérouleront le 29 juillet prochain. L’occasion de s’intéresser de plus près à la complexité de la situation dans de ce pays.
Michael Gove, secrétaire d’Etat à l’enfance, l’éducation et la famille dans le cabinet fantôme (shadow cabinet) constitué par David Cameron, leader des Tories, a déploré, peut-on lire sur le site des
« Les partis qui de par leur buts ou l'attitude de leur membres cherchent à altérer ou à éliminer l’ordre démocratique libéral ou à attenter à l’existence de la République fédérale d’Allemagne, sont anticonstitutionnels. Le Conseil constitutionnel décide de la question de l’inconstitutionnalité. » (Loi fondamentale allemande, Art. 21 alinéa 2 – 21.2 GG)
Ambassade d'Italie. Sur la première page de son site Web on peut lire un appel aux italiens résidant en France à aller voter. Il en est de même sur celui du Consulat général d'Italie situé à Paris. Cette initiative s'ajoute aux campagnes radiophoniques diffusées régulièrement et rejoint l’appel de Walter Veltroni à user du droit de vote et à ne pas s'abstenir :
Lors de la création de la Gauche Arc-en-ciel les 8 et 9 décembre derniers à Rome, le Corriere della sera présentait la formation dans une phrase qui exprimait à elle seule la rupture attendue par ses composantes : « ce n’est pas un parti mais un ‘sujet unitaire’».
Après quatre ans, les Espagnols sont appelés aux urnes pour les élections législatives qui détermineront le gouvernement à venir : continuer avec un gouvernement de gauche ou faire le choix de la rénovation proposée par la droite . Voilà la question à laquelle devront répondre les électeurs espagnols en ce 9 mars 2008.
Mais ce qui fait l’originalité de ces élections, c’est un événement médiatique qui n’avait pas eu lieu depuis quinze ans: un
3 février 2008. Un jour important pour la Serbie. Celui du second tour de l’élection présidentielle, qui voit s'opposer le président sortant, le pro-européen Boris Tadić et l'ultra-nationaliste Tomislav Nikolić et qui déterminera probablement l'avenir du pays.
Dans une scène de La Famille d’Ettore Scola, qui se déroule peu après la Seconde Guerre mondiale, le personnage interprété par Vittorio Gassmann, un universitaire romain proche du Parti d’Action – un petit parti inspiré par le socialisme libéral de Carlo Rosselli – s’en prend violemment à celui que Philippe Noiret compose, un Français, en lui reprochant sa condescendance lorsque celui-ci se permet de porter un jugement sur la vie politique italienne. Dans cette conversation animée, c’est bien entendu une autre scène qui se joue : le Français accompagne celle qu’il a toujours aimée, une musicienne incarnée par la sublime Fanny Ardant, de passage en Italie pour une série de concerts qu’elle doit donner.
La nouvelle crise politique que connaît l’Italie, à la suite de la chute du gouvernement de Romano Prodi (69 ans cette année), pourrait prêter à des commentaires sarcastiques de la part des autres Européens et singulièrement des Français, relevant l’instabilité chronique dont souffre son système politique et qui tiendrait au tempérament latin de nos voisins transalpins.
La nouvelle est passée inaperçue de ce côté-ci du Rhin. Franz Müntefering, vice chancelier et ministre du travail allemand a démissionné de ses deux fonctions pour « raisons personnelles ». Quelle importance me direz-vous ? Les remaniements ministériels sont monnaie courante au sein d’un gouvernement.
« Nous, les démocrates, nous aimons l’Italie ». C’est par ces mots que commence le manifeste du nouveau Parti démocrate italien (PD), dont Walter Veltroni, maire de Rome, a pris la direction le 14 octobre dernier. Peut-on rêver profession de foi plus consensuelle ?
Ce consensus, précisément, s’est concrétisé par le mariage de deux des grandes traditions politiques italiennes (et européennes) : le (post-)communisme et la (post-)démocratie-chrétienne.
La parole est à vous